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Pour être Québécois, doit-on adhérer à la pensée unique?

Plusieurs événements nous ont rappelé qu’au Québec, nous devons de façon sine qua none adhérer à la pensée unique, à défaut, nos idées sont marginalisées.

Depuis 30 ans, la pensée unique s’est imposée et a réussi à établir son règne.   Les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine s’en servent pour mettre à l’index tout ce qui diffère de leur ligne de pensée. Certes, dans les médias montréalais, on retrouve, à quelques nuances près, des distinctions entre un groupe médiatique et un autre mais, rien à comparer avec la France. Chez nos cousins, on peut remarquer une différence notoire entre le journal Libération et le Figaro magazine. Cette distinction n’est pas aussi tranchée au Québec, pourquoi? Parce qu’on doit se plier au modèle de la pensée unique établit par les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine.

La pensée unique devient la norme

Pour tous les sujets, il y a une ligne de pensée véhiculée par les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine et personne ne doit remettre en question la pensée unique qu’ils défendent. La preuve, dans la région de Québec, on ne pense pas toujours comme les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine et ça dérange. Leur discours contrarie les partisans des Protecteurs de la bienfaisance contemporaine, et ce, à un point tel, qu’une frange du Parti québécois cherchait une façon de noyer le message de ces méchants dissidents du royaume de Régis 1er. Dès qu’on ose défier la pensée de ce lobby, on se fait regarder comme si on venait d’une contrée lointaine et archaïque; comme si la seule pensée sensée, évoluée, pertinente, profitable et équilibrée était celle qu’on ne peut remettre en question, celle des Protecteurs de la bienfaisance contemporaine. Ces soi-disant bienfaiteurs ont fait de la pensée unique la norme au Québec.

En éducation

En matière d’éducation, aucun ministre n’a eu, jusqu’à ce jour, le courage de procéder à l’abolition des Commissions scolaires. Aucun gouvernement n’ose établir un modèle de gestion qui ressemble à la Fédération des Établissements d’Enseignement Privé (FÉEP). La raison est simple, on craint le lobby des Protecteurs de la bienfaisance contemporaine. Au lieu d’adapter le système scolaire à l’image de la FEEP, pour qu’il soit plus efficace, plus souple et moins coûteux à opérer, on veut abolir les subventions au secteur privé en éducation. Effectivement, en matière d’éducation, les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine démontrent qu’ils préfèrent leurs idées au bien-être de la population. Même si tous les Québécois en sortiraient gagnants, on ne peut pas retenir une option qui va à l’encontre de la pensée unique; c’est comme ça dans le Québec des Protecteurs de la bienfaisance contemporaine.

Dans le merveilleux monde de l’humour

Le boycott de la soirée d’humour «Juste féminin» a démontré que les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine ont eu, encore une fois, gain de cause sur la liberté d’expression. Un groupe de femmes a réussi à faire reculer la direction du Festival juste pour rire, privant ainsi la population d’assister à un spectacle d’humour de femmes par des femmes pour des femmes. Certes, elles ont droit à leur opinion. Là où ça me désole, c’est qu’elles aient imposé leur opinion. Au lieu de laisser les femmes libres d’y participer ou non, elles ont réclamé son annulation. Deux femmes se sont, en vain, levées pour préserver cette formule originale. Mais, force est de constater qu’elles ne faisaient pas le poids puisque les Protectrices de la bienfaisance contemporaine ne leur ont pas donné leur appui. Résultat : «Juste féminin» a été mis à l’index.

Disparition des urinoirs

Au Québec, lorsqu’il est temps de parler de sujets qui ne font pas l’unanimité, il est strictement interdit de dévier de la pensée unique. Les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine se sont donc donnés le mandat de monopoliser un droit de regard sur tout ce qui se dit et sur tout ce qui se pense. À cause d’eux, il deviendra immoral de s’opposer à la disparition des urinoirs. Puisque l’urinoir est un symbole de distinction sexuel et que les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine veulent l’abolition de toute forme de différenciation sexuelle, l’urinoir n’aura plus sa place dans le paysage québécois. Devenir protectionniste, à cet égard, deviendra archaïque. Étant donné que le concept d’urinoir va à l’encontre de leur idéologie, il sera mal vu, lors d’un souper en présence des disciples de ce lobby influent, de ne voir rien de grave à ce qu’on retrouve des urinoirs dans les toilettes réservées aux hommes. Pour ce lobby et pour leurs sympathisants, ce symbole distinctif freine la mise en place d’une salle de toilettes mixtes. Être pro-urinoir, selon la propagande des Protecteurs de la bienfaisance contemporaine, est une forme de conservatisme dépassé, voire un affront au progrès social.

Les alternatives

Si la population ne persiste pas à manifester un intérêt grandissant pour les médias alternatifs, il deviendra de plus en plus difficile au sein des médias traditionnels, voire impossible de dévier de la pensée unique. Les réseaux sociaux, les blogues, les radios de Québec et les stations alternatives contribuent à déstabiliser les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine parce qu’ils offrent un discours qui rejoint les orphelins idéologiques du Québec.

La tribune du citoyen : un pas dans la bonne direction

En 2017, j’aimerais apprendre que des municipalités ont mis à la disposition des citoyens des tribunes qui leur permettraient de s’exprimer et de débattre sur des sujets qui les intéressent. La Tribune du citoyen deviendrait un moyen efficace pour les Québécois de se faire entendre, de se mobiliser et d’éviter que les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine ne prennent toute l’espace dans l’univers des idées. Ils auraient un lieu pour discuter, échanger et raffiner un discours pertinent. Grâce à la Tribune du citoyen, on pourrait être témoin d’un véritable progrès social.

De la pensée unique à la culture de débat

Il est temps que la majorité silencieuse se fasse entendre. Chaque Québécois a le droit de se sentir chez lui même s’il n’adhère pas en tout point à l’idéologie de la pensée unique promut par les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine. Un citoyen du Québec n’a pas à se sentir moins Québécois s’il ne s’affiche pas comme un partisan de la pensée unique.

C’est pourquoi, le temps est venu de donner plus d’espace médiatique aux idées alternatives pour passer de la pensée unique à la culture de débat. Pour ce faire, les Québécois doivent élire des représentants qui vont défendre non seulement les intérêts des Protecteurs de la bienfaisance contemporaine mais également ceux des autres. L’histoire nous montre qu’il n’y a pas de progrès sans remise en question. C’est en implantant une culture de débat que le Québec vivra un véritable progrès social car c’est du choc des idées que jaillit la lumière!

 

Sur ce, chers lecteurs, je vous souhaite une bonne année remplie de sains échanges. Que 2017 soit une année où chaque débat contribuera au bien-être de l’ensemble des Québécois et non seulement à celui des Protecteurs de la pensée unique.