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La victoire identitaire des patriotes communautariens

Le parti qui sera en mesure de déloger les libéraux aux prochaines élections provinciales est celui qui gagnera la bataille sur le plan identitaire. Pour gagner cette bataille, les Québécois ont besoin de découvrir un parti qui prône un patriotisme communautarien.

 

Les «Pat-Com» sont des patriotes

Les patriotes communautariens (Pat-Com) sont ceux qui demeurent attachés au patrimoine québécois tout en demeurant ouvert et inclusif. Ils veulent s’assurer qu’au Québec, on continue de fêter Noël, Pâques, l’Action de Grâce et la Saint-Jean-Baptiste. Ils sont en paix avec le fait qu’on apprend à l’école les chants traditionnels de Noël qu’ils entendent à la radio. Ils ne s’offusquent pas de voir une croix sur une montagne, aux abords d’une route ou dans un édifice public. Ils associent ces fêtes et ces symboles à leur patrimoine. Ils sont fiers des cabanes à sucre, du sirop d’érable, de la poutine et des Canadiens de Montréal, spécialement lorsqu’ils font les séries. De plus, ils savent que les « les sets carrés » et les rigodons font partis de notre folklore.   Cela ne les empêche pas d’être accueillants et équitables avec les nouveaux arrivants et accommodants envers ceux qui ne disposent pas des mêmes racines que les patriotes.

 

Ils sont aussi communautariens

Ayant ouvert les portes à l’immigration, le Québec s’est enrichi. Mais, il vient un temps où les changements sociaux heurtent les uns et les autres. Les nationalistes laïcs veulent une nation qui se détache du patrimoine québécois tandis qu’un bon nombre de Québécois à part entière veulent qu’on leur accorde de vivre en marge de cette contraignante laïcité pure et dure. À ceux-ci, on leur accorde, pour un certain temps, des accommodements. D’autres, de leur côté, veulent tout amalgamer pour assurer un vivre ensemble multicolore.

De leur côté, les «Pat-Com» sont non seulement des patriotes, valorisant le patrimoine, mais également des communautariens. Ils veulent ouvrir la patrie à ceux et celles qui sont en quête de liberté, et ce, en autant que ces derniers respectent notre patrimoine.

Ainsi un musulman, dans un Québec empreint de patriotisme communautarien pourrait faire le ramadan mais sans en faire une fête nationale, car le Ramadan n’a pas d’encrage dans le patrimoine québécois.   En étant ouvert et accommodant, les patriotes communautariens offrent à chaque communauté de se développer dans un environnement bien défini. Par exemple, on ne pourrait pas voir un symbole bouddhiste sur le mur de l’Assemblée nationale parce qu’il ne fait pas partie de notre patrimoine. Par contre, si des parents veulent mettre sur pied une école bouddhiste, qui respecte les normes académiques et administratives du régime pédagogique, ils pourraient obtenir l’aval du ministère de l’Éducation pour opérer un tel projet. Si cette école dispose d’enseignants qualifiés, de locaux adéquats, de ressources adéquates et que les élèves se qualifient aux examens du ministère, on continuerait de leur accorder cette liberté. Pourquoi? Parce que dans un univers communautarien, chaque communauté à le loisir de se développer sans avoir à vivre de la répression; en autant qu’il respecte le patrimoine.

 

Respecter le patrimoine ne veut pas dire qu’un Témoin de Jéhovah doit fêter Noël, cela veut dire qu’il ne peut pas s’opposer à ce qu’on voit un peu partout des affiches où l’on peut lire : « Joyeux Noël ! »

 

Un modèle épanouissant et rassurant

Chaque peuple a intérêt à garder dans sa mémoire son histoire, ses héros, ses exploits, ses fêtes et ses symboles. Ce qui trace la ligne sur le plan identitaire c’est notre patrimoine. Si chaque communauté a le loisir de s’émanciper sans remettre en question nos repères patrimoniaux, le Québec incarnera un véritable «vivre ensemble» et non un amalgame où chaque groupe est assimilé par une culture insipide.

 

Une condition gagnante

Le patriotisme communautarien est une des conditions gagnantes des prochaines élections. Le premier parti qui adoptera cette option identitaire risque de récolter les votes d’une bonne partie des communautés culturelles qui veulent se sentir chez eux et des Québécois qui en ont marre de se faire dire qu’une crèche ne peut pas être exposée devant un édifice municipal ou de se faire souhaiter : « Joyeuses fêtes » le 24 décembre, quelques heures avant le réveillon.

 

Le prochain parti qui optera pour une approche comme celle-ci montera dans les sondages parce qu’il s’agit d’une approche rassembleuse, claire et respectueuse de chacun. Sans aucun doute, l’heureux élu gagnera certainement la victoire de la bataille identitaire. De plus, dès qu’un parti politique intégrera cet élément à son programme, il générera de la turbulence dans les corridors des autres formations politiques, les poussant au pied du mur. Qui sera le premier à faire le saut : la CAQ qui ne lui manque qu’un tremplin pour défaire les libéraux? Peut-être les conservateurs qui sont sous le radar? Ou le PQ qui a besoin de quelques points de plus pour ne pas redevenir un tiers parti, comme en 2007? L’avenir le dira! La balle est maintenant dans leur camp.

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Commentateur médiatique sur les ondes du 92.7FM\Ottawa; 760AM\Champlain-Montréal et sur le 96.9\Lévis