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Simon Leduc

Éditeur en chef du Prince Arthur Herald.

Entrevue avec le lieutenant politique d’Andrew Scheer au Québec Alain Rayes

Alain Rayes est député conservateur de la circonscription de Richmond-Artabaska.   Il a été élu lors des élections fédérales d’octobre 2015. En juin 2017, le nouveau chef conservateur Andrew Scheer l’a choisi comme lieutenant politique québécois. Ce dernier est très content d’assumer une telle fonction : « Je dois vous dire que j’adore mon travail de lieutenant. Je prends cela comme une marque de confiance de la part de M. Scheer et je le remercie pour cette opportunité. » raconte Alain Rayes en entrevue au Prince Arthur Herald. Le Parti conservateur compte actuellement onze élus au Québec et le principal défi du député conservateur est de faire grossir la députation québécoise lors des élections de 2019. « Je suis en train de préparer la prochaine campagne électorale et je travaille fort sur le terrain avec mon équipe de députés. Je pense que le prochain scrutin va se jouer au Québec. Si nous voulons reprendre le pouvoir, nous devons faire des gains significatifs dans la Belle province. Ce sera mon principal défi d’ici octobre 2019 » estime-t-il. Également, lors de la présente session parlementaire, le Parti conservateur va se concentrer sur le manque d’intégrité et d’éthique du premier ministre Trudeau et sur le prochain budget. « Durant cette session, nous allons continuer de talonner le premier ministre sur son manque d’éthique et d’intégrité dans certains dossiers comme celui de ses vacances de Noël 2016, chez un ami, qui ont été payées par les Canadiens et Québécois. De plus, durant les débats sur le prochain budget, nous allons taper sur le clou de l’endettement de l’État sous son règne et lui demander quand il pense retourner à l’équilibre budgétaire », martèle le conservateur. Subséquemment, le Sénat a annoncé qu’il allait prendre plus de temps pour étudier le projet de légalisation du cannabis du...

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Entrevue avec Éric Le Ray 4e partie

Prince Arthur Herald: Nous constatons, en France, une volonté de mettre au pas les médias alternatifs, en faisant pression sur des fournisseurs comme Facebook, YouTube ou Twitter. On sent d’autre part, avec la judiciarisation des débats, une pression de plus en plus forte contre les médias de réinformation, avec la complicité de ceux que Jean-Yves Le Gallou appelle les médias de propagande. Pensez-vous que cela puisse marcher ? Éric Le Ray : Dans mon livre je propose une nouvelle approche de l’analyse de l’avenir des médias de masse par rapport à celle de Mc Luhan qui domine cette analyse depuis la Seconde Guerre mondiale dans les universités et le monde des journalistes. Je pense que nous sommes passés d’un rapport collectif au monde à un rapport plus individuel, plus personnel, et que ce nouveau rapport s’est traduit par l’apparition, comme je l’ai expliqué plus haut, d’outils personnels au service de l’individu qui devient son propre média. L’enjeu n’est donc plus the médium is the message, mais bien the people is the message, les gens deviennent et sont le message. Par ailleurs, dans mon analyse, je souligne que les nouveaux médias copient d’abord les anciens, car ils existent toujours par rapport à un déjà-là. On passe ainsi par une phase de copiage, de complémentarité et de remplacement. Ces cycles peuvent être plus ou moins lents ou rapides, mais au final le remplacement est inéluctable. Le 4e pouvoir est attaché par sa façon de fonctionner à l’ère industrielle. Il lui faut disparaître au profit d’un cinquième pouvoir des gens ordinaires associé à une société post-industrielle hétérarchique fonctionnant en réseau et en relations complémentaires et non plus sur une base hiérarchique et pyramidale. La culture de l’interface de l’image-écran devient centrale dans cette révolution numérique du tout-en-un. Mais cela ne se fait pas sans...

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Entrevue avec le politologue André Lamoureux : le NPD : un parti communautariste et multiculturaliste

Le week-end dernier, les militants du NPD se sont réunis en Conseil général afin d’adopter les idées politiques qui seront inclus dans leur programme électoral en vue des élections d’octobre 2019. Durant le congrès, les néo-démocrates ont décidé de mettre de côté la question de l’exploitation du pétrole qui les divise depuis plusieurs mois. Le politologue André Lamoureux estime que les membres du parti ont voulu montrer une image d’unité aux Canadiens. « Ils ont bien fait de mettre sous le tapis les querelles concernant le projet de pipeline Trans Mountain de la compagnie Kinden Morgan. Ce projet pétrolier entache les relations entre le gouvernement du NPD de l’Alberta et celui de la Colombie-Britannique. Donc, le NPD a pris une bonne décision, car cela donne une impression d’unité et il en a bien besoin en ce moment », estime André Lamoureux en entrevue au Prince Arthur Herald. Selon le professeur de science politique à l’UQAM, le NPD est une formation politique très communautariste, c’est-à-dire qu’elle défend et prône un multiculturalisme pur et dur. « Cette orientation s’est confirmée lors de leur congrès. Les néo-démocrates sont pour les accommodements religieux sur toutes ses formes : pour le port du niquab et du voile intégral dans la sphère fédérale (par exemple lors du serment de citoyenneté) », constate-il. Ce dernier nous explique que le chef du NPD Jagmeet Singh a toujours été un défenseur acharné des accommodements religieux. « Il ne faut pas oublier que le leader progressiste, en tant que député de Queen’s Park, a défendu des causes touchant les accommodements à caractère religieux en Ontario. M. Singh est un intégriste religieux et le fait qu’il s’affiche avec un symbole religieux, qui est seulement porté par la frange intégriste de la religion sikh, le prouve bien », estime le politologue. De...

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Entrevue avec l’auteur de l’ouvrage « Journal sans journalistes » Éric Le Ray, 3e partie

Prince Arthur Herald: Comment expliquez-vous qu’aux États-Unis, la victoire de Trump a été la défaite de ce 4e pouvoir, tandis qu’en France, la victoire de Macron a été la défaite de ce que nous appelons la réinfosphère ? Éric Le Ray : Il y a plusieurs niveaux de réponse à votre question. D’abord le régime politique et le mode de gouvernance. La séparation des pouvoirs, même si elle est remise en cause depuis une vingtaine d’années aux États-Unis, reste une valeur sûre de cette Amérique du rêve américain. Peut-être qu’avec l’élection de Trump, nous allons assister à un retour de cette séparation des pouvoirs dans un régime fédéral avec une tradition des Pères fondateurs tournée vers la décentralisation et le moins d’interventions possible dans les 50 États américains et par prolongation dans la Presse. Le vaste soutien de la presse traditionnelle américaine, télévision, radio et presse écrite, envers la candidate Clinton lors des élections présidentielles de 2016 nous a laissé croire un moment que ce n’était plus le cas. Qu’il fallait donc retourner aux valeurs fondatrices de l’Amérique, en particulier, autour de la liberté de la presse et de la séparation des pouvoirs. Tout particulièrement, en ce qui concerne la séparation du pouvoir politique avec le pouvoir médiatique qu’on nomme le quatrième pouvoir. Ce n’est pas le cas de la France, où la tradition monarchiste républicaine jacobine de 1793 reste très forte. Il n’y a donc pas de séparation des pouvoirs. Tout passe par Paris et le gouvernement français. Les médias traditionnels sont tenus par une politique de subventions directes et indirectes qui a tué le journalisme d’enquête et d’information en France où la liberté de la presse n’existe pas. On assiste ainsi à la suprématie d’une presse d’opinion tenue avec des tirages catastrophiques, mais qui tiennent et qui ne disparaît...

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Entrevue avec le politologue André Lamoureux, la division au sein du NPD et la faiblesse de son chef

Depuis les élections d’octobre 2015, on constate que cela brasse dans la grande famille de la gauche canadienne. En avril 2016, les membres du NPD ont majoritairement rejeté le leadership de Thomas Mulcair. Il s’est est suivi d’une course à la chefferie qui n’a pas suscitée l’intérêt des Canadiens. Elle fut remportée par l’Ontarien Jagmeet Singh. Après six mois à la tête du parti, ce dernier ne parvient pas à s’imposer et les sondages dévastateurs (environ 13% d’appuis) le démontrent bien. De plus, les ailes gauche et centriste s’affrontent concernant le positionnement que devrait prendre leur parti sur le dossier de l’exploitation du pétrole. C’est dans cet état d’esprit que les militants néodémocrates vont se réunir ce week-end dans le cadre de leur Congrès bisannuel qui aura lieu à Ottawa. Selon le politologue et professeur de science politique à l’UQAM, André Lamoureux, la division va dominer cet exercice politique. « Ce week-end, on va constater que le NPD est profondément divisé entre son aile centriste et son aile socialiste. « Ces deux factions ne s’entendent pas du tout dans le dossier de l’exploitation pétrolière », estime l’expert de la gauche canadienne en entrevue au Prince Arthur Herald. Ce dernier souligne le fait que les militants albertains sont plutôt favorables à l’exploitation du pétrole tout en se souciant de l’environnement. Tandis que les militants socialistes de l’Est du Canada y sont farouchement opposés C’est le cas des jeunes néodémocrates du Québec. Dans une lettre ouverte parue dans Le Devoir de ce matin, ces derniers affirment ceci « qu’« une opposition formelle aux pipelines est une position nécessaire pour que le NPD affirme un leadership environnemental dont manquent cruellement le premier ministre actuel et [la ministre de l’Environnement] Catherine McKenna. Rappelons à quel point l’opposition floue du NPD sur l’oléoduc Énergie Est...

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