Fil de presse
EN
Pages Menu
Simon Leduc
Éditeur en chef du Prince Arthur Herald.

Entrevue avec le député conservateur Pierre Paul-Hus

La fin de la session parlementaire arrive à grand pas à Ottawa. Les travaux de la Chambre des communes vont se terminer la semaine prochaine. Donc, c’est le temps de faire le bilan avec le député conservateur de Charlesbourg-Haute-St-Charles et le ministre du Cabinet fantôme de l’Opposition officielle en matière de Sécurité publique et de la Protection civile, Pierre Paul-Hus.

Tout d’abord, on a appris qu’il y a une soixantaine de combattants de l’État islamique qui sont revenus au Canada. Ces Canadiens ont quitté le pays afin d’aller combattre aux côtés de l’EI en Irak et en Syrie. Le gouvernement Trudeau veut mettre en place un programme pour les aider à se déradicaliser et redevenir des citoyens canadiens. Pour le Parti conservateur du Canada, ces gens-là sont des traîtres à la nation et des criminels. Ils doivent être poursuivis en justice pour leurs gestes. « Justin Trudeau ne se préoccupe pas de la sécurité des Canadiens. Il veut aider des gens qui ont combattu le Canada à l’étranger. Ce sont des criminels et ils doivent être traités de la sorte », estime Pierre Paul-Hus en entrevue au Prince Arthur Herald. Ce dernier souligne le fait que M. Trudeau a eu le culot de traiter les députés conservateurs d’islamophobes. « Cela n’a rien à voir avec l’islamophobie. Nous voulons protéger les Canadiens contre ces combattants de l’EI, mais cela semble être le dernier des soucis de Justin Trudeau », martèle-il.

Ensuite, depuis quelques semaines, le premier ministre du Canada Justin Trudeau a présenté des excuses, au nom du Canada, pour les sévices qui ont été infligés à certains groupes comme les Autochtones et la communauté LGBTQ2. Pierre Paul-Hus n’a aucun problème à ce que le gouvernement du Canada s’excuse à des groupes qui ont été maltraités par le passé, mais les larmes de Justin Trudeau ne passent pas. « Dans ce dossier, je dénonce l’attitude du premier ministre. Il ne se comporte pas en véritable chef d’État quand il décide de pleurer comme une madeleine après s’être excusé à un groupe quelconque. De plus, on doute de sa sincérité et on dirait qu’il joue la comédie.   Ce n’est pas comme cela que le chef d’État du Canada devrait agir dans ces circonstances », affirme l’élu conservateur.

Subséquemment, durant toute la présente session parlementaire, le ministre des Finances Bill Morneau a été sur la défensive concernant de possibles conflits d’intérêts entre sa positon de ministre des Finances et son entreprise familiale. Lorsqu’il s’est lancé en politique, ce dernier n’a pas mis ses actions dans une fiducie sans droit de regard comme c’est la norme. Est-ce que le ministre devrait démissionner de son poste ? « La semaine dernière, notre chef Andrew Scheer a demandé la démission du ministre Morneau, car ce dernier a contrevenu aux règles du Commissaire à l’éthique et n’a plus la confiance de l’Opposition officielle. La Commissaire à l’éthique l’a mis à l’amende parce qu’il n’a pas mis ses actions dans une fiducie sans droit de regard avant d’être nommé ministre. À cause de tout cela, nous pensons que le ministre doit se retirer du Conseil des ministres. Également, ce dernier estime que l’attitude de Justin Trudeau est déplorable dans ce dossier. « Le refus du premier ministre de démettre son ministre des Finances de ses fonctions ministérielles prouve encore une fois son manque de jugement », conclut-il.