HomeEntrevuesEntrevue avec le député caquiste François Bonnardel : 2018, l’année de tous les dangers

Entrevue avec le député caquiste François Bonnardel : 2018, l’année de tous les dangers

La session parlementaire automnale a été très mouvementée à l’Assemblée nationale. En octobre dernier, une énorme tempête a frappé le navire libéral de plein fouet. Le Parti libéral du Québec a perdu l’ancien bastion de Sam Hamad, Louis-Hébert, aux mains de la Coalition Avenir Québec. Cela a donné un gros élan à la formation politique de François Legault qui trône maintenant en tête dans les intentions de vote à dix mois seulement des prochaines élections générales. 2018 sera l’année de tous les dangers pour la CAQ estime Pierre Morin, un militant caquiste de longue date et chroniqueur au Prince Arthur Herald. Il est fort à parier que ce sera le cas.   La CAQ devrait être la cible du PLQ et du PQ. Comment va-t-elle réagir face à tout cela. Le Prince Arthur Herald s’est entretenu avec le député caquiste de Granby, François Bonnardel.

Tout d’abord, selon les derniers coups de sonde, la CAQ est bonne première dans les intentions de vote à l’échelle de la province et va chercher près de 40% des voix chez les francophones. Pourra-t-elle maintenir le cap d’ici au 1er octobre 2018. François Bonnardel affirme que la CAQ va travailler très fort pour gagner la confiance des Québécois le 1er octobre prochain. « Nous allons continuer de dénoncer les mauvaises politiques libérales qui font du tort à nos systèmes de santé et d’éducation. Mais cela ne va pas nous empêcher de proposer de vraies solutions pour sortir le Québec de sa torpeur économique. Nos allons élaborer et présenter nos politiques au cours des prochains mois », raconte le député de la CAQ en entrevue au Prince Arthur Herald.

Ensuite, selon certains observateurs de la scène politique québécoise, depuis 2014, la CAQ a été la véritable Opposition officielle au Parlement de Québec. Elle a talonné le gouvernement sur des dossiers chauds en santé, en éducation, etc. Mais maintenant qu’elle est aux portes du pouvoir, le PAH a demandé à M. Bonnardel si son parti allait proposer des idées politiques novatrices aux électeurs québécois? « Comme je l’ai mentionné plus haut, nous allons élaborer et étoffer notre plateforme électorale en 2018, mais notre politique nataliste et des baisses d’impôt en feront partie », estime-il.

Subséquemment, les gens de droite dénoncent depuis des années la lourdeur et l’inefficacité du modèle québécois. François Bonnardel a mentionné au PAH que la CAQ s’engage à amincir l’État québécois. « Par exemple, nous prônons l’abolition des Commissions scolaires et nous allons les remplacer par une plus petite structure qui sera plus efficace et moins coûteuse pour les Québécois », souligne-il.

Depuis sa fondation, les Québécois se demandent où se situe la CAQ sur le spectre politique québécois. Le parti de Legault est-il de gauche ou de droite? Le député de Granby rejette les étiquettes idéologiques, car la CAQ est plutôt pragmatique. « À la CAQ, nous ne sommes pas dogmatiques, mais bien pragmatiques. Il y a de bonnes politiques de gauche et de droite. Ce n’est jamais bon de s’enfermer dans une idéologie. La CAQ n’est ni de gauche ni de droite, mais un parti pragmatique et je crois que cela rejoint une majorité de Québécois. », pense-t-il.

En terminant, un des enjeux majeurs des prochaines élections générales dans la région de Québec est le fameux troisième lien qui relirait Lévis et Québec à l’Est. Si votre parti forme le prochain gouvernement, est-ce que vous allez appuyer le 3e lien? Nous avons toujours été en faveur de ce projet et si nous formons le prochain gouvernement, on va agir en ce sens », conclut-il.

 

 

 

 

 

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Éditeur en chef du Prince Arthur Herald.