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Oser rêver le préscolaire du futur

Je vais vous faire part dune vision audacieuse de lavenir du préscolaire québécois. La voici : former des parents à donner le goût d’apprendre à leur enfant de quatre ans.

 

Tous ne sont-ils pas pour la vertu ? Bon nombre d’entre nous souhaitons offrir à la génération qui nous suit une société meilleure que la nôtre. Pour y parvenir, la Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite universaliser la maternelle à 4 ans et qu’elle soit accessible pour tous sans la rendre obligatoire pour tous. La Fédération autonome des enseignants (FAE), pour sa part, veut uniformiser le système de prématernelle et maximiser les services dans celles à mi-temps ainsi que dans celles à temps plein.

Je propose, pour ma part, que l’État forme les parents à préparer leur enfant à l’apprentissage, à développer chez lui le goût d’apprendre et à découvrir les trésors du savoir. De son côté, le Parti conservateur du Québec (PCQ) désire que l’État redonne aux parents le choix du type d’encadrement qui convient le mieux, selon eux, à leur progéniture, un centre de la petite enfance, une garderie privée ou une garderie familiale.

Former à préparer lenfant

Si l’État investissait dans la formation des parents pour qu’ils soient en mesure de préparer leur enfant à aimer apprendre, le décrochage scolaire diminuerait énormément. Qui d’autres que les parents sont mieux placés pour stimuler la curiosité et le désir d’apprendre chez leur enfant? Grâce aux spécialistes dont nous disposons aujourd’hui, aux outils pédagogiques et aux moyens technologiques, il devient facile de former les parents à distance. Tout ce qu’il manque, c’est la volonté de l’État.

Le temps et le lieu ne sont plus des obstacles à la formation des parents. Données en ligne, ces formations pourraient être suivies au moment qu’il convient à chaque parent concerné. Ces formations viseraient à former les parents désireux de préparer leur enfant pour la maternelle. Ceux qui n’y seraient pas intéressés pourraient envoyer leur enfant à la prématernelle. Ainsi, les centres de la petite enfance auraient pour mission de veiller sur les enfants de 0 à 3 ans.

Une question de vouloir et non de pouvoir

Afin de stimuler la participation au programme, l’État pourrait augmenter les déductions fiscales et octroyer des bonifications d’allocations familiales aux parents participants. Évidemment, je ne crois pas que ce programme devrait être obligatoire. Par contre, il doit être accompagné d’un support suffisamment alléchant pour inciter les parents à y adhérer.

Au lieu de payer davantage d’éducateurs, l’État engagerait simplement des accompagnateurs qui encadreraient les parents et évalueraient le développement des enfants. Pour réaliser ce projet, nous avons besoin de politiciens audacieux, des personnes qui oseront défier le statu quo, des hommes et des femmes qui auront la volonté d’engager et de préparer des formateurs qui sauront à leur tour passer leur savoir aux parents pour le bien de la prochaine génération de Québécoises et de Québécois.

Un programme conçu pour les familles

En formant des parents à stimuler le goût d’apprendre chez leurs enfants, l’État contribuerait à un meilleur développement de nos tout-petits. Le programme serait conçu et adapté aux parents qui désireraient prendre soin eux-mêmes de leurs enfants.

Malheureusement, puisque cette idée ne contribue pas à nourrir la machine étatique et ne met pas en valeur l’État providence, il est fort possible que nous ne voyions pas cette idée s’implanter dans les dix prochaines années. Cependant, il n’est pas impossible qu’elle voie le jour, une fois que cette génération d’étatistes aura cédé sa place aux personnes innovatrices qui oseront s’engager dans le chemin de la vertu.

 

 

 

 

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Commentateur médiatique sur les ondes du 92.7FM\Ottawa; 760AM\Champlain-Montréal et sur le 96.9\Lévis