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Pierre Morin

Ex conseiller pol., dir. cabinet AssNat. Blogueur, twitteux, collaborateur au Prince Arthur Herald!

PLQ : Panique libérale du Québec

J’aimerais revenir sur un dérapage en règle survenue à la suite de l’annonce de la publication du livre écrit par le dépuré caquiste de Borduas, Simon Jolin-Barrette*. Libéraux et péquistes s’en sont donné à cœur joie pendant plusieurs jours sur le fait que Jolin-Barrette reprocherait aux Québécois d’être paresseux, qu’ils ne travaillent pas suffisamment à son goût, que la semaine de 60 heures devrait être la norme. Encore récemment, le directeur de cabinet adjoint de Philippe Couillard, il est également son directeur des communications, citait son boss sur Twitter : « La #CAQ trouve que les Québécois ne travaillent pas assez. Nous, on veut donner plus de temps aux familles » Ici, aucune surprise quant au fait que le PLQ se vautre dans les fakes news et les faits alternatifs, une fin de régime c’est ça. Une fuite en avant où tout est permis, même les énormités les plus grossières. Pour vous en convaincre, suivez le compte Twitter de Gaétan Barrette! Revenons à la CAQ, son député de Borduas et le rapport entre les Québécois et le travail. Dans son livre « J’ai confiance », publié aux éditions Québec-Amérique, Jolin-Barrette écrit : « Il est sain que tout le monde ne travaille pas 60 heures par semaine. Mais il est tout aussi sain que ceux qui en ont envie puissent le faire sans s’en trouver pénalisés. Ils doivent pouvoir récolter le fruit de leurs efforts, fiscalement et socialement. » Honnêtement, il y a quelqu’un qui, après avoir lu cet extrait, peut affirmer sans mentir que la CAQ trouve que les Québécois ne travaillent pas assez comme l’affirme Philippe Couillard? Ce dérapage en règle me confirme ce dont d’aucuns se doutent; les chiffres internes du PLQ sont bien plus alarmants que ceux du dernier sondage Léger publié dans Le Devoir, ou le IPSOS de...

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L’enlisement

Lors de son Conseil national tenu dans le tout nouveau centre des congrès de Saint-Hyacinthe, appartenant en partie à Marc Bibeau, Jean-François Lisée s’est livré, comme il fallait s’y attendre, à une charge à fond de train contre la CAQ, son chef et ses députés/candidats, bref il a tiré sur tout ce qui bouge chez les caquistes. Il faut le comprendre le pauvre bougre, un autre sondage Léger, pour le compte du journal Le Devoir, venait de lui tomber sur la tête. Un tir ami, comme ils disent à l’OTAN. Est-ce que ce énième sondage montrant la désaffection profonde des Québécois envers le PQ justifie le mépris décomplexé des péquistes envers l’électorat qui le boude? Évidemment que non. Pourtant, Jean-François Lisée, et certains chroniqueurs, ce sondage montre à quel point les Québécois sont mêlés en appuyant la CAQ, alors qu’ils demandent un réinvestissement dans l’État plutôt que des baisses d’impôt. Lisée affirme qu’il va passer les prochains mois à montrer le vrai visage de la CAQ, espérant ramener les électeurs dans le droit chemin. Quand prendra-t-il le temps d’expliquer pourquoi les électeurs devraient lui faire confiance, personne, ni même les péquistes, ne le savent. Au fond, nombreux sont les péquistes qui ont déjà jeté la serviette, eux ne sont pas dupes, ils savent bien que les esclandres anti-CAQ c’est pour la galerie, pour sauver les meubles, et encore. Pas plus tard que la semaine dernière, Lisée réclamait de Couillard qu’il prenne de la hauteur. Si ce n’est pas mettre le spot sur le niveau au ras des pâquerettes de son propre discours, je me demande ce que c’est. *** Il est vrai que Léger a posé une question sur le réinvestissement vs une baisse d’impôt. Comme le notait Le Devoir : « Par ailleurs, les électeurs se disent aux deux...

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Et si on parlait constitution!

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous souhaiter une bonne et heureuse année 2018, bonheur, santé et, c’est mon privilège, un gouvernement de la CAQ en octobre prochain! *** Pendant le congé des Fêtes, il s’est produit un événement d’une rareté telle qu’il est pratiquement passé sous le radar. Je parle de l’aveu d’échec des libéraux provinciaux au chapitre des négociations constitutionnelles qu’ils souhaitaient reprendre avec le reste du Canada. Selon Le Devoir, à peine une poignée d’universitaires s’étaient enquis du contenu du document de 196 pages produit par Jean-Marc Fournier sous le titre qui annonçait gros : « Politique d’affirmation du Québec », mais qui n’a finalement rien livré. Dans les officines provinciales, la réception du document québécois a eu le même effet que l’arrivée du nouveau dépliant promotionnel de la pizzeria du coin. Quant à Ottawa, Justin Trudeau a tout simplement refusé de lire la couverture avant de dire un non catégorique. À ce sujet, Denise Bombardier écrivait ce commentaire dans l’édition du 8 janvier du Journal de Montréal : « on ne verra pas en 2018 ni en 2019 Justin Trudeau pleurer sur notre sort. Rien à ses yeux ne justifie de mettre son système lacrymal en action. » Les commentaires convenus des habituelles pleureuses indépendantistes au bas du texte de Madame B viennent ajouter au sentiment de déjà-vu. J’aime bien lire Madame B même si souvent son analyse de la politique actuelle se fait avec un œil des années 70 et 80. Elle se souvient avec nostalgie, comme plusieurs chroniqueurs de sa génération, des grandes manœuvres constitutionnelles qui ont façonné le Canada dans lequel nous vivons. Elle regrette sans doute le côté dramatique de ces grands spectacles qui mettaient en scène le méchant Pierre Elliot Trudeau et le bon René Lévesque. Elle est certainement...

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L’année de tous les espoirs

Récemment, j’ai signé un texte intitulé « L’année de tous les dangers », en parlant de 2018, année électorale qui débute en lion pour la Coalition Avenir Québec. Tous les coups seront permis, on l’a tous compris, et lorsque les sondages nous favorisent, les projecteurs sont braqués sur nous et la moindre broutille devient un scandale. Évidemment, la baloune se dégonfle en quelques jours, mais parfois c’est suffisant pour que le mal soit fait. Par exemple, prenez le critère de la langue pour l’évaluation des immigrants que le Québec souhaite recevoir. François Legault s’ouvre, dans une entrevue en anglais, sur le fait que le critère de la compétence devrait être plus important qu’actuellement. Et voilà qu’on l’accuse de laisser tomber le critère de la langue, de ne pas défendre le français. Évidemment il n’en est rien. Au fait qu’en dit François Legault? Le 8 décembre, sur Twitter, il écrivait : « La CAQ propose: 1. d’accroître le poids des qualifications professionnelles dans la pondération de la grille de sélection; 2. d’accorder dans les 3 ans un certificat de sélection à la suite de l’évaluation de la connaissance du français. » Il citait le document rendu public par le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette, intitulé, en mars 2015 : « Un nouveau pacte pour moderniser la politique d’immigration du Québec – une responsabilité partagée entre les immigrants et la société québécoise » De plus, accuser la CAQ de laisser tomber le critère de la langue alors qu’elle a produit l’un des documents les plus pertinents sur la francisation des immigrants au Québec : le rapport, rendu public par la députée d’Iberville Claire Samson, « Une langue commune à tous et pour tous », c’était franchement culotté de la part des libéraux et des péquistes, unis mains dans la main, comme le vieux...

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FÉDÉRALISTES VS SÉPARATISTES, TELLEMENT 2014!

Ce billet est une réponse à un ami Facebook qui tient mordicus à ce que la CAQ soit fédéraliste, raison pour laquelle il l’a quitté pour retourner au PQ. J’attends toujours qu’il me dise ce qui l’attire au PQ à part le fait que la CAQ ne soit pas séparatiste. *** Pour tout dire, comme caquiste, je n’en ai rien à faire de l’étiquette de « fédéraliste » qui n’existe que pour faire contrepoids à celle de « séparatiste ». S’il y a une leçon à tirer des nombreux sondages effectués au cours des derniers mois, c’est bien que le clivage fédéraliste – séparatiste s’efface aussi rapidement que les intentions de vote pour le PQ. La prochaine élection ne sera pas référendaire, une première depuis 1976 et ça, ça s’appelle ouvrir grandes les fenêtres de la cabane politique québécoise ! Voilà pourquoi les péquistes grelottent en regardant, médusés, leur grand stratège (sic) en chute libre. La CAQ est nationaliste, parce qu’on peut être nationaliste sans être séparatiste. Je sais que dans la stratégie (sic) de Lisée et du PQ, ça ne peut exister des nationalistes québécois non séparatistes. Ça, c’est le problème du PQ et de Lisée, pas celui des Québécois qui, par millier, tournent le dos aux vieux partis. Ce qui explique aussi que le PQ dégringole à 19 % des intentions de vote comme le montre le dernier Léger/Le Devoir. Ah oui, il y a aussi les 43 % d’électrices/électeurs francophones qui ont déserté le PQ au profit de la CAQ, ça, c’est un puissant signal. Évidemment, je te vois venir, et je concède sans problème que l’on peut palabrer longtemps sur la validité des sondages à un an, à dix mois, à deux semaines d’une élection. Il n’en demeure pas moins que la montée de la CAQ est constante depuis des mois et...

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