HomeQuébec/CanadaPourquoi nous avons déjà besoin d’un changement : Ma lettre ouverte aux Canadiens un an avant les élections

Pourquoi nous avons déjà besoin d’un changement : Ma lettre ouverte aux Canadiens un an avant les élections

Chers concitoyens et concitoyennes,

Aujourd’hui, il reste exactement un an avant les prochaines élections fédérales.

Les 365 prochains jours seront pleins de promesses et de plates-formes et de politiques de toutes sortes.  Alors que vous commencez à penser au parti pour lequel vous allez voter dans un an, j’aimerais que vous teniez compte de certaines choses.

Il y a trois ans, vous avez élu un nouveau gouvernement. Justin Trudeau a fait de grandes promesses et de nombreux Canadiens l’ont cru. Très bien.

Mais regardons où nous en sommes. Le Justin Trudeau que nous voyons comme premier ministre n’est pas le Justin Trudeau que les Canadiens ont élu il y a trois ans.

Il échoue à tenir ses promesses. Il échoue à respecter ses propres engagements.

Il a promis de réduire les impôts de la classe moyenne. Il a échoué.  Plus de 80 % des Canadiens de la classe moyenne ont payé plus d’impôts en 2017.

Il a promis des déficits temporaires et « modestes » et un surplus d’un milliard de dollars l’année suivante.  Il a échoué.

Son déficit cette année est trois fois plus élevé que promis, s’élevant à 19 milliards de dollars au lieu des 5,7 milliards promis. Et il n’équilibrera pas le budget avant 27 ans.

Il a promis une économie qui offrirait des emplois et des possibilités à la classe moyenne. Il a échoué.

Ses hausses d’impôt et ses règlements injustes chassent plus de 100 milliards de dollars d’investissements privés dans des mégaprojets bâtisseurs, ainsi que les milliers de nouveaux emplois connexes.

Il a promis un gouvernement propre et éthique, libre de la politique partisane et des ententes avec des initiés des gouvernements libéraux du passé.  Il a échoué.

En fait, les libéraux de Trudeau sont aussi salis par les scandales que tous leurs prédécesseurs libéraux. Trudeau lui-même est le premier dirigeant de l’histoire du Canada à avoir été reconnu coupable d’infraction aux lois sur l’éthique, et ses ministres ne comprennent pas la limite entre leurs intérêts personnels et l’intérêt public.

Il a promis d’être un chef unificateur en abolissant les divisions régionales et politiques. Une fois de plus, il a échoué.

C’est le premier ministre le plus cynique, qui crée le plus de discorde, que nous ayons jamais vu, insultant régulièrement ses critiques et rabaissant ceux avec qui il n’est pas d’accord.

Il a fait beaucoup de promesses.  Mais son problème n’est pas nouveau pour un gouvernement libéral : Faire de grandes promesses. Ne pas les tenir. Un gouvernement qui fait passer l’image avant la substance, plus préoccupé par la façon dont il est perçu que par les résultats qu’il obtient.

Cela crée un problème plus vaste, plus fondamental au Canada. Une crise en devenir.

Partout où je vais, des Canadiens comme vous me donnent leur propre version de la même histoire. La vie devient plus difficile.

Il devient plus difficile de s’en sortir et de faire vivre sa famille. Il devient plus difficile d’épargner pour l’avenir et d’aller de l’avant.

Il ne reste que peu d’argent à la fin du mois, et tout coûte plus cher, mais vos salaires restent les mêmes.

Posez-vous cette question : Est-ce que vous pensez que Justin Trudeau comprend ? Est-ce que vous pensez qu’il a dû prendre le genre de décisions que vous prenez tous les jours pour faire vivre votre famille et tenir jusqu’au prochain chèque de paie ?

J’ai vu mes parents décider de renoncer à un achat pour que mes sœurs et moi ayons la meilleure chance de réussir.

Les regarder faire ces sacrifices m’a donné le sens des priorités. Nous n’avions pas toujours ce que nous voulions. Mais nous avions toujours ce dont nous avions besoin.

Ils m’ont montré comment gérer l’argent de façon responsable.  C’est pourquoi je vais gérer le vôtre de façon responsable.

Les conservateurs passent beaucoup de temps à parler des conséquences des échecs de Justin Trudeau. La vie coûte plus cher. Les Canadiens sont moins en sécurité. Il est plus difficile de trouver des possibilités.

La réélection d’un gouvernement libéral a aussi des conséquences.

Quatre autres années d’investissements perdus et de potentiel gâché. Une économie encore moins compétitive, où de gros projets échouent et des emplois disparaissent. Un pays coincé dans la médiocrité, étouffé par la dette et les impôts, et dénué d’espoir et de possibilités.

Pour vous, ça veut dire plus d’impôts et encore moins d’argent à la fin du mois. Moins pour épargner pour votre retraite. Moins pour envoyer vos enfants à l’université. Moins pour dépenser pour les choses et les gens qui comptent le plus.

La situation est urgente. Justin Trudeau ne mérite pas une deuxième chance. Et nous ne pouvons pas nous permettre de la lui donner.

Je vous demande plutôt de faire confiance à un nouveau gouvernement conservateur.

Un gouvernement qui sait qu’il est déjà assez difficile de s’en sortir dans la vie sans que le gouvernement complique les choses.

Un gouvernement qui voit ses citoyens comme des moteurs de prospérité, pas des sources de revenus.

Un gouvernement qui comprend que l’équilibre budgétaire est le meilleur moyen de protéger les programmes et les services dont les Canadiens ont le plus besoin.

Un gouvernement qui sait que le service public est une question de sacrifice, pas d’enrichissement.

Et un gouvernement qui croit qu’il y a assez de place dans le débat public pour les points de vue avec lesquels il n’est pas d’accord.

C’est le gouvernement que vous pouvez élire dans un an.

Justin Trudeau a promis que la prochaine campagne sera mesquine. « La campagne la plus conflictuelle, négative et mesquine de l’histoire du Canada. »  Ce sont ses propres termes.

Il fait déjà sa part pour tenir cette promesse, traitant les conservateurs de tous les noms, de « chasseurs d’ambulances » à « Néandertaliens » à « non-Canadiens » simplement parce que nous lui demandons des comptes.

Je vais continuer à affronter Justin Trudeau sur son bilan. Je n’hésiterai pas à montrer là où il échoue.

Je serai de votre côté. Jamais les contribuables et les simples citoyens n’ont eu autant besoin de quelqu’un qui va affronter ce gouvernement, les médias et l’élite privilégiée en leur nom.

Point le plus important, je vais me battre pour le pays auquel je crois – où les impôts sont bas, où le gouvernement est limité, où les possibilités sont illimitées, où la liberté est célébrée et où les gens passent avant tout.