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Pour en finir avec les errements palestiniens

Lors de son intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le président de la dite Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que les Palestiniens descendaient des Cananéens. À ce titre, ils étaient les habitants de la terre de Canaan, plus connue sous le nom de Terre Sainte ou Israël.

Cette référence historique est très pertinente, non pas en soi, mais par ce qu’elle révèle des errements pathétiques des stratèges palestiniens.

En effet, il n’y a pas très longtemps, le même Abbas proclamait que ces mêmes Palestiniens descendaient des Philistins de la Bible.

Alors, Philistins ou Cananéens, ces « Palestiniens »?

Existe-t-il un lien entre les dits Palestiniens contemporains et les Philistins de la Bible?

1-Voici en bref d’où provient le nom de Palestine.

En l’an 135 de l’ère chrétienne, après la destruction du Second Temple de Jérusalem et la révolte des Juifs sous la direction de Bar Kokhba (132-135) et de Rabbi Akiva, l’empereur romain Hadrien s’efforça d’effacer toute trace juive de cette terre. Il renomma Jérusalem Aelia Capitolina et y construisit des temples à Jupiter. Il renomma la terre d’Israël et de Judée Syrie-Palestine[i]. Ce changement de nom se voulait et demeure destructeur, comme le souligne le théologien chrétien, Thomas S. McCall Th.D. :

« Dans le Nouveau Testament, le terme de Palestine n’est jamais utilisé. C’est Israël qui est utilisé pour se référer à cette Terre ». Pour le montrer, McCall cite (entre autres) deux passages de l’Évangile selon Mathieu (Matt. 2:20-21 et Matt. 10:23)[ii].Mc Call dit aussi “L’usage du terme de Palestine était faux d’un point de vue biblique et inapproprié (wrong) à travers l’histoire de l’Église. (…) et reflète une « guerre contre Israël »[iii]

2-Qui étaient les Philistins de la Bible?

L’historien de Darrell G. Young (2006). affirme “Les anciens Philistins n’étaient pas des arabes ni même des sémites mais étaient très étroitement liés aux anciens Grecs d’Asie Mineure[iv] ». Ils faisaient partie d’une confédération de cinq cités-états Gaza, Ashkelon, Ashdod, Ekron, et Gath. Leur langue était dérivée des langues parlées sur les îles grecques de Chypre et de Minos, comme le rapportent des archéologues de Harvard, Dr Cross et Dr Stager[v].

Donc aucun lien entre Philistins et Palestiniens, puisque ceux-ci se définissent comme arabes.

Depuis peu, la direction palestinienne a changé son narratif : les Palestiniens sont des Cananéens. Cette toute nouvelle théorie a-t-elle plus de sens?

3-Les Palestiniens descendants des Cananéens de la Bible?

Le même Abbas a déclaré récemment à l’ONU:

« We are the descendants of the Canaanites who lived in the land of Palestine 5,000 years ago, and continuously remained there to this day. Our great people remains rooted in its land. The Palestinian people built their own cities and homeland, and made contributions to humanity and civilization.”

Ce nouveau narratif fait problème: les Cananéens étaient des païens qui sacrifiaient des enfants à leur dieu Moloch. Ils ont disparu avec la conquête de Canaan par les Hébreux et laissaient aucune trace. Les Cananéens selon les Écritures, étaient noirs, donc pas arabes. Pire, selon le Coran, les arabes sont les descendants d’Ishmael, fils d’Abraham, un Hébreu et d’Agar, princesse égyptienne, donc sans lien avec Canaan.

Pourquoi donc ces contorsions dans le récit de l’origine des Palestiniens? Parce que la réalité est beaucoup plus prosaïque.

« Jérusalem, capitale éternelle de la Palestine ». Vraiment?

On entend répéter comme un mantra que Jérusalem est la capitale éternelle de la Palestine. Ce qui suppose que l’État de Palestine ait lui-même existé depuis les débuts de l’humanité. Or, les arabes ont envahi la Terre Sainte au septième siècle après J-C, ce qui réduit beaucoup les prétentions d’éternité de la possession de cette Terre par les Palestiniens.

Si Jérusalem fut jamais la capitale d’un État palestinien, qu’on veuille bien nous informer qui a fondé cet État, à quelle époque, quels étaient ses souverains, quelle était sa monnaie, etc…

Ces questions sont restées sans réponse, car la réalité est ici aussi bien prosaïque : cet État palestinien éternel n’a jamais existé. Pour faire bref, après la destruction du Second Temple juif de Jérusalem par l’impérialisme romain, cette Terre fut occupée successivement par les empires suivants:

  1. les Byzantins (330-634),
  2. les Perses (607-29),
  3. les Arabes (634-1099),
  4. les Croisés (1099-1263),
  5. les Mamelouks (1263-1516)
  6. les Turcs Ottomans (1517-1917).
  7. les Britanniques (1917-1947)

Donc jamais Jérusalem ne fut la capitale d’aucun État arabe ou musulman. Au mieux, sous le gouvernement des Omeyades (661-750), elle fut la capitale de la sous-province (jund) de la grande province de ash-Sham , la Grande-Syrie. Jérusalem ne fut jamais autre chose qu’une bourgade délaissée sans pouvoir politique ou économique. La Palestine, dont le nom même exprime une usurpation d’identité, fut, au mieux, une province ou une partie de province dirigée depuis une lointaine capitale.

Ni Jérusalem, ni Palestine ne sont mentionnés dans le Coran

Les Palestiniens qui tuent et se font tuer, le font au nom de la cause sacrée de Jérusalem et de la Palestine. Problème : ni Palestine, ni Jérusalem ne sont mentionnés dans le Coran!

Mais il y a bien pire : Israel, lui, est bien mentionné dans le Coran et de façon très claire. Le  Cheikh jordanien Ahmad Adwan, savant musulman,[1] a déclaré sur sa page personnelle Facebook qu’il n’y a pas une telle chose comme la « Palestine » dans le Coran. Par contre, il est écrit dans le Coran, comme le souligne Cheikh Adwan :

*« Allah a assigné la Terre Sainte pour les enfants d’Israël jusqu’à ce que le Jour du Jugement arrive (Coran, sourate 5 – « La Sourate de la Table », verset 21),

*«Nous avons fait les enfants d’Israël les héritiers de la terre  » . (Coran, Sourate 26 –La Sourate des Poètes, verset 59).

*« Oh peuple (c’est à dire  Les enfants d’Israël), entrez dans la Terre sainte qu’Allah vous a attribué »(Coran, sourate 5 – La Sourate de la Table , verset 21),

*« Nous avons fait les enfants d’Israël les héritiers de la terre   »(Coran, Sourate 26. La Sourate des Poètes, verset 59)

Pour dire les choses euphémiquement, l’argumentation palestinienne manque de cohérence interne.

Qui sont donc les Palestiniens modernes?

En 1919, les Britanniques trouvèrent que le territoire dont ils avaient reçu le mandat de la Société des Nations (SDN, ancêtre de l’ONU) était totalement délabré. Comme le rapporte Lewis French, directeur du développement:

«Nous le trouvâmes (ce territoire sous mandat britannique) habité par des fellahs vivant dans des maisons faites de boue séchée et souffrant de la malaria. De vastes zones étaient laissées incultes»[vi].

En vérité, rien n’avait fondamentalement changé depuis ce qu’avait vu Chateaubriand au début du siècle précédent:

« Mais grâce au despotisme musulman, ce sol n’offre de toutes parts que des chardons, des herbes sèches et flétries entremêlées de chétives plantations de coton, de doura, d’orge et de froment. Ça et là paraissent quelques villages toujours en ruines, quelques bouquets d’oliviers et de sycomores »[vii].

Même portrait sinistre peint par Mark Twain en 1867 :

Un pays désolé dont le sol est assez riche mais livré aux mauvaises herbes… un silence funèbre…. Nous ne vîmes jamais âme qui vive sur le chemin (…) Même l’olivier et le cactus, compagnons des sols sans valeur, avaient presque déserté le pays »[viii]

Avec les Britanniques, le développement économique s’accélère. Le profil de la population locale change rapidement. Les Britanniques importent de leurs colonies de la main-d’œuvre pour construire des chemins de fer et autres infrastructures, comme ces Soudanais installés jusqu’à aujourd’hui dans le village de Jisar A Zarka dans la région de Césarée (centre d’Israël)[2]. Le développement économique vient aussi des Juifs. Comme le dit l’éditorialiste du grand quotidien cairote Al-Ahram ” :

ll est absolument nécessaire qu’une entente se fasse entre Sionistes et Arabes, car la guerre des mots ne fait que du mal. Les sionistes sont nécessaires au pays. Ils apportent argent, connaissance et intelligence, ce qui les caractérise et contribuera à la régénération du pays.”[ix]

Cette attitude est certes préférable à la guerre même verbale mais réduit les Juifs au statut d’outils économiques comme ce fut leur rôle traditionnel jusqu’aux Lumières. Les arabes n’ont pas accepté l’idée que les Juifs forment un peuple.

Cette différence de développement génère des déplacements de populations arabes. Les Arabes d’autres régions du Moyen-Orient ont émigré vers ce territoire en expansion. Or ce nouvel accroissement démographique arabe ne se fait que dans les zones où les Juifs sont nombreux, c’est-à-dire là où le développement économique est le plus important et le plus rapide. De 1922 (début du Mandat britannique) à 1947 (fin de ce Mandat), la population non-Juive s’est accrue de 290% à Haïfa, 131% à Jérusalem et 158 % à Jaffa, mais seulement 42% à Naplouse, 78%à Djénine et 37% à Bethléem.

Les autorités britanniques le soulignent dans le rapport de la commission d’enquête dirigée par Lord Peel:

«Les effets bénéfiques de l’immigration juive sur le bien-être des Arabes est illustré par le fait que l’accroissement de la population arabe est le plus marqué dans les zones urbaines affecté par le développement juif. Une comparaison du recensement entre 1922 et1931 montre qu’en six ans. la population arabe s’est accrue à Haïfa de 86%, à Jaffa de 62%, à Jérusalem de 37%, alors que dans les villes purement arabes , telles que Naplouse et Hébron, il ne fut que de 75,et que la population a diminué de 2% à Gaza. »

Non seulement, ce développement n’a pas nui aux arabes mais leur a profité, comme le souligne Churchill en 1939 :

Loin d’être persécutés, les Arabes ont rempli le pays et se sont multipliés jusqu’à ce que leur population se soit accrue dans de plus fortes proportions que la population juive.

Les Palestiniens en quête d’identité

Le narratif changeant, incertain et infondé concernant les liens des dits Palestiniens avec la Terre Sainte vient de ce que leurs racines sont imprécises. Non seulement au plan historique mais au plan idéologique car les arabes eux-mêmes contestent qu’il existe une identité palestinienne spécifique. Voici quelques citations qui le soulignent :

a-Auni Bey Abduk –Hadi, leader syrien arabe devant la commission Peel en 1937:

There is no such country as Palestine. ‘Palestine’ is a term the Zionists invented. There is no Palestine in the Bible. Our country was for centuries part of Syria. ‘Palestine’ is alien to us. It is the Zionists who introduced it”.

b-Professeur Philip Hitti, historien, 1946:

There is no such thing as Palestine in history, absolutely not“.

c-Le représentant de l’Arabie Saoudite à l’ONU en 1956:

“It is common knowledge that Palestine is nothing but Southern Syria”.

d-le dictateur syrien Hafez-al-Assad (père du présent dictateur syrien, Bashar-al-Assad) :

Never forget this one point: There is no such thing as a Palestinian people, there is no Palestinian entity, there is only Syria. You are an integral part of the Syrian people, Palestine is an integral part of Syria. Therefore it is we, the Syrian authorities, who are the true representatives of the Palestinian people”.

d-le président de délégation syrienne à la conférence de paix de Paris en 1919:

“The only Arab domination since the Conquest in 635 c.e. hardly lasted, as such, 22 years“.

e- Zuhair Muhsin, commandant des forces de l’OLP en 1967:

« “There are no differences between Jordanians, Palestinians, Syrians and Lebanese. We are all part of one nation. It is only for political reasons that we carefully underline our Palestinian identity… yes, the existence of a separate Palestinian identity serves only tactical purposes. The founding of a Palestinian state is a new tool in the continuing battle against Israel“.

Donc à quoi tient l’identité palestinienne

Après la Guerre d’indépendance de 1948-1949, les régions de Gaza et la dite Cisjordanie furent occupées par les armées égyptienne et transjordanienne. Et cela pendant deux décennies (1948-1967). Occasion unique pour créer un État palestinien? Pas du tout. Ces autorités d’occupation ne montrèrent que très peu d’intérêt pour les droits humains et l’amélioration de la qualité de vie des Palestiniens. Ainsi, sous les régimes égyptien (Gaza) et jordanien (Cisjordanie), 120,000 Palestiniens de la Cisjordanie (West Bank) se déplacèrent vers la rive Est du Jourdain et quelque 300,000 émigrèrent à l’étranger. Comme le dit un diplomate égyptien à cette époque “Nous n’avons cure de ces réfugiés qui pourraient tous mourir (We couldn’t care less if all the refugees die) Il y a bien assez d’Arabes aux alentours.”.

La « cause palestinienne » joue le rôle d’un abcès de fixation. Une cause qui surtout ne doit pas trouver de solution. La haine d’Israël et des juifs est profondément enracinée dans la culture et la religion : les sermons politico-religieux communs sur les médias du Moyen-Orient rappellent fréquemment les versets du Coran appelant à la destruction du peuple juif à qui sont attribuées les pires vilénies et les maux qui affectent la société arabe et le monde en général[3].

Les Palestiniens sont prisonniers de cette haine : si leurs problèmes se trouvaient résolus, ils devraient trouver une cause à leurs échecs autre qu’Israël. De plus, les États qui aident financièrement les dits « réfugiés » seraient moins émus par leur situation et donneraient moins à l’UNRWA.

Les États arabes quant à eux utilisent cette cause palestinienne pour expliquer leurs échecs. Dans le rapport rédigé par des économistes et sociologues arabes pour l’ONU dans le début des années 2000, ceux-ci exposent les causes du sous-développement économique, culturel et scientifique des sociétés arabes avec rigueur, mais seulement après avoir expliqué que ces retards sont dus …à Israël.

La haine d’Israël a donc une fonction capitale : maintenir la cohésion interne de ces sociétés dont l’artificialité est un mal difficilement guérissable, elles qui ont été créées par les empires britannique et français dans le but de maintenir leur emprise.

Ces États arabes nient la légitimité de ce qui est ni arabe ni musulman. Les massacres des chrétiens, des kurdes, des yazidis etc… en sont la pénible démonstration.

 

[1] http://www.terredisrael.com/infos/cheikh-jordanien-allah-donne-la-terre-disrael-aux-juifs-palestiniens-vous-mentez/

[2] La population de ce village a crû de 1500 habitants en 1955 à 14,000 aujourd’hui.

[3] . Pour une rapide anthologie de ces sermons haineux : https://www.google.co.il/search?q=MEMRI+ANTI+SEMITIC+SERMONS&sa=N&tbm=isch&tbo=u&source=univ&ved=0ahUKEwi6nvbltMHZAhXGLFAKHTJ6CeM4HhCwBAg1&biw=1165&bih=529

[i] http://www.islamicpopulation.com/asia/Palestineterritory/Palestine%20info.html

[ii] Par exemple : Saying, Arise, and take the young child and his mother, and go into the land of Israel: for they are dead who sought the young child’s life. And he arose, and took the young child and his mother, and came into the land of Israel. (Matt. 2:20-21)

[iii] http://www.levitt.com/essays/palestine.html

[iv] The ancient Philistines were not Arabs, nor even Semites, but were most closely related to the ancient Greeks originating from Asia Minor http://focusonjerusalem.com/thebibleandpalestine.htm

 

[v] Stager, Lawrence E. and F. M. Cross (2006) “Cypro-Minoan Inscriptions Found in Philistine AshkelonIsrael Exploration Journal 56/4, 2006

[vi] Palestine Royal Commission Report, pp. 259-260.

[vii] Itinéraire de Paris à Jérusalem est un récit de voyage de Chateaubriand publié en 1811

[viii] Mark Twain (1867) Innocents Abroad.(p. 361-362).

[ix] Neville Mandel, “Attempts at an Arab-Zionist Entente: 1913-1914,” Middle Eastern Studies, (April 1965), p. 243