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Catalogne : la grave erreur des souverainistes québécois

Les derniers événements en Catalogne ont suscité un enthousiasme parfois démesuré chez les souverainistes québécois. Sans surprise, ils ont massivement donné leur appui au projet de Carles Puidgemont, voyant dans cette région de l’Espagne la chaleureuse réplique de leur condition politique. En septembre dernier, le Parti québécois invitait à son congrès l’eurodéputé catalan Jordi Solé Ferrando pour venir témoigner de son expérience. C’est devenu un réflexe : à chaque fois qu’une entité politique revendique son autonomie quelque part dans le monde, des Québécois sont prêts à l’appuyer. Qu’il s’agisse de la Palestine, de la Catalogne, de l’Écosse ou même du Royaume-Uni lors du Brexit. Il va sans dire que certaines de ces causes ne sont pas complétement illégitimes. Le problème, c’est qu’en agissant ainsi, c’est-à-dire par automatisme et sans réflexion réelle, les souverainistes témoignent d’un grave manque de stratégie et de réalisme. Voici pourquoi. Les sécessionnistes contre l’État-nation La première chose que les indépendantistes n’ont pas réalisée est le fait que plusieurs mouvements sécessionnistes agissent actuellement contre les États-nations qu’ils veulent pourtant protéger. Contrairement à ce que certains semblent souhaiter, toutes les sous-cultures nationales ne sont pas destinées à se voir attribuer un État. La diversité régionale est telle en Europe que cette logique conduirait à un morcellement territorial digne du Moyen Âge. L’émergence de mouvements indépendantistes en Bavière et en Italie du Nord témoigne de cette dangereuse tendance à la balkanisation. Nous ne sommes pas sans savoir que l’État-nation s’est construit en Europe contre les régionalismes, et particulièrement en France où la République a d’abord uniformisé le territoire linguistiquement pour assurer l’unité de la nation. Sans l’imposition de la langue française et de certains codes républicains partout dans l’Hexagone et même ailleurs, jamais la France ne serait devenue la nation qu’elle est aujourd’hui. C’est au système d’éducation qu’on doit...

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MÉDIAS ET POLITIQUE : GUERRE D’INFLUENCE ENTRE LE QUATRIÈME ET LE CINQUIÈME POUVOIR DANS LE RÉSULTAT DES ÉLECTIONS DE TRUMP ET DE MACRON

Les élections récentes de Trump comme président des États-Unis en 2016 et celle de Macron comme président de la France, en 2017, ont montré que la place du quatrième pouvoir, celle de la presse et des journalistes, n’était plus la même dans chacune de ces sociétés à cause de l’apparition d’internet et des médias sociaux. Ces derniers outils de communication ont permis la naissance d’un cinquième pouvoir des gens ordinaires qui sont devenus leur propre média. Le quatrième pouvoir, aux États-Unis comme en Europe, vit une crise qui ne semble pas être de même nature dans chacune de ces sociétés qui ont développé chacune une tradition démocratique différente l’une de l’autre. Cette différence fondamentale, touche au projet universel, que chaque pays a développé historiquement. D’un côté, aux États-Unis la révolution numérique associée à Internet et aux médias sociaux ont permis au cinquième pouvoir des gens ordinaires de remplacer le quatrième pouvoir, celui du pouvoir médiatique traditionnel de la presse définit ainsi par Edmund Burke. Ce cinquième pouvoir, celui des simples individus comme l’a défini George Orwell, va être en quelque sorte l’instrument de la victoire de Trump. Cet évènement implique que la société américaine est devenue une société post-industrielle avec un processus de démocratisation important qui renforce les modes de fonctionnement des institutions fédérales de l’État américain en augmentant la décentralisation et en donnant encore plus de pouvoir aux citoyens qui deviennent en quelque sorte leur propre média. Le processus n’est bien sûr pas achevé et a vécu et vit encore des périodes de résistances. On en est qu’au début. Nous avions identifié trois étapes qui sont l’étape de copiage des anciens médias par les nouveaux. L’étape de complémentarité et de coexistence entre les nouveaux médias et les anciens, ce que nous vivons présentement entre le quatrième et le...

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Le racisme systémique : une fausseté qui mène tout droit vers une abysse

Il est ridicule de parler de racisme systémique, il faut parler d’intégration laborieuse. Lorsque le gouvernement cherche et tente de satisfaire à tout prix l’exception, il y a un problème profond, réellement profond, à savoir sans fond. Il y avait, il y a et il y aura toujours une différence entre les peuples, c’est la beauté de la diversité. Il serait emmerdant d’insister à faire aimer le brocoli, les huîtres, le navet, le porc ou encore le pâté chinois à tous les immigrants qui choisissent le Québec (majoritairement francophone) ou le Canada (majoritairement anglophone) comme terre d’accueil, je le sais très bien. Musicalement, il serait également inadéquat de tenter de faire aimer ‘’Plume Latraverse’’, ‘’La bottine souriante’’ ou ‘’Les cow-boys fringants’’ à tout le monde. J’imagine le visage d’un Philippin qui écoute ‘’Tout écartillé’’ de Robert Charlebois. Disons que j’aurais les yeux bridés en riant de sa réaction. Un pays ne doit pas tenter, à tout prix, de satisfaire tous les immigrants. Les nouveaux arrivants doivent faire des efforts. Lorsque tu choisis une terre d’accueil, tu dois savoir que le choix vient avec ‘’du pour et du contre’’. Le gouvernement en place peut donner des conseils, des avis, de l’aide, mais ce n’est pas lui qui fera tout le travail. Parlant de travail, c’est Stokely Carmichael, militant noir américain originaire de Trinité-et-Tobago, qui semble être, historiquement en Amérique du Nord, à l’origine du concept de racisme systémique. À cette époque, il parlait de racisme institutionnel ; une forme de racisme rencontrée dans les institutions publiques, les entreprises ou les universités. À la fin des années 1960, cet immigrant américain définit ce terme comme «l’incapacité collective d’une organisation à procurer un service approprié et professionnel à des individus en raison de leur couleur de peau, de leur culture ou de...

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Je veux que Mario Dumont revienne en politique

J’avais décidé de prendre une pause d’écriture car la passion n’est pas au rendez-vous c’est temps-ci. Mais voilà qu’hier (9 décembre), Éric Duhaime a lancé un sondage sur le retour possible de Mario Dumont dans l’arène politique, wow! Si seulement c’était vrai, quel cadeau de Noël cela serait pour les Québécois. Présentement, le monde de la politique répugne le peuple. En général, les gens préfèrent ne pas en entendre parler. Comme si le Québec était atteint d’une maladie incurable, que nos jours étaient comptés et qu’il valait mieux remettre le plus tard possible l’heure fatidique. Or, à l’instar de Mario Lemieux à son arrivée avec les Penguins de Pittsburg, Mario Dumont serait le joueur de concession du parti qu’il voudra bien choisir s’il effectue un retour au jeu. «Super Mario», est bien présent dans nos cœur parce qu’il représente le bon politicien du peuple à un moment où tout le monde semble avoir lancé la serviette au sujet de la politique. On préfère chialer plutôt que d’entreprendre des défis trop grands et remettre en question notre système.  Quand je regarde Mario à la joute, je me dis que la «game est toff» mais toujours aussi passionnante. Quand Super Mario va au BAT, c’est pour frapper un coup de circuit. Il est un brillant orateur, un charismatique personnage, ses idées sont toujours mûries d’une longue réflexion et il est un joueur spectaculaire.  Lorsqu’il regarde la caméra avec son sourire enjoué et son regard perçant, on ne peu que sentir sa supériorité. Cet homme, de part sa stature, transpire l’intelligence. Bref, il est l’armé d’un seul homme ! Écoute Mario, j’ai des problèmes de santé ces jours-ci. Donc mon texte sera bref. Si tu acceptes de joindre le parti de Hans Mercier, je veux bien être bénévole pour tondre ta pelouse,...

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Ils ont perdu notre confiance

Dans la foulée des derniers évènements à la police de Montréal et avec l’UPAC, nos politiciens ne comprennent pas que les citoyens ne leur font plus confiance. Sont-ils perdus dans leur monde où l’imputabilité est un mot qui n’est pas dans leur dictionnaire? Des coupables qui ne se rendent même pas en cours comme le dernier criminel relâché cette semaine, les Acurso de ce monde qui réussit à passer à travers les maillons de la chaîne. Les truands, les pédophiles qui s’en sortent avec des sentences bonbons, des vedettes qui ne seront jamais accusées faute de preuves accablantes. La population crie à l’injustice, elle ne retrouve plus ses valeurs et le fondement même des lois qui nous régissent. Nous constatons désormais la justice des riches et celle des pauvres. Nous constatons des irrégularités au sein même des différents corps de police, l’omerta, la loi du silence et le contrôle de l’information sont en fait des synonymes, mais ils n’ont pas tous la même signification selon la place que nous occupons dans la société. Nous donnons le pouvoir et le contrôle de nos vies à des personnes qui ne pensent qu’à la leur. Nous remettons entre leurs mains nos salaires, nos efforts, notre vie toute entière, mais une fois qu’ils se sont bien servis, ils nous jettent les restes. Nous investissons des milliards pour un nouveau pont, mais notre argent sert à enrichir des consortiums, des groupes, des individus sans scrupules qui n’ont rien à foutre des efforts que nous faisons pour gagner difficilement notre argent. Personne n’est imputable, personne ne prendra des claques sur les doigts. L’ex chef de police de Montréal touchera son plein salaire de 290,000$ à ne rien faire même si la ville dit qu’elle le fera travailler. La commission Charbonneau n’a fait que peu de...

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Le gouvernement fédéral souhaitait couper chez les handicapés

Que l’on soit pour plus d’intervention de l’État ou moins d’intervention de l’État, tous vont s’entendre que le rôle du gouvernement d’aider les plus vulnérables de notre société est nécessaire. Nous ne sommes pas tous nés égal et en parfaite santé. Certains perdront leurs capacités pour quelques années, d’autres pour les dernières années de leur vie… Le crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) accordé par Revenu Canada est vital pour ces personnes puisqu’il agit comme porte d’entrée vers l’aide qui leur permet de balancer leur budget et de vivre dans la dignité. Si on combine les programmes provinciaux à ce crédit fédéral, le crédit lui-même est habituellement entre 1500$ et 2600$ par année. À cela on additionne les Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) créés par les conservateurs en 2008 qui leur donne droit jusqu’à 3500$ en subvention annuels et jusqu’à 1000$ en bon canadien pour l’épargne-invalidité. Une personne invalide peut aller chercher jusqu’à 7100$ en aide gouvernementale chaque année. Or on apprend cette semaine dans le Macleans[i], le Financial Post[ii], Le Devoir[iii] et Radio-Canada[iv] que le Gouvernement fédéral a tenté de mener une guerre depuis le mois de Mai 2017 pour reconnaitre à de moins en moins de canadiens leur statut d’invalidité. Pendant que les mêmes docteurs que l’an passé reconnaissent exactement la même condition médicale que l’an passé, Revenu Canada leur refusaient maintenant la reconnaissance au CIPH. Et vous savez ce que le banquier doit annoncer à une personne qui a perdu son statut d’invalidité? Que si elle ne retrouve pas ce statut dans les 5 prochaines années… elle doit rembourser toute subvention et bon canadiens cumulées dans les 10 dernières années! L’handicapé pouvait donc se retrouver à signer un chèque au gouvernement fédéral jusqu’à 45 000$! Plus tard dans la journée de vendredi, on apprenait que la ministre...

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