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Cône orange : 100$ par semaine

Cet été, environ 50,000 cônes orange seront sur nos routes. Chacun de ces cônes vous coûtent 100$ par semaine, soit 100,000,000 $ pour la saison des travaux routiers. 100 M$ juste pour des cônes.

Évidemment, vous allez me dire qu’ils sont essentiels aux travaux, c’est totalement vrai !

Mais quand cela prend deux mois à travailler de nuit seulement au lieu de trois semaines à 24 heures par jour, les coûts inhérents à la machinerie et aux cônes qui dorment sur nos routes nous coûtent une fortune. On donne beaucoup de bains et de couches à nos ainées avec 50 M$.

Une grève de la construction a été déclenchée. Leurs demandes sont simples, rester comme nous sommes. Bref, les acquis trônent au sommet des revendications. Justement, parlons-en de ces acquis. Vous vous souvenez des peintres bénévoles ? Pas le droit.

Un peintre en bâtiment reçoit un salaire de 35,38$ l’heure, mais une fois toutes les charges ajoutées, le coût de son salaire passe à 80,47$ par heure pour son employeur. Maintenant vous comprenez pourquoi peinturer le pont de Québec coûte 400 M$. Mais attention, ne pas confondre le tireur de joint (plâtrier) du tireur de joint (peintre) car ce sont deux corps de métier différents.

Un propriétaire d’immeuble n’a pas le droit de changer une ampoule sans appeler un électricien, un commerçant ne peut peinturer son local sans passer par un entrepreneur général qui, lui, sous-traitera le contrat à un entrepreneur peintre. Comprenez-vous mieux pourquoi vous ne voyez plus que des franchisés ouvrir des commerces. Fini l’ère des petits dépanneurs de coin de rue. L’investissement est trop élevé pour démarrer.

Mais revenons sur nos moutons orange.

Nos travailleurs ne travaillent que la nuit et ils prennent un temps fou pour faire le travail. Il n’est pas rare qu’un ouvrier doit attendre que l’autre corps de métier ait fini pour qu’il puisse faire son travail. Pendant ce temps, tous sont payés à attendre. Il y a trop de corps de métier au Québec. Pendant tout ce temps, les machineries et les cônes orange sont « payés » à ne rien faire. Pendant ce temps, votre argent dort.

Pour vous achever, je vous annonce une grève dans la construction. TOUS les cônes orange vont rester sur nos routes pendant la grève. Dites-vous bien que pour sauver leurs acquis, qui nous privent de routes convenables, de petits commerces de proximité, pourtant si chéris par notre gogauche syndicale, et de prix beaucoup plus élevés au Québec qu’aux États-Unis pour des biens comparables, vous verrez un million de vos dollars dormir sur nos routes à chaque jour de grève.

Ces cônes orange sont l’image du problème québécois. Nous vivons sur des acquis obtenus dans les années ’60, Il y a 50 ans. Autrefois, nous avions les meilleurs ingénieurs du monde, ils ont construit la Baie James. Aujourd’hui, ces ingénieurs n’arrivent plus à construire un viaduc correctement. Nous vivons à l’heure des Uber mais le Québec vie encore à l’ère des acquis syndicaux.

Alors, quand vous verrez un chantier, comptez les cônes orange que vous payez 2000$ par été et regardez la belle enseigne du MTQ vous dire que votre argent « travaille ». Nous avons besoin d’une autre Révolution tranquille.