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Mes résolutions pour 2018

Selon moi, 2017 a été le summum de la rectitude politique. Cette question de rectitude qui monte en flèche depuis les deux dernières années comme si d’années en années, notre niveau d’éducation régressait. Mais quels nouveaux sommets va-t-on atteindre en 2018 si cette tendance se maintient? La simple appellation des gais et lesbienne a évolué en 2017 pour devenir LGB, LGBT pour finalement devenir LGBTQ. Qu’allons-nous encore rajouter comme lettre en 2018 pour être encore plus inclusif et ne surtout pas stigmatiser personne?

Avouons-le, cette question de rectitude est une réelle nuisance à notre liberté d’expression. Je n’ai absolument aucun malaise à comparer cette idéologie au ministère de la propagande sous le 3e Reich puisqu’elle est issue d’une politique d’inclusivité, du vivre ensemble et du multiculturalisme à la Trudeau. Pire encore que cette propagande, la rectitude entraîne avec elle la montée des idéaux plus identitaires. La charte des valeurs de Bernard Drainville n’était que le stade embryonnaire de cette question identitaire. Le foetus est maintenant non seulement arrivé à terme, il entre à la maternelle! En d’autres mots, cette rectitude cause la division plutôt que le vivre ensemble tant valorisé.

Est-ce qu’on doit en vouloir pour autant aux gens qui accordent plus d’importance à cette identité? Absolument pas! Le vivre ensemble ne devrait jamais avoir à entrer en conflit avec la question identitaire puisque le bagage culturel est quelque chose qui définit l’identité d’une personne. Autrement dit, l’homme blanc catholique ne devrait pas avoir à s’excuser d’exister comme c’est pratiquement le cas dans certaines universités à l’heure actuelle par le biais des ”safe zones”. Dans le même ordre d’idée, utiliser l’expression populaire ”travailler comme un nègre” ne fait pas d’un individu quelqu’un de raciste. Dire à un ami ”fais pas ta chochotte ou tapette” ne devrait pas être qualifié d’homophobe et dire d’un individu économe qu’il est un juif n’est pas un propos antisémite. Ce sont des expressions populaires qui ont traversé le temps et qui font partie du bagage culturel d’une majorité au même titre que nos jurons tirés du catholicisme, n’entrent aucunement en contradiction avec le principe d’une société laïque.

Dans la majorité des cas, le dernier paragraphe est un principe d’intégration que la majorité des minorités ont compris. La majorité des nouveaux arrivants, toutes religions et toutes couleurs confondues, se sont intégrés à notre bagage culturel tout en gardant le leur, et c’est selon moi, la vraie notion de vivre ensemble: accepter une culture, s’intégrer à cette culture tout en gardant la sienne pour ainsi être accepté et accueilli par l’ensemble d’une population. À l’inverse, la gauche qui prône sa propre notion de multiculturalisme, veut bannir certains aspects culturels d’une majorité par peur de ne pas choquer les minorités. Vous voulez que je vous dise? Cette idée est de loin la meilleure façon de créer la grogne et diviser.

Ma résolution pour 2018 est donc bien simple. Je souhaite, que mon Québec vive collectivement dans l’harmonie. Mais je souhaite également qu’il arrête de faire sa tapette et qu’il s’affirme dans sa culture et son identité plutôt que de censurer sa radio parlée, son humour et sa religion qui est devenue davantage une culture plutôt qu’une pratique au fil du temps. Rappelons-nous toujours que la fierté d’un peuple commence par son sentiment d’appartenance à sa nation, qu’elle soit québécoise ou canadienne.