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Simon Leduc
Éditeur en chef du Prince Arthur Herald.

Entrevue avec le chef du PCQ, Adrien Pouliot, le Parti conservateur représente-t-il le véritable changement au Québec?

Le chef du Parti conservateur du Québec Adrien Pouliot affirme que son parti est la seule solution de rechange aux trois partis qui sont susceptibles de former le prochain gouvernement. « Ils prônent tous la même recette, l’État, l’État et encore l’État. Le PCQ propose plus de liberté, de responsabilité individuelle et un État qui ne s’immisce pas dans tous les aspects de nos vies » martèle-t-il en entrevue au Prince Arthur Herald.

Q : Quelles sont les priorités de votre parti jusqu’aux prochaines élections générales?

R : Tout d’abord, nous sommes en train d’organiser de petites activités de financement. Nous avons fait un brunch à Brossard et des soupers spaghettis. Tout le monde sait que l’argent est le nerf de la guerre en politique et nous faisons ce qu’il faut pour être prêt pour les élections de 2018.

D’autre part, nous travaillons très forts sur les réseaux sociaux afin de nous faire connaître et augmenter notre membership. Nous avons des gens qui sont très actifs sur Facebook et nous progressons.

Subséquemment, nous avons un nouveau président, Jean-Nicolas Marchand. Ce dernier va travailler avec nous dans le recrutement de candidats en vue des prochaines élections générales. Ce sera notre principale priorité dans les prochains mois. Également, je n’ai pas encore déterminé dans quel comté je vais me présenter lors du prochain scrutin. C’est sûr que la grande région de Québec sera notre principale cible, mais nous aimerions avoir des candidats dans toutes les circonscriptions de la province. Nous allons devoir travailler très fort pour y arriver.

Q : Quel bilan faites-vous de la performance du gouvernement Couillard lors de la dernière session parlementaire?

R : Si on regarde les projets de loi que le gouvernement a déposé depuis janvier, les Québécois doivent se demander s’ils ont voté pour cela.

Tout d’abord, le projet de loi 100 sur l’industrie du taxi a été critiqué de toute part. Je constate que le gouvernement a encore une fois préféré une solution étatique afin de protéger un monopole qui est menacé par une entreprise qui offre aux Québécois un service rapide, efficace et à moindre coût. Le PLQ a agit en parti de gauche, c’est-à-dire qu’il a cédé devant un puissant lobby qui s’oppose à toute concurrence. C’est une législation qui est archaïque, rigide et qui est hostile au changement. Dans ce dossier, le gouvernement a défendu un groupe d’intérêt au détriment des intérêts des Québécois.

Ensuite, le bannissement des cigarettes électroniques est un autre exemple qu’au Québec, tout doit passer par la réglementation. Il n’y a aucune étude scientifique qui prouve que cela serait néfaste pour la santé. Je crois que l’utilisation de la cigarette électronique est une bonne façon pour un fumeur d’arrêter de fumer, mais l’État encore une fois brime nos libertés.

D’autre part, l’adoption du registre des armes à feu va coûter des millions de dollars aux contribuables québécois. L’obtention d’une arme à feu est déjà bien règlementée et balisée et ce registre ne servira à rien. Québec s’est couché à terre devant le lobby du contrôle des armes et ce sont les Québécois qui vont en faire les frais.

En conclusion, le Québec est dirigé par un autre gouvernement social-démocrate qui pense que l’État est la solution à tous nos problèmes. Quand on regarde notre système d’éducation, notre système de santé et notre gargantuesque dette publique, il faut se rendre à l’évidence, l’État est le problème et pas la solution. Le PQ et la CAQ sont des partis politiques étatistes. Le Parti conservateur du Québec est la seule formation politique qui propose une autre avenue aux Québécois. Donc, si ces derniers veulent du changement, le PCQ est la seule option pour eux.