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Simon Leduc

La fusion de la droite albertaine, un exemple à suivre pour le PQ et la CAQ

Lors des dernières élections albertaines (en mai 2015), un tsunami orange a déferlé sur la province la plus conservatrice du pays. En effet, le NPD de Rachel Notley a mis fin au règne de 43 ans des conservateurs et a formé un gouvernement majoritaire. La formation de gauche a bénéficié de la division de la droite entre le Wildrose party et le Parti progressiste conservateur. C’était la consternation dans le mouvement conservateur albertain. Selon les dirigeants de ce dernier, les deux partis devaient s’unir afin de battre le NPD en 2019. L’ancien ministre fédéral conservateur Jason Kenney a compris le message. Il s’est lancé dans la course à la chefferie du PPC dans le seul but de fusionner le parti avec le Widrose et créer un Parti conservateur uni. Cela a séduit les membres de la formation politique, car ils ont choisi M. Kenney comme nouveau chef le 18 mars dernier. Par la suite, il y eu des pourparlers entre le PPC et le Wildrose sur un projet d’union et une majorité de membres des deux partis a voté en faveur de la fusion le week-end dernier. Donc, la droite albertaine est maintenant unie sous une seule bannière et je ne vois pas comment le NPD pourra combattre cette nouvelle force politique lors du scrutin de 2019. À cause de l’effondrement du Parti libéral, le gouvernement du NPD aurait eu une bonne chance d’être réélu en 2019 avec une droite divisée. Les droitistes ont aussi fait ce constat. Ils ont mis de l’eau dans leur vin et ils en sont arrivés à une entente afin de faire front commun face aux progressistes albertains. En 2019, le nouveau Parti conservateur uni devrait facilement remporter les élections et former un gouvernement majoritaire. Le premier gouvernement de gauche aura été éphémère dans...

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Le commentaire de l’Éditeur : Le cimetière musulman et l’affaire Khadr

Dimanche dernier, des citoyens de la municipalité de St-Apollinaire ont rejeté, par référendum, un projet de cimetière musulman sur leur territoire. Il n’en fallait pas plus pour que notre élite multiculturaliste bien pensante dénonce le geste islamophobe des citoyens de cette ville. Cela n’a pas rien à voir avec de l’islamophobie. Un exercice démocratique a eu lieu et la population de cette ville a tranchée. La démocratie a parlé, point à la ligne. SVP, arrêtez de me casser les oreilles avec l’islamophobie, bordel. Si vous voulez lire un excellent article sur le sujet, allez lire le texte de mon ami David Chabot, ça en vaut la peine. Maintenant, je vais aborder brièvement le cas de Omar Khadr. Dans sa dernière chronique, Luc Harvey se questionne sur le cas de la famille Khadr. Il se demande comment les fonctionnaires d’Immigration Canada aient pu accorder la citoyenneté à cet ancien haut placé Al-Qaïda? Le paternel Khadr était un dangereux terroriste, c’est un fait qui a été très bien documenté. Son fils a choisi le même métier que son père et a tué un soldat américain en 2002, mais il a conservé sa citoyenneté canadienne, pourquoi? En y pensant bien, cela ne me surprend pas, car les événements en question ont eu lieu durant un règne libéral. Il faut se rappeler que notre cher Justin a annulé une loi conservatrice qui permettait de révoquer la double citoyenneté des Canadiens condamnés pour des actes terroristes. Il y a deux mots qui me viennent à l’esprit pour définir ce gouvernement concernant la lutte au terrorisme : MOLLESSE et...

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La CAQ et la communauté anglophone

La prochaine campagne électorale québécoise sera très longue. Elle semble être déjà enclenchée et la tentative de séduction de la CAQ envers les anglophones le prouve bien.  Cette dernière estime que le PLQ prend pour acquis cet électorat depuis trop longtemps. François Legault tente par tous les moyens d’élargir sa base électorale, mais je crois qu’il fait fausse route. Dans sa chronique de samedi dernier, dans les pages de The Gazette, Don Macpherson nous rappelle que les anglophones ont toujours été très fidèles aux libéraux, surtout à cause de la menace séparatiste. Dans l’histoire récente du Québec, c’est arrivé seulement deux fois qu’une partie des anglos a tourné le dos aux troupes libérales. Aux élections de 1976, la communauté anglophone était furieuse contre le gouvernement Bourassa à cause de l’adoption de la Loi 22 qui faisait du français la langue officielle du Québec. L’Union nationale de Rodrigue Biron a obtenu le soutien d’une partie des anglophones et a fait élire onze députés. Mais c’est une renaissance qui fut éphémère pour le parti de Duplessis. Lors des élections de 1981, les Anglo-Québécois sont revenus au bercail libéral. En 1989, le Parti égalité a arraché quatre sièges aux libéraux. Les anglophones n’avaient pas digéré l’utilisation de la clause nonobstant par Robert Bourassa concernant la langue d’affichage. J’estime que la CAQ n’aura pas de succès avec ces électeurs à cause du passé séparatiste de son chef. Malgré sa profession de foi à la cause fédéraliste, pour bien des gens, François Legault est encore et sera toujours un indépendantiste. Il ne faut pas oublier que c’est lui qui a écrit le budget de l’an 1 d’un Québec souverain. Les anglophones n’ont pas oublié ça et c’est pour cette raison que la stratégie de la CAQ est vouée à l’échec. Elle devrait plutôt se...

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Entrevue avec le politologue Guy Milliere : la victoire de Macron, les premiers mois de la présidence Trump et l’affaiblissement de l’EI

Q: Comment expliquez-vous l’écrasante victoire de Macron lors des législatives françaises? R : La victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle a été permise par l’élimination du candidat de la droite conservatrice grâce à une campagne médiatico-judiciaire intense, par l’autodestruction du Parti socialiste et par le fait que le seul candidat restant en lice pour le deuxième tour était la présidente d’un parti d’extrême droite. Les élections législatives se sont déroulées dans un contexte marqué par la décomposition politique née du contexte résultant. La droite conservatrice était sous le choc, et en train de se fracturer: une moitié de ses membres était en train de rejoindre Macron tandis qu’une autre moitié résistait. Le Parti socialiste continuait à s’autodétruire. Restaient l’extrême droite et l’extrême gauche. Le mouvement d’Emmanuel Macron a profité de manière maximale de la décomposition politique. La population française a voté pour qu’une stabilité surnage malgré la décomposition. Le vote ne signifie pas l’adhésion à un programme, car aucun programme précis n’a été présenté. Il ne signifie pas le choix de députés compétents: nombre des nouveaux députés ont été choisi à la dernière minute, dans l’improvisation, et n’ont aucune connaissance des dossiers, les autres députés sont des hommes et des femmes d’appareil issus de la gauche française. Le parlement résultant sera une simple chambre d’enregistrement sans pouvoir de décision. Emmanuel Macron a les mains libres. Il a été porté par une campagne médiatique sans précédent le présentant comme un homme neuf et un sauveur suprême. La campagne continue jusqu’à ce jour. La population française est en désarroi. Une partie importante de ses membres est inquiète et se détourne de la politique. Une autre partie de ses membres veut croire au sauveur suprême. Ceux qui veulent croire au sauveur suprême ont voté Macron et ont élu les députés voulus par Macron....

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Entrevue avec le lieutenant politique d’Andrew Scheer au Québec Alain Rayes

Depuis octobre 2015, Alain Rayes est le député conservateur de la circonscription de Richmond-Arthabaska. Ancien candidat de l’ADQ lors du scrutin de 2003, ce dernier a été maire de Victoriaville pendant six ans. Cela lui a permis de se faire connaître au niveau local. C’est dans cette optique que l’ancien lieutenant de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, l’a recruté pour les élections de 2015. Le soir des élections, il triompha en obtenant 32% des voix. Andrew Scheer est le nouveau chef du Parti conservateur du Canada. Étant donné qu’il n’est pas très connu dans la province francophone, il a décidé de nommer un lieutenant politique. Il a choisi Alain Rayes à cause de ses qualités d’organisateur sur le terrain. M. Rayes est très content de la décision de son chef. « Je suis très heureux d’être le lieutenant politique de M. Scheer au Québec. C’est une grande marque de confiance de sa part à mon endroit. On veut faire des gains au Québec lors du scrutin de 2019 et je vais travailler très fort pour pouvoir livrer la marchandise », affirme M. Rayes en entrevue au Prince Arthur Herald. Ce dernier estime que sa première priorité sera l’élection partielle qui aura eu lieu dans le comté de Roberval-Lac-St-Jean. Il est laissé vacant après le départ de Denis Lebel. « On va travailler d’arrache-pied pour recruter un bon candidat et conserver le territoire dans le giron conservateur », raconte M. Rayes. Ensuite, M. Rayes et ses collègues québécois vont devoir faire connaître leur chef aux Québécois. « Dans les prochains mois, les Québécois vont se rendre compte qu’Andrew est un homme politique chaleureux qui se préoccupe de leurs aspirations, tant sur le plan économique que de la justice. Moi et le caucus québécois allons mettre les bouchées doubles pour...

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