HomePopular ArticlesLe juge, l’athlète et la pauvre victime…

Le juge, l’athlète et la pauvre victime…

Les Trudeauistes ont décidé de nommer de nouvelles figures sur le « Comité consultatif canadien sur les armes à feu ». Des nominations partisanes qui suivent le sens de leur boussole idéologique : du contrôle, du contrôle et encore plus de contrôle.

Ce fameux comité doit formuler des conseils à l’intention du ministre Goodale sur les mesures visant à réformer les politiques, les lois et les règlements sur les armes à feu afin d’instaurer un régime qui lui permettra d’assurer la sécurité des Canadiens, ainsi que de protéger leurs droits et libertés dans une société libre et démocratique. (Je vous autorise ici à pousser un soupir…)

Oui, un comité sciemment nommé par le parti au pouvoir, un parti avec un agenda.

Baaaah… Vous allez dire que le Parti conservateurs a fait pareil. Effectivement, il a fait bien pire. Il l’a même mis sur pied en 2006, justement pour éviter une loi rétrograde comme la C-68 de Allan Rock et Jean Chrétien, qui a donné le statut de criminel aux Canadiens qui ont le malheur d’être de simples propriétaires d’arme à feu.

Ce comité doit être impartial et représenter l’ensemble des citoyens canadiens ; c’était pourtant le cas jusqu’à présent. La preuve étant que, depuis 2006 seulement, la fin du registre canadien et les modifications (C-42), il en est ressorti que du gros bon sens comme disait Steven Blaney.

Voyons voir :

À titre de président, John C. Major fut juge pour la Cour suprême (1992-2006), du temps de l’adoption du C-17 et C-68 (qui incluait le fameux registre canadien).

À titre de Vice-présidente, Lynda Kiejko, qui provient d’une famille de tireurs (Pfffff… des tireurs olympiques, et elle est médaillée en tir à air comprimé… Wow !).

Ce n’est pas du mépris, c’est pour démontrer que nous sommes loin des trois millions de chasseurs et de tireurs sportifs qui possèdent plus de dix millions d’armes à feu. Sans compter les armes possédées illégalement par des citoyens honnêtes qui ont omis (ou refusé) de se conformer au C-68 ou qui n’ont  peut-être aucune idée de son existence.

Continuons :

À titre de Vice-présidente, Nathalie Provost, victime blessée lors de la tuerie à la Polytechnique (par le déséquilibré Marc Lépine), qui depuis, a décidé de devenir une activiste dans la lutte pour plus de contrôle sur les armes à feu. Elle dit ne pas être contre l’arme à feu en soi, mais elle est pour une plus grande restriction à son accès, un plus grand contrôle de sa circulation et de son utilisation. Quand plus aucun citoyen n’aura le « privilège » de posséder une arme, j’imagine qu’elle sera satisfaite, pas avant. Il ne faut surtout pas oublier sa copine, Heidi Radjen, qui n’est jamais bien loin pour lui souffler quelques réponses à l’oreille.

Après 461 mots, je n’ai toujours rien dit de méchant sur nos deux déesses du désarmement. Attendez la suite, avant de me conchier publiquement sur le mur de la misogynie… et du manque d’empathie.

À partir du moment où Nathalie Provost a choisi de devenir une victime professionnelle et assumée pour donner du poids à sa cause, je n’ai pas à la prendre avec des pincettes. Elle est une adversaire, elle n’a qu’à enfiler les gants si elle veut monter dans le ring.

La triste tuerie de la Polytechnique est la plus grande récupération politique de l’histoire du Québec, et possiblement que celle à la mosquée de Québec ne sera pas laissée de côté dans les mois à venir…

Avec le temps tout s’arrange, dit le dicton. Pas avec elles !

27 ans à mettre la faute sur un objet en le diabolisant, à sous-entendre que les propriétaires d’armes à feu sont des criminels en puissance et à accuser tous les hommes de misogynie.

27 ans de mensonges, de demi-vérités et de techniques vicieuses qui misent sur l’ignorance des lois ; de la réglementation sur les armes à feu, ainsi que sur la culpabilité notoire de l’homme blanc québécois, mollasson et cocu content.

27 ans à utiliser irrespectueusement la mémoire des 14 victimes de Marc Lépine, faisant ainsi revivre ce maudit jour aux familles (et amis). L’odieux à des fins pécuniaires et politiques !

Après avoir été muselées au temps de Stephen Harper, par le ROC (Rest of Canada), elles ont réussi, grâce à la complaisance de nos politiciens québécois (nos  pleutres de l’Assemblée Nationale) à nous faire cracher une centaine de millions de billets pour faire renaître un registre inutile, en plus des dizaines de millions pour le maintenir en place annuellement.

Donner une chaise à Provost équivaut à inviter un membre du Ku Klux Klan à la table du mieux vivre ensemble.

Ce comité a perdu sa neutralité, il est biaisé pour passer un agenda précis. Il n’est plus légitime.

Quel est leur agenda ? Éliminer à long terme la possession et l’achat légal d’une arme à feu ?… Bientôt, seulement le bras armé de l’État aura ce droit. Un citoyen armé est devenu aux yeux de l’État une menace à la sécurité publique.

Tout le monde sait qu’éliminer les armes achetées et possédées légalement par des citoyens honnêtes va régler plus de 98% de crimes violents fait avec des armes achetées et possédées illégalement. (Note aux plus épais d’entre vous : La dernière phrase est du sarcasme !)

Le 2% restant des crimes est presque en totalité du suicide masculin. Désolé, les suicidaires, vous devrez vous trouver un autre moyen… zigouillez-vous ou accrochez-vous, ce n’est pas important puisque vous n’êtes pas une priorité aux yeux de l’État.

La raison émotive que le gouvernement et leurs collabos ont trouvée, pour une acceptation sociale du désarmement, est le noble désir d’éviter les tueries de masse. En moyenne, nous en avons une aux huit ans. Une de trop j’en conviens, mais qui sera à jamais inévitable s’ils se concentrent seulement sur l’objet et non de sa cause.

Plus le filet de sécurité est étanche et plus il est possible de réduire les risques, me direz-vous. Mais dans une société qui se targue d’être de droits et de liberté, il y a une limite à les bafouer avec de faux sentiments de sécurité et de bonne conscience.

Toute mesure de contrôle des armes à feu mise en place n’a jamais rien changée au résultat. Oui, vous avez bien lu absolument rien !

Le Dr Caillin Langmann a fait une étude à ce sujet et qui le prouve. Nathalie Provost a dit de lui qu’il était un pro-gun de la NRA, mais malheureusement pour elle, il n’est qu’un urgentologue canadien vivant en Ontario, qui n’est pas propriétaire d’armes à feu. Son étude est la seule sur le sujet, qui a été soumis à ses pairs sans qu’ils puissent la contredire. Bofff… je ne lui en tiendrai pas rigueur la pauvre, elle n’en est pas à sa première invention, mensonge et petit oubli volontaire. Les demi-vérités, c’est sa marque de commerce !

Tant que nous ne mettrons pas les efforts sur le problème de base, que sont les troubles de santé mentale, le mélange d’alcool et de drogue, en visant (pardonnez mon humour !) la tranche d’âge des 18-25 ans, nous allons seulement augmenter la grogne des propriétaires d’armes à feu.

Ce que nous voulons, c’est que l’on nous sacre patience, que l’on arrête de nous considérer comme de possibles criminels ; un ombudsman pour les propriétaires d’armes à feu et un véritable comité qui sera représentatif des propriétaires d’un océan à l’autre.

Si vous avez l’envie de mettre vos majorettes sur le terrain, je peux garantir tout un combat et ce coup-ci, vous allez perdre. Rien de moins.

Je fais partie de ceux qui se dresseront devant vous et qui n’ont pas l’intention de jeter les gants avant le dernier round.

Qui combattra verra !

 

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Guy Morin est le vice-président du collectif « Tous contre un registre québécois des armes à feu ». En compagnie de Jessie Mc Nicoll, il fait une lutte acharnée contre le registre des armes à feu québécois et il s’est fait connaître du grand public lors de son passage houleux à l’émission Tout le monde en parle.