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Le triomphe des climato-sceptiques

by Adrien D. Pouliot

10 September 2011

Les Danois nous ont resservi la leçon que nous avait enseignée Galilée (« et pourtant, elle tourne… ») : la science ne fonctionne pas par consensus.

En 1992, 130 délégués de 47 pays se réunissaient à Guangzhou, en Chine, pour une conférence sur le climat.  La délégation danoise est très fébrile : ses chercheurs viennent du publier dans la prestigieuse revue Science une étude reliant les changements climatiques à l’activité solaire.  Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), un organisme de l’ONU nouvellement formé, refuse les conclusions des Danois, prétextant que son mandat se limite à l’étude des causes humaines des changements climatiques.  Le GIEC et ses disciples entreprennent dès lors une vaine bataille de 20 ans et de 80 milliards $ pour tenter de démontrer que le CO2 et l’activité humaine cause les changements climatiques.

 

Pendant ce temps, les Danois continuent leur petit bonhomme de chemin.  Selon eux, quand l’activité solaire est intense, son champ magnétique éloigne les rayons cosmiques de la Terre, empêchant la formation de nuages et haussant la température de la planète.  « Vous ne serez jamais capables de prouver votre théorie.  De plus, vos calculs mathématiques sont inexacts », leur dirent les bonzes du GIEC.  Persévérant malgré tout, les Danois construisent une chambre réaction reproduisant l’atmosphère terrestre et bombardent cette atmosphère de rayons ultraviolets comme en émet le soleil.  Et eurêka! Des gouttelettes de nuages apparaissent à cause de la catalysation de molécules d’eau et d’acide sulfurique par les électrons des rayons.  Qu’à cela ne tienne, le GIEC émet un édit discréditant les résultats danois.

 

Mais voilà que l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (OERN), un Goliath regroupant 8 000 scientifiques dans plus de 600 universités et laboratoires, vient en aide à nos Davids danois.  Il finance la Cadillac des chambres à réaction (le projet « CLOUD »).  Les Danois refont la même expérience dans cette nouvelle chambre et ta-da! On obtient les mêmes résultats!  Donc, il y a définitivement un lien entre les changements climatiques et les rayons solaires.

 

Il reste encore beaucoup de travail aux scientifiques danois pour étayer leur théorie.  Mais les scientifiques vont désormais jeter leur regard vers le ciel plutôt que sur les VUS et les sables bitumineux de l’Alberta pour expliquer les mystères du changement climatique. Le monopole du savoir climatique du GIEC a été brisé à tout jamais de même que le dogme réchauffiste des alarmistes climatiques à l’effet que les gaz à effet de serre produits par l’Homme causent le réchauffement climatique.  Les Danois nous ont resservi la leçon que nous avait enseignée Galilée (« et pourtant, elle tourne… ») : la science ne fonctionne pas par consensus.

 

Comment réagira M. Charest à la lecture des conclusions de l’OERN, lui qui a vertement critiqué le gouvernement conservateur de Stephen Harper à Copenhague, qui doutait de la théorie des changements climatiques causés par l’Homme?   Il pourrait commencer par demander à son ministre M. Arcand de déclarer un moratoire sur toute nouvelle politique environnementale carbonophobe jusqu’à ce que les avancées de la science nous confirment la percée historique de la découverte des scientifiques danois.  Si leur théorie s’avère, il pourra ensuite sabrer dans toute la réglementation que son gouvernement a implantée et les subventions qu’il a octroyées (y compris les coûteuses et inutiles subventions aux voitures électriques) parce qu’il s’est aveuglément fondé sur une des plus grandes arnaques scientifiques de l’humanité.  Enfin, M. Arcand pourrait cesser d’encourager des groupes d’intérêt comme l’Institut du Nouveau Monde qui, en cette fin de semaine, commandite grâce à nos taxes une réunion mondiale de gauchistes qui veut que la communauté internationale, qui inclut les gouvernements, le secteur privé et la société civile, prenne des mesures concertées et travaille à une plus grande « justice climatique ».