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Joël Chassé

Migrants : l’indigence intellectuelle du Premier ministre – Joël Chassé

Le dossier des migrants syriens et celui plus récent de ceux se présentant au poste frontalier de Lacolle a déjà fait couler beaucoup d’encre. Certains sont pour un accueil tous azimuts, d’autres sont pour une fermeture de la frontière. Dans un cas comme dans l’autre, cet enjeu soulève encore une fois des préoccupations sur la capacité d’accueil du Québec et les balises du vivre ensemble. Ce texte ne prendra pas position, mais s’intéressera au devoir politique de ceux qui nous gouvernent. Ce matin du 15 août alors qu’il annonçait le candidat à la succession de Sam Hamad dans la circonscription de Louis-Hébert, le premier ministre a accusé les chefs des deux principaux partis de l’opposition, Jean-François Lisée et François Legault, de susciter la mobilisation des groupes d’extrême droite dans le dossier des migrants. Philippe Couillard a même déclaré de façon mensongère que Lisée et Legault voulaient construire un mur sur la frontière canadienne juste avant d’affirmer que son « rôle c’est de répondre à ça par des paroles de sagesses, d’équilibre et surtout, par la vérité »… Depuis 2007, le débat sur les accommodements raisonnables divise les Québécois sans qu’aucune loi ne soit adoptée par nos élus québécois. Rappelons que depuis cette période le Parti libéral du Québec a été au pouvoir  109 mois sur 128. La dernière élection générale de 2014 a en même fait un thème central en s’articulant autour de la Charte des Valeurs. Le slogan du Parti libéral du Québec : Ensemble, on s’occupe des vraies affaires. Lors de cette campagne, une des promesses de Philippe Couillard était légiférer dans la première année de son mandat sur la question. À la moitié de la 3ème année du mandat du gouvernement libéral, aucun encadrement n’a été adopté. Pire, le consensus social issu de la Commission Bouchard-Taylor a...

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Sans convergence, quel avenir pour les souverainistes-progressifs? – Joël Chassé

Pierre Moreau, président du Conseil du Trésor, à Robert Poéti, dans le couloir souterrain entre le complexe H (Le Bunker) et l’Assemblée Nationale le 3 mai 2017 « Fais toi s’en pas Robert, on est là (au gouvernement) pour un bout. La CAQ et le PQ sont tellement pas bons, tu vas avoir le temps de revenir au Conseil des Ministres. » Stéphane Billette à Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture, lors de l’étude des crédits des Pêcheries le 4 mai 2017 « M. le Ministre vous avez mis en place le Plan de la relève agricole à votre 1er, 2ème ou 3ème passage au ministère (rires dans l’équipe libérale), et donc ce programme fut renouvelé pour une période de trois ans. » Ces deux anecdotes dont j’ai été témoin dans le dernier mois sont futiles, mais témoignent d’un mal qui ronge le Gouvernement du Québec. Certains l’appelleront « l’arrogance libérale », par soucis d’avoir un peu d’objectivité, je l’appellerai « l’usure du pouvoir ». Est-ce normal que les mêmes personnes dirigent le Québec depuis 15 ans ? Est-ce normal que ceux-ci abordent leur poste de ministre tel un simple job ? Est-ce bon pour une démocratie ? M. Geoffrey Kelley, un gentleman, est ministre des affaires autochtones depuis 2007. Pensez-vous qu’il se réveille le matin avec le couteau entre les dents ? Si vous le pensez, je vous invite à visionner l’étude des crédits 2017-2018… Donc, nous avons un gouvernement sur le pilote automatique qui dirige le Québec en faisant fie des tensions qui lui sont payantes politiquement et en encourageant le statut quo autant au niveau constitutionnel qu’au niveau démocratique. Quoi faire alors ? Jusqu’à dimanche, la réponse était : CONVERGEONS ! Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que mon but n’est pas d’abattre tout le poids de l’échec de la convergence sur la...

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