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Simon Leduc
Éditeur en chef du Prince Arthur Herald.

Entrevue avec le chef du PCQ, Adrien Pouliot

Je me suis entretenu avec le chef du Parti conservateur du Québec, Adrien Pouliot. Il a été question du prochain Conseil général de son parti, des élections partielles à venir et des résultats des dernières élections fédérales.

Q : Les 14 et 15 novembre prochain, le PCQ sera en conseil général et national. Quel sera le contenu de cet événement politique?

R : Il y a trois sujets que l’on va aborder lors de notre Conseil général. Tout d’abord, on va s’entretenir sur le contenu du rapport Godbout sur la fiscalité. Ce fiscaliste propose de hausser la taxe de vente provinciale et de baisser les impôts des particuliers afin d’augmenter la productivité des travailleurs québécois. On est d’accord avec l’idée de réduire le fardeau fiscal des Québécois, mais est-ce nécessaire d’augmenter la TVQ? On va discuter de tout cela durant notre rencontre. Également, on aura une conférencière invitée, Claire Joly, la présidente de la Ligne des contribuables du Québec. Elle va venir nous parler du mémoire qu’elle a déposé à la Commission parlementaire, qui révisait le rapport Godbout. Ensuite, on va étudier en détail le contenu du rapport Robillard sur la révision des programmes gouvernementaux et proposer des idées afin de réduire la taille de l’État québécois. Subséquemment, on va se pencher sur les questions d’éthique et de gouvernance.

Q : Est-ce qu’un vote de confiance sur votre leadership est prévu?

R : Il devrait y en avoir un, mais cela n’a pas été annoncé officiellement. Mais, s’il y a un vote de confiance sur mon leadership, je suis confiant d’obtenir un très haut pourcentage d’appui de la part des membres de notre parti.

Q : Le 9 novembre prochain, les électeurs de quatre circonscriptions seront convoqués aux urnes (Fabre, Beauce-Sud, René Lévesque et St-Henri-St-Anne). Avez-vous choisi vos candidats?

R : Oui, notre formation politique va être représentée dans les quatre comtés. Je crois que Beauce-Sud pourrait être un terreau fertile pour nous, car c’est une région d’allégeance conservatrice. Milan Jovanovic est notre candidat dans ce comté. C’est un entrepreneur de la région de la Beauce. Ce dernier a travaillé au sein d’une entreprise internationale où il s’est spécialisé dans les technologies vertes et en ingénierie. M. Jovanovic est un conservateur dans l’âme. Il est un des membres fondateurs du Parti conservateur du Québec et je suis très content de l’avoir dans mon équipe.

Q : Le 19 octobre dernier, les Canadiens ont élu un gouvernement libéral majoritaire. Êtes-vous surpris de cela?

R : La réponse est non, car la volonté de changement des électeurs était très élevée. Ces derniers voulaient se débarrasser du gouvernement Harper et ils ont décidé de voter pour le PLC. Quelques jours avant le scrutin, on voyait que les libéraux avaient le vent dans les voiles. Quand une vague commence à déferler, c’est difficile de l’arrêter. La vague libérale a balayé tout le Canada (à part l’Alberta et la Saskatchewan). Donc, l’usure du pouvoir des conservateurs et le désir de changement des Canadiens ont contribué à l’éclatante victoire libérale.

Q : Le Bloc québécois a fait élire dix députés, mais a obtenu seulement 19% des voix. Que pensez-vous de la performance du parti souverainiste?

R : Je crois que c’est une grosse défaite pour le mouvement souverainiste.  C’est le pire résultat pour un parti souverainiste depuis 1970. Je crois que la mauvaise performance du Bloc est un dur coup pour le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau. Ce dernier a mis toute la machine électorale du PQ au service de son cousin fédéral et cela n’a pas été suffisant pour faire élire Gilles Duceppe. Je pense que le mouvement souverainiste est en crise, car son option décline d’année en année. Ce n’est vraiment pas de bon augure pour PKP à trois ans des élections générales.