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Laurent Proulx

Laurent Proulx est président et co-actionnaire du Prince Arthur Herald. Il est également entrepreneur dans le domaine de la restauration et de l'immobilier locatif ainsi que chroniqueur au 98,9 FM Québec.

L’erreur monumentale de Sylvie Asselin

On va se le dire, la partielle dans le comté de Louis-Hébert est devenue un cirque. Les partis favoris pour l’emporter ont perdu leurs candidats parce que ces derniers ont manqué de franchise dans leur entrevue de recrutement, communément appelée «la confesse». Du côté du Parti conservateur du Québec, on semble se réjouir de cette situation. Le parti lui-même, son chef et les militants, multiplient les publications sur les réseaux sociaux en ne manquant pas de souligner l’ironie que leur candidate soit l’ancienne présidente de la CAQ dans Portneuf qui s’était fait coiffer sur le poteau par le transfuge libéral Vincent Caron. À mon sens, il est légitime pour le parti et ses militants de se réjouir. Pour Mme Asselin? Pas si sûr. Voyez-vous, Sylvie Asselin n’est pas une novice en politique. En plus de son rôle avec la CAQ dans Portneuf, elle a aussi dirigé le bureau de comté du député conservateur de Portneuf – Jacques-Cartier, Joël Godin. Elle sait donc mieux que personne que ses chances de l’emporter avec le PCQ dans Louis-Hébert sont inexistantes. Mais, comme plusieurs militants et certains analystes se plaisent à le dire, elle peut nuire à la CAQ en enlevant de précieux points si la lutte devait être serrée. Bonne façon de rendre la monnaie de sa pièce à François Legault, non? La gaffe de Sylvie Asselin Il ne faut pas se le cacher, Sylvie Asselin n’a pas quitté la CAQ par conflit d’idées ou de valeurs. Elle l’a quitté en estimant qu’on lui avait manqué de respect. La nuance est importante dans la mesure où Sylvie Asselin aurait pu rester ou revenir avec la CAQ sans renier aucun de ses principes. Voilà où je veux en venir. Si Sylvie Asselin avait avalé sa pilule dans Portneuf, comme l’ont souvent fait avec...

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Injonction contre La Dose : Le début de la fin des grands médias – Laurent Proulx

Le 13 juillet dernier, le juge François P. Duprat a émis une injonction interlocutoire qui ordonne aux administrateurs de La Dose de cesser, de reproduire, communiquer ou diffuser  tout article de journal, ou contenu, préparé par les employés de La Presse Ltée, Le Devoir Inc. et Le Soleil. Étant moi-même de ceux qui se sont déjà prévalus d’une injonction en Cour Supérieure, je n’ai pas l’intention de questionner la validité de cette dernière qui est d’ailleurs contestée en appel par l’équipe de La Dose. La présente chronique a plutôt comme but de situer cet événement comme un point tournant dans la lente agonie des médias d’information traditionnels. Car il faut bien se l’avouer, les fermetures et les coupures s’accumulent : Chez Transcontinental, on ferme les hebdos régionaux les uns après les autres tandis qu’au journal Le Devoir, les revenus d’abonnements et de publicité sont en baisse chaque année au point de solliciter des dons du public. Du côté de La Presse, on a coupé 49 emplois pas plus tard qu’en juin dernier. Au journal Le Soleil, des emplois se perdent depuis 2014. Il ne faut pas se méprendre, si La Dose a connu un certain succès, ce n’est pas en copiant bêtement les articles des grands médias. Ces derniers sont accessibles gratuitement sur le web et facilement repérés sur Google. Une simple copie n’aurait donc aucune valeur ajoutée pour le consommateur qui peut avoir l’originale gratuitement. Ce qui fait que La Dose s’est démarquée, c’est dans la manière innovante de relayer l’essentiel de l’information pertinente rapidement, ce qui permet aux mordus d’actualité et de politique d’avoir un portrait complet en quelques minutes seulement, plutôt que de naviguer de page en page sur le site web d’un  média traditionnel.  Il est là le succès de La Dose. Bref, le milieu de...

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L’opposition se traîne les pieds à Québec – Laurent Proulx

En ce moment, deux partis d’opposition sont actifs à Québec: Démocratie Québec avec Anne Guérette comme chef et candidate à la mairie et Québec21 avec Jean-François Gosselin comme chef et aspirant maire. Faire une campagne électorale dans une ville de la taille de Québec demande du temps, de l’argent et de la préparation. Or, quand je regarde la situation, c’est mal parti pour l’opposition à Québec et ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. En effet, aucun des deux partis n’a complété son équipe de candidats en date d’aujourd’hui. Ça commence à être tard pas mal pour ramasser de l’argent et recruter des bénévoles pour des candidats qui ne sont pas encore trouvés. Chez Démocratie Québec, on peut sentir une certaine mise en branle dans l’arrondissement de la Cité-Limoilou. Il semble que la candidate Jacquelyn Smith soit assez active sur le terrain. Même chose du côté d’Anne Guérette. En dehors de cet arrondissement par contre, c’est le silence radio. Ils sont particulièrement absents dans Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, Beauport, Charlesbourg et la Haute Saint-Charles. On aura beau blâmer le maire d’être un dictateur autoritaire et relancer la bonne vieille cassette:” les citoyens en ont assez du maire et veulent du changement”, ça ne se bouscule pas pour les cahiers de candidatures. C’est sûr qu’avec une chef qui a fait le vide autour d’elle dans les 6 derniers mois et qui multiplie les déclarations incendiaires, on peut comprendre l’hésitation de certains candidats potentiels. Sauf que plus le temps avance, moins les candidatures seront de qualité. Chez Québec21, il manque également beaucoup de candidats. Soyons honnêtes, la fameuse “chronique cocktail” de Fred Têtu qui a précédé sa démission n’a rien fait pour aider le recrutement de gens sérieux. Le parti semble très actif sur les réseaux sociaux où l’on ne manque pas une occasion de partager...

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Payer Khadr pour couvrir Chrétien et Martin – Laurent Proulx

Je l’affirme d’emblée, je pense qu’Omar Khadr est un terroriste, fils d’un haut placé d’Al Qaida qui a tué un ‘’ combat medic’’ qui venait lui porter secours. Tout comme le soldat qui a également été blessé par Khadr le même jour, je suis d’avis que le fait qu’il ait été sauvé alors qu’il était au bout de son sang constitue déjà une récompense pour lui. À mon avis, ce 10,5 millions est une insulte envers tous les vétérans et leurs familles, qui eux, attendent encore après Ottawa pour des compensations. Mais le but du présent article n’est pas de débattre sur ce sujet. Le fait est que la Cour suprême du Canada a reconnu que Khadr a été torturé à Guantanamo en 2003- 2004 et que la présence d’officiers du Service de Renseignement et de Sécurité (SCRS) engage la responsabilité du gouvernement canadien envers Omar Khadr. Il n’y a plus de débat à faire là-dessus. Les jugements se résument en une courte phrase : C’est la présence d’agents canadiens à Guantanamo pour interroger Khadr qui fait en sorte que la Charte s’applique et qui rend le Canada responsable. C’est uniquement ça. Mon questionnement est donc le suivant : Pourquoi le gouvernement Trudeau a-t-il fait le choix de ne pas attendre la décision du juge dans la poursuite en dommages et intérêts d’Omar Khadr? Certains partisans libéraux diront que c’est par souci d’économie, car Khadr aurait sûrement gagné sa poursuite. Sa victoire était fort probable, mais tout de même spéculative. Pourtant, n’importe quel conseiller politique aurait pu prévoir que de verser 10,5 millions à Khadr allait fortement diviser les Canadiens (voir le sondage Ipsos Reid ). Il aurait été bien plus facile politiquement de passer la patate chaude au système de justice. Trudeau s’est d’ailleurs vanté à de nombreuses reprises de...

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Lettre à ceux qui font reculer la droite – Laurent Proulx

Cet article est en deux parties, soit une réponse au texte de Jessie McNicoll du 27 mai et ensuite une lettre ouverte de ma part. Concernant l’article de Jessie McNicoll Dans sa plus récente chronique, Mme McNicoll s’inquiète de la direction que prend le PAH depuis l’arrivée de David Chabot et moi à sa direction. Elle ne comprend pas pourquoi nous avons mis un terme aux chroniques d’un certain Kevin Berrigan et que le prof Reynald DuBerger nous a quittés. Elle y va aussi de son analyse de l’Islam pour justifier les positions de M. DuBerger. Jessie McNicoll fait partie des gens qui réussissent à faire valoir leur point sans insulter personne et c’est pourquoi nous sommes toujours heureux de publier ses chroniques intégralement, même lorsque ladite chronique constitue une critique directe envers la direction du PAH. Tout peut être questionné, argumenté, critiqué au Prince Arthur Herald. Absolument tout. Toutefois, aucune attaque personnelle, adjectif blessant, écart de langage et autre «bouette» ne seront tolérés sur nos pages. De plus, le modèle «safe space» par et pour la droite» est passé date. Un journal où tout le monde pense pareil et se gratifie de tapes dans le dos réciproques ne fait avancer personne. Et maintenant, la lettre  Je m’appelle Laurent Proulx et je suis orphelin politique sur la scène provinciale au Québec. Pourquoi? Parce que je suis de droite. Je suis en faveur de plus de privé en santé, pour un allégement réglementaire pour les petites entreprises, je pense qu’actuellement les riches font leur juste part, les finances publiques m’inquiètent, je trouve que l’État s’octroie des rôles qu’il devrait laisser à d’autres vu qu’il est loin d’être un champion de la saine gestion. Je trouve aussi que les syndicats s’inscrivent trop souvent en frein à l’avancement du Québec et que...

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