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Julie Texane Lesage

En Août 2003, Julie et son conjoint se marient pour pouvoir partir vers le Texas, ce qu’elle décrit comme étant le meilleur “move” de sa vie! En 2013, elle publie “Vivez l’Expérience Américaine” qui connait un succès retentissant.

Pourquoi la ville de Houston ne pouvait pas être évacuée

Coincée dans notre voiture sur un viaduc pendant des heures sous un soleil étouffant, j’allaite mon bébé. Les voitures sont immobilisées parce que des millions de personnes quittent la ville. Plusieurs manquent d’essence et bloquent la route. Je suis là avec un bébé de trois mois, ma fille handicapée et mon conjoint venant de recevoir des traitements de chimiothérapie. C’est en 2005, lors de l’ouragan Rita. Un ouragan monstre qui venait nous visiter juste après Katrina. Les résidents de la région de Houston ont eu peur, ils ont décidé de fuir. En se dirigeant vers l’ouest pour essayer d’atteindre la ville de Victoria, nous sommes immobiles. L’inquiétude grandit. Est-ce que l’ouragan nous passera au-dessus de la tête? Nous avons un peu d’eau et de nourriture. Il fait 40 degrés Celsius. J’utilise les couches de ma fille pour uriner, pas facile d’être une femme! Nous atteindrons Victoria treize heures plus tard. Un trajet qui prend généralement deux heures. Nous trouvons un endroit pour se loger. Mon aînée fait de la fièvre, elle a un coup de chaleur. Nous regardons les nouvelles à la télé en faisant des plans futurs. La prochaine fois, on restera à la maison Les gouvernements locaux ont peaufiné leur plan de secours. On ne veut plus d’un autre Rita. Depuis 2005, nous avons survécu à Ike, en 2008, ou nous avons mis notre plan en action. Nous avons décidé de braver la tempête, ce qui nous a permis de sauver notre maison. Ensuite Edouard, Cindy, Bill etc. s’annoncent. Les gens s’organisent et les écoles ferment. Les résidents sont laissés un peu écouettés et un tantinet humides. La réalité c’est que les Texans ne se redressent plus la tête pour une tempête tropicale. Donc, lorsqu’à la météo, ils ont mentionné la possibilité de recevoir Harvey, la tempête...

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La meute, le pendant québécois du KKK?

Continuez de crier au secours pour toutes ces banalités et lorsque vous aurez réellement besoin d’aide, personne ne viendra à la rescousse. La surutilisation du mot « racisme » redéfinie la connotation de celui-ci. Le groupe La Meute en sait quelque chose. Leurs efforts sont entachés de négatif. Dans les médias, ils sont dépeints comme étant racistes et une copie québécoise du KKK. Vous saviez que du vomie ça peut se lire? C’est ce que je lis depuis quelques temps dans les médias traditionnels. De nos jours, le racisme est devenu le mot populaire pour décrire tout questionnement, toute incertitude et toute méfiance reliée de prêt ou de loin aux gens d’une autre race. Le racisme n’est plus un sentiment d’intolérance ultime aux gens de « couleurs » sans se soucier de leur statut social, leur sexe, leur religion, leur culture. Le racisme est maintenant l’opposition aux caractéristiques non raciales si celles-ci proviennent d’individus d’une autre race. Est-ce que le KKK a émergé au Québec? Est-ce que l’on doit s’en méfier? Je vous avoue que je n’y croyais pas vraiment. Même ici, aux États-Unis, la pensée dites « White Supremacist » est très marginale. Il existe plusieurs groupes haineux nommés par le Southern Poverty Law Center (SPLC), une organisation à but non lucratif qui défend les droits civils et les litiges d’intérêts publics, entre autres les groupes racistes. Par contre, certains de ces groupes ont été injustement inclus dans la liste des groupes haineux parce qu’ils plaidaient la protection de la race blanche et non pas nécessairement l’abolition des non-blancs. Est-ce qu’un peut exister sans l’autre? Une question qui pourrait faire le sujet d’un article tout entier. Le Klu Klux Klan Le KKK est sans doute le plus connu. Il compte entre 5000 et 8000 membres. C’est si peu lorsqu’on se rappelle que le International...

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Les Haïtiens doivent rester aux États-Unis

La plupart des visas de travail octroyés aux États-Unis sont temporaires. Mon conjoint et moi sommes arrivés ici avec un visa d’une durée d’un an seulement *.  Mon conjoint était autorisé à travailler pour UN SEUL employeur. Pour ma part, je n’avais aucun droit de travailler. Nous avons renouvelé le visa (qui est en fait un statut spécial pour les citoyens canadiens et mexicains selon l’accord de libre-échange) une seule fois en sortant des États-Unis vers le Mexique et nous nous sommes jurés que c’était la dernière fois qu’on le faisait.  Les douanes du Mexique n’ont rien à voir avec le paysage paradisiaque de Cozumel ou de Cacun. Nous avons fait notre demande de carte verte que nous avons reçue en trois mois, un temps record, je dois vous avouer. Donc, les Haïtiens reçus ici après le tremblement de terre de leur pays natal, ont eu sept ans pour demander, comme nous, un statut transitoire ou encore la carte verte. Est-ce encore la faute de Donald Trump? Non. L’administration Obama avait, en septembre 2016, déclaré qu’elle recommencerait la déportation des immigrants illégaux en provenance d’Haïti. Les Haïtiens qui bénéficient d’un statut de protection pouvaient rester au pays. Par contre, l’administration d’Obama a dû intervenir en septembre 2016 parce qu’une vague d’Haïtiens entrait aux États-Unis et les autorités ne pouvaient pas utiliser la voie rapide de déportation normalement appliquée. C’est Jeh Johnson, secrétaire à la Sécurité Nationale, qui a déclaré que les conditions en Haïti: “improved sufficiently to permit the U.S. government to remove Haitian nationals on a more regular basis.” « Ce sont améliorées suffisamment pour permettre au gouvernement des États-Unis de déporter les Haïtiens sur une base régulière. » Cela ne s’adressait pas aux obtenteurs de statuts de protection mais ça a tout de même donné le ton à la...

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Se vider l’utérus au nom de la liberté

Je ne m’étais jamais posé de question sur ma position sur l’avortement. J’avais l’impression que c’était une bataille gagnée pour la cause de la femme. J’étais probablement contente d’avoir le sentiment de contrôler mon propre moi-même et tout ce qui en découle. Ça c’était avant d’immigrer aux États-Unis. Au départ, j’avais beaucoup de difficulté à comprendre les groupes pro-vie. Leurs accusations étaient assez radicales : VOUS ÊTES DES MEUTRIÈRES! J’en suis venue à connaître personnellement ces personnes et à écouter leur discours. Ma position actuelle? Je suis pro- choix avec un bémol. Notre lien d’attachement avec le fœtus Nous, les Québécoises, avons une relation très détachée du bébé que nous « hébergeons ». En discutant de la question avec mes concitoyens, j’ai cru remarquer que notre sentiment de satisfaction à pouvoir contrôler notre corps est plus important que la vie en nous. C’est difficile à expliquer mais disons que pour nous, l’importance du fœtus est proportionnellement reliée au désir qu’on lui porte tandis que les pro-vie priorisent le futur de cet amoncellement de cellules. Une définition claire Le débat sur l’avortement ne sera jamais terminé parce qu’il ne repose pas sur une base scientifique. -Nous savons depuis longtemps à quel moment le fœtus est conçu. -Nous savons depuis très longtemps à quel moment le cœur du fœtus commence à battre. -Nous savons depuis longtemps à quel moment le fœtus peut respirer de lui-même. -Nous savons depuis encore plus longtemps à quel moment le fœtus se sépare de la mère pour devenir un être à part entière. Nous connaissons tous ces faits scientifiques et pourtant, nous sommes très loin d’une entente. Les désaccords viennent tout d’abord d’un échec à instaurer une réponse claire et unanime à cette question : À quel point de son évolution un fœtus devient un individu légal? Qui a raison?...

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Les musulmans : nos alliés secrets

En écoutant les discours de mon nouveau président, Donald Trump et de la candidate à la présidence de la France, Marine Le Pen, je fais des comparaisons. On nous parle énormément de protectionnisme. La droite semble se régaler à jouer à la police. Selon eux, les citoyens ont besoin de protection entre autre contre les terroristes. Mais qui sont ces terroristes? Avec tout « l’Intel » à leur disposition, ils ont pu restreindre le cercle juste assez pour nous indiquer que l’on doit se méfier des méchants musulmans. La plupart des attentats terroristes sont orchestrés par des groupes islamiques. Donc, la solution simple : bannissons les islamistes. Face à ce genre d’analyse, j’ai deux explications plausibles: soit les élus ne sont pas les crayons les plus aiguisés de la boîte ou soit ils ont un agenda. Parce que s’ils avaient pensé plus loin que le bout de leur nez, ils sauraient que la majorité des musulmans est inoffensive et que les groupes terroristes utilisent la religion pour arriver à leurs fins. Il n’y a rien de mieux que de trafiquer une croyance pour se construire une armée de fidèles. Ça me fait tellement penser au discours de Burl Cain, ancien directeur de la prison Angola en Louisiane, qui avait dû s’expliquer aux gens qui dénonçaient le fait qu’il avait intégré la religion chrétienne à l’intérieur des murs pour calmer les troupes. On lui reprochait d’exclure les autres cultes religieux. Il avait répondu que pour remettre l’ordre, il devait répandre une certaine morale et que la religion est la façon la plus facile et rapide de le faire… peu importe la croyance.Même chose pour le terrorisme. Vous pouvez manipuler la religion comme bon vous semble et il y aura toujours des adeptes. L’islam est la religion la plus en expansion dans le monde. Les...

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