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J G Lambton, ce visionnaire

John George Lambton, gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique de janvier à novembre 1838 est peu connu, pourtant c’était un visionnaire. Déjà, à cette époque, il avait constaté un immense déséquilibre dans la pratique administrative des pouvoir politiques. Suite à ces recommandations, nous lui devons la victoire des demandes des patriotes du Haut et Bas-Canada : un gouvernement responsable.

Comme vous avez probablement vous-même constaté, encore aujourd’hui, les nationalistes haïssent plus les anglais et le ROC qu’ils veulent un pays. Déjà à cette époque, il constata la haine latente du nationalisme du Bas-Canada envers l’Anglais.

Comme Lambton le faisait déjà remarquer en 1838, « il ne lui fut même pas permis de s’associer avec ses voisins pour la régie de ses affaires municipales que l’autorité centrale négligeait sous prétexte de les administrer. Il obtenait ses terres d’après une tenure remarquablement calculée pour augmenter bien-être immédiat, mais dans une condition qui l’empêcherait d’améliorer son sort ; il fut placé à l’instant même à la fois dans une vie de travail constant et uniforme, dans une très grande aisance et dans la dépendance seigneuriale ». Les Patriotes se sont battus et plusieurs ont donné leur vie pour avoir le droit à l’autodétermination et aujourd’hui, en 2017, nous sommes revenus au point de départ. Nous avons remplacé le Gouverneur Britannique par une élite bien-pensante qui nous dicte notre vie.

Le gouverneur de Québec remarqua que : « Ces gens tenaient aux anciens préjugés, aux anciennes coutumes, aux anciennes lois, non par un sentiment de leurs heureux effets, mais avec cette aveugle ténacité d’un peuple mal éduqué et stationnaire. ». « La négligence continuelle du gouvernement britannique fut cause que la masse du peuple ne put jamais jouir des bienfaits d’institutions qui l’eussent élevées à la liberté et à la civilisation. Il les a laissés sans l’instruction et sans les organismes du gouvernement responsable d’ici ; cela eût permis d’assimiler leur race et leurs coutumes, très aisément et de la meilleure manière, au profit d’un Empire dont ils faisaient partie. Ils sont restés une société vieillie et retardataire dans un monde neuf et progressif ». Force est de constater que la qualité de l’enseignement ne date pas d’hier. Déjà en 1838, la qualité de l’enseignement des francophones a été remise en cause. Est-ce que le tout est mieux en 2017 avec 40% de décrocheurs et 53% d’analphabètes fonctionnels dans un gouvernement que nous contrôlons à 100% ?

Mais pour ce qui est du commerce, il constata que l’Église catholique répudiait le commerce hors des éléments essentiels comme l’alimentation ou la pharmacie. L’exploitation de son voisin et l’enrichissement personnel étaient très mal perçus. En 2017, l’Église a été remplacée par la gauche caviar qui ne connaît pas la valeur du travail manuel. Des penseurs qui aiment bien monologuer sur des conditions de vie qu’ils ne connaissent pas dans leur palais élitique.

Lambton annonça déjà en 1838 le Québec Inc. lorsqu’il mentionna que : « Un bon zèle a induit les Français à se lancer dans les carrières occupées jusqu’ici par les Anglais et à essayer de leur faire concurrence dans le commerce. On doit regretter beaucoup que cet effort ait eu lieu seulement lorsque la haine des nationalités eût atteint son maximum d’intensité et que la concurrence eût été conduite de manière à envenimer les jalousies déjà existantes. ». Déjà en 1838, il annonça la rébellion contre la vente des fleurons québécois.

Il faut croire que le syndicalisme avait un terrain fertile depuis longtemps.

Lambton comprit déjà en 1838 la puissance de l’ignorance lorsqu’il nota que : « Dans le Bas-Canada, où les journaux anglais et français sont des organes adversaires, où peu de personnes peuvent lire facilement les deux langues, ceux qui reçoivent de faux exposés sont rarement en état de les corriger. » Que nos médias québécois l’ont bien compris.

J G Lambton termina son message en disant :

« Si nous les laissons maintenant en minorité, ils n’abandonneront jamais l’espérance de devenir une majorité par la suite ; ils ne cesseront jamais de poursuivre le conflit actuel avec toute la férocité qui le caractérise aujourd’hui. »

J’oubliais, J G Lambton est aussi le comte de Durham, Lord Durham

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