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L’éducation n’est pas une panacée !

Le taux de chômage chez les jeunes en Espagne est présentement autour de 40%. Alors qu’ici on parle de l’importance de la diplomation et d’avoir un baccalauréat pour accéder à un bon emploi, le cas de l’Espagne est représentatif d’un problème vers lequel notre génération se dirige : celui de la sur-diplomation et du sous-emploi. 

L’investissement

On aborde la question des frais de scolarité comme si l’éducation était automatiquement un investissement pour l’État. Alors que les diplômés sortent des universités par dizaines de milliers après que la génération précédente ait fait miroiter les avantages d’aller à l’université, les statistiques montrent qu’environ 35% des diplômés occupent un emploi ne demandant pas de diplôme. Est-ce que la société peut réellement y voir un investissement? C’est donc que si le gouvernement conserve le gel des frais de scolarité, la société entière y perdra au change. Garder un service sous un prétexte étant de moins en moins pertinent semble n’être qu’une recette pour collectiviser une fois de plus un mauvais choix de société. Ainsi, dans un moment où nous devons repenser les postes de dépenses de l’État, il faudrait y réfléchir deux fois et réaliser que l’éducation n’est qu’un service comme un autre et qu’il faut arrêter de la considérer comme au-delà des coupures gouvernementales. C’est un poste de dépense nuisible à long terme. Après tout, il faut garder en tête que l’État est incapable de gérer efficacement les ressources disponibles.

Sans surprise

Les gens à droite vous diront que c’était prévisible et en regardant la situation en Europe, il y a lieu de s’inquiéter. Nos diplômés sortent des universités et se retrouvent rapidement au bureau du chômage. Même des valeurs sûres comme les diplômes d’affaires ne sont plus des garanties d’emploi de qualité. Ce n’est pas l’éducation qui doit être repensée ni les valeurs que l’on accorde à celle-ci mais plutôt la place de l’État. Ce dernier a encouragé les jeunes à s’éduquer pour un bon emploi et voilà que tous vont souffrir du mythe de l’éducation post-secondaire. La sur-diplomation sera au final la faute de l’État, qui a été incapable de prendre en considération les besoins du marché. Sans compter que l’État aura fait perdre le temps de bien des gens qui auraient pu se rendre sur le marché du travail plus tôt au lieu d’obtenir une éducation ne les intéressant pas et les ayant endetté.

L’éducation c’est important

L’éducation c’est important, mais dans le contexte actuel, la plupart des étudiants ne vont malheureusement pas à l’université pour les bénéfices intellectuels. On a promis aux étudiants un emploi si nous allions à l’université mais force est de constater que ce fut un mythe étatiste ne tenant pas compte de la réalité à long terme. C’est ainsi que l’Europe nous sert de preuve et que malheureusement,  leur réalité semble tranquillement se transposer au Québec.  Alors que l’on parle des ravages du capitalisme dans ce contexte de boycott étudiant, il serait plus juste de parler des déceptions de l’étatisme.