HomeCulture et sociétéEntrevue avec le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer – Simon Leduc

Entrevue avec le nouveau chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer – Simon Leduc

Une victoire surprise

La plupart des observateurs politiques à Ottawa s’attendaient à ce que Maxime Bernier devienne le prochain chef du Parti conservateur du Canada. Contre toute attente, Andrew Scheer a remporté la chefferie de son parti et a vaincu son adversaire beauceron au 13e tour de scrutin. Ce dernier est maintenant le nouveau leader de la droite canadienne et chef de l’Opposition officielle. Le Prince Arthur Herald s’est entretenu avec lui.

Les conservateurs et le Québec

Actuellement le PCC obtient entre 10% et 15% d’appuis au Québec. Andrew Scheer reconnaît qu’il n’est pas très connu dans la Belle province. « Dans les prochains mois, je vais venir à la rencontre des Québécois afin de leur présenter notre vision et nos idées. Les Québécois sont plus conservateurs qu’on le pense.   Nous voulons baisser leur fardeau fiscal et je pense que les Québécois seront réceptifs à cela », explique M. Scheer. Celui-ci nous mentionne qu’il pourra compter sur une très bonne équipe de douze députés qui va l’aider à conquérir le cœur de l’électorat québécois. Également, Andrew Scheer semble ouvert à l’idée de nommer un lieutenant québécois. « Je ne ferme pas la porte à cette idée, mais je n’ai pas encore pris de décision en ce sens », souligne-t-il.

Le Cabinet fantôme

Ensuite, il reste seulement trois semaines de travaux avant la pause estivale. Donc, le nouveau chef conservateur va attendre un peu avant de nommer son Cabinet fantôme. « À la rentrée de septembre, je vais former mon équipe parlementaire et possiblement donner d’importantes fonctions à mes anciens rivaux de la course au leadership, dont Maxime Bernier », estime le chef du PCC. Ce dernier souligne le fait que le Parti conservateur demeure  uni derrière lui malgré une course au leadership qui a été longue et ardue.

Les questions morales

Subséquemment, M. Scheer est un conservateur social et il ne s’en cache pas. Il s’oppose personnellement au mariage gai et il est pro-vie en matière d’avortement. « Je suis un « social conservative », ce sont mes convictions personnelles, mais je ne vais pas les imposer à qui que ce soit », raconte-t-il. Il veut être clair à ce sujet : « Quand je vais devenir premier ministre du Canada, je ne vais jamais rouvrir ces délicates questions morales », martèle-t-il. Par contre, il ne va pas empêcher des députés de s’exprimer sur cela. « Les conservateurs sociaux font partie de notre équipe, comme toutes les autres factions. Le Parti conservateur du Canada est une grande famille unie et tout le monde peut s’exprimer sur divers enjeux », explique l’élu de la Saskatchewan.

Sa relation avec les médias

Pour conclure, Andrew Scheer a souvent dit qu’il va poursuivre le travail accompli par l’ancien chef conservateur et premier ministre du Canada. Stephen Harper avait des relations difficiles avec les journalistes de la presse parlementaire et certains conservateurs ont affirmé que cela avait nuit à la transmission de leur message aux Canadiens. M. Scheer veut avoir de bonnes relations avec la presse. « Les journalistes ne sont pas nos ennemis, ils ont un travail à faire et je vais m’assurer d’avoir des relations cordiales avec eux. Aussi, cela va être très important de bien communiquer nos idées à la population », conclut-il.

 

 

Written by

Éditeur en chef du Prince Arthur Herald.