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Philippe Laplante

Pourquoi la politique doit-elle changer en 2018?

Cela fait maintenant depuis les débuts de la Confédération canadienne qu’autant le provincial que le fédéral s’échangent, d’élections en élections, la balle entre deux partis. Plus précisément à partir de la Révolution tranquille, la démocratie a parlé et choisi une voix socialiste. Maintenant plus que jamais, une grande majorité de la population éprouve un certain dégoût face à la classe politique. Plusieurs ne se sentent pas du tout représentés. D’autres quant à eux, se sentent trop réglementés, trop de gouvernement dans l’espace public et bien évidemment trop imposés. Rajoutons à cela les scandales de corruption et de dilapidation de fonds publics qui rallie la quasi-totalité de la population face à ce dégoût. Mais que devrions-nous faire pour que la situation change? Dans ma dernière chronique, j’ai traité de la question identitaire qui est, selon moi, le pilier du sentiment d’appartenance à une nation. Rajoutez le cynisme à cela et vous obtiendrez le cocktail parfait pour faire régner le statut quo dans un système en grands besoins de changement. Une des meilleures preuves à cette affirmation est le taux d’abstention de vote. Est-ce que le vote obligatoire ou au minimum, le vote électronique changerait quelque chose? À mon avis, non. Au mieux, le taux d’abstention diminuerait considérablement mais au point de vue des résultats, le vote obligatoire avantagerait des partis tel le Bloc pot ou le Parti rhinocéros, si vous voulez mon avis. Ceux qui s’abstiennent de voter, habituellement, voteraient maintenant pour la voie qui s’apparenterait le plus au cynisme en d’autres mots. Philippe Couillard a déjà dit dans une conférence de presse, une phrase clé qui va exactement toucher le sujet principal de mon argumentaire: être premier ministre c’est aussi prendre des décisions qui vont parfois à l’encontre de la volonté populaire. Dans ce contexte particulier, je dois lui...

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Mes résolutions pour 2018

Selon moi, 2017 a été le summum de la rectitude politique. Cette question de rectitude qui monte en flèche depuis les deux dernières années comme si d’années en années, notre niveau d’éducation régressait. Mais quels nouveaux sommets va-t-on atteindre en 2018 si cette tendance se maintient? La simple appellation des gais et lesbienne a évolué en 2017 pour devenir LGB, LGBT pour finalement devenir LGBTQ. Qu’allons-nous encore rajouter comme lettre en 2018 pour être encore plus inclusif et ne surtout pas stigmatiser personne? Avouons-le, cette question de rectitude est une réelle nuisance à notre liberté d’expression. Je n’ai absolument aucun malaise à comparer cette idéologie au ministère de la propagande sous le 3e Reich puisqu’elle est issue d’une politique d’inclusivité, du vivre ensemble et du multiculturalisme à la Trudeau. Pire encore que cette propagande, la rectitude entraîne avec elle la montée des idéaux plus identitaires. La charte des valeurs de Bernard Drainville n’était que le stade embryonnaire de cette question identitaire. Le foetus est maintenant non seulement arrivé à terme, il entre à la maternelle! En d’autres mots, cette rectitude cause la division plutôt que le vivre ensemble tant valorisé. Est-ce qu’on doit en vouloir pour autant aux gens qui accordent plus d’importance à cette identité? Absolument pas! Le vivre ensemble ne devrait jamais avoir à entrer en conflit avec la question identitaire puisque le bagage culturel est quelque chose qui définit l’identité d’une personne. Autrement dit, l’homme blanc catholique ne devrait pas avoir à s’excuser d’exister comme c’est pratiquement le cas dans certaines universités à l’heure actuelle par le biais des ”safe zones”. Dans le même ordre d’idée, utiliser l’expression populaire ”travailler comme un nègre” ne fait pas d’un individu quelqu’un de raciste. Dire à un ami ”fais pas ta chochotte ou tapette” ne devrait pas être qualifié...

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Les antifas et les fascistes

Depuis quelques mois, les médias essaient de nous enfoncer bien creux dans la gorge le phénomène de la montée de l’extrême droite. De l’autre côté, nous avons le phénomène des antifas qui prend de l’ampleur dans certaines universités. Ils sont non seulement protégés par la Charte des droits et libertés, mais appuyés par certains partis politiques au pouvoir. Avant de commencer cet article, on va commencer par enlever le préfixe ”anti” à ces gens qui se proclament les défenseurs de la bonne vertu. Tout d’abord, commençons par un petit cours 101 d’histoire et dressons par la suite le portrait des deux côtés et nous verrons après qui est fasciste et qui ne l’est pas! Le fascisme est un grand mot. Commençons par la base: Italie, 1922. Benito Mussolini est élu un 30 octobre après une série d’intimidations et gagne ses pouvoirs dictatoriaux à partir de 1925 après l’assassinat d’un député socialiste. En raison de diverses circonstances économiques, Mussolini a non seulement comme ambition de servir son pays mais de recréer un empire à l’image de l’Empire romain antique. Pensons notamment à ses conquêtes tel la Somalie, la Lybie et l’Éthiopie pour finalement signer le pacte d’acier avec Hitler en 1939. Grand défenseur de la paix sociale, il est nommé le fils du peuple et vise à faire des Italiens, des hommes plus forts, plus riches et en meilleure santé. Vous savez ce qui me fascine, c’est l’approbation de son peuple et de plusieurs hommes d’État, malgré l’emploi des moyens les plus barbares ainsi que le contrôle de la presse et des autres moyens de communication pour arriver à ses fins. Churchill l’ayant même qualifié du plus grand législateur vivant! Dressons maintenant le portrait de nos amis les antifas. Ces grands défenseurs de la bonne vertu, du juste et de...

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