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Francois Picard

Quand nos élus n’écoutent pas le peuple

Le 29 juillet dernier, le SIAF voyait le jour. Vous pouvez maintenant “immatriculer” vos armes à feu, ce qui deviendra obligatoire d’ici un an, faute de quoi, un constat d’infraction pourra être émis et l’amende varie entre 500 et 5000 dollars. Ce qui est le plus marquant, c’est l’opposition à cette loi qui s’est accentuée suite à la mise en vigueur du service d’immatriculation des armes à feu. Plusieurs personnes, qui étaient sur le mode passif, se sont mises en mode actif sur le net. Oui, plusieurs dormaient au gaz. Sur la page Facebook de Martin Coiteux, on pouvait lire le mécontentement des internautes et ceux-ci s’en donnaient à cœur joie de dénigrer la position de l’actuel gouvernement face au SIAF. Je dois vous rappeler que monsieur Coiteux est le ministre de la Sécurité publique, donc le ministre responsable de l’implantation du SIAF. Je dois aussi vous rappeler que les 125 députés ont voté en faveur du registre, sauf à sa version finale, ou 7 députés de la CAQ ont voté contre. Et bien sûr, la seule députée indépendante de l’époque, Mme Sylvie Roy qui avait quitté la CAQ et qui a déposé la pétition de 58 500 signataires contre le projet de loi 64, avait rejeté cette législation. Cependant, ce vote libre au sein de La Coalition avenir Québec n’a aucunement fait changer sa position qui est favorable à un tel registre. Avec le fait que Sylvie Roy n’est plus à l’Assemblée nationale, nous sommes actuellement encore avec 125 députés favorables au registre alors que 58 500 personnes ont signé une pétition contre ce registre. J’étais présent à l’Assemblée nationale lors du dépôt de la pétition. Cette pétition n’était pas la seule à être déposée. Nous pouvions voir les députés applaudir le dépôt de chaque pétition, bien sûr...

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Entre vos convictions, leurs paradoxes, dieu et la charte

Le 14 novembre dernier, le coroner Luc Malouin publia son rapport sur ses conclusions sur la mort de Mme Éloïse Dupuis, cette jeune mère Témoin de Jéhovah qui mourut le 12 octobre 2016 suite à son accouchement et au refus à cinq reprises d’une transfusion sanguine, qui n’aurait pas nécessairement sauvé la vie de la jeune femme selon le coroner. Suite à la publication de cette nouvelle, j’ai pu voir, sur les médias sociaux, un clivage très évident entre deux camps; ceux qui respectent le choix de Mme Dupuis et ceux pour qui son choix est incohérent. Donc les médecins ont le devoir d’imposer la transfusion sanguine. Ce qui fut pour moi le plus surprenant, c’est de constater le paradoxe de ces deux camps. Ceux qui voulaient que l’on respecte son choix de prendre le risque de mourir sont, pour la plupart, des gens farouchement opposé à l’euthanasie et ceux qui veulent que l’on impose aux témoins de Jéhovah la transfusion sanguine sont des gens en faveur de l’euthanasie….. Paradoxale? Oui et non. Avant tout, il faut se poser la question; À qui appartient la vie de Éloïse Dupuis? À elle. La société et notre système de santé ont-ils le devoir de lui sauver la vie ? Oui si la personne dont la vie est en jeu le veut. Alors pourquoi certaines personnes veulent-elles tant que cette personne reçoive une transfusion sanguine? La réponse est simple. Ces gens n’ont aucune croyance en Dieu, donc le prétexte de la conviction religieuse n’a pas sa place. Ce n’est pas mon avis. L’article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés garantie ce droit inaliénable, sauf si la clause nonobstant est réclamé, mais celle-ci ne peut qu’être évoquée que temporairement. Que l’on soit en accord ou pas avec son choix, la Charte...

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Sommes-nous une nation de BS?

Oui, j’ose poser la question. Sommes-nous une nation de BS, de Bougons, d’assistés sociaux, de dépendants des autres, en bref, de gens qui vivent au crochet des autres? Pourquoi poser la question aujourd’hui? Parce qu’un événement dans l’actualité m’a obligé à repenser à cette question. La semaine passée, TransCanada annonça la fin du projet Énergie-Est qui avait pour but de créer un pipeline entre l’Alberta et le Nouveau-Brundswick. Une panoplie d’élus fédéraux, mais surtout provinciaux et municipaux s’est réjouie de la décision de TransCanada d’abandonner le projet. Mon prix « navet » va à Denis Coderre qui a pourfendu ce projet pour des raisons de « risques écologiques » alors que celui-ci a autorisé le déversement de huit milliards de litres d’eaux usé dans le fleuve. La réponse des politiciens de l’Ouest fut rapide et cinglante. Brad Wall, premier ministre de la Saskatchewan, y est allé d’une attaque personnelle. « C’est une bonne chose que l’hypocrisie de M. Coderre n’ait pas besoin d’un pipeline pour être véhiculée, car elle serait très grosse et sa construction ne serait jamais approuvée ». Rachel Nothley première ministre néo démocrate de l’Alberta s’est dite « profondément déçue » de la décision de TransCanada. Mais la palme des réponses est venue de Jason Kenney, chef du Parti conservateur uni de l’Alberta. En entrevue avec Éric Duhaime et Myriam Segal, il a affirmé vouloir tenir un référendum, s’il prend le pouvoir en 2019, afin de soustraire les dix milliards qu’apporte l’industrie pétrolière albertaine à la péréquation dont le principal bénéficiaire est le Québec. Dix milliards, ça représente quoi pour le gouvernement québécois? Prenez en perspective que selon le budget 2017-2018, la province de Québec prévoit dépenser 106.3 milliards de dollars, ce qui fait une amputation de plus ou moins 10% de notre budget annuel. Si l’on compare avec certains services, le...

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Qui est le lobby canadien des armes à feu?

Qui est le lobby canadien des armes à feu? Je vous pose la question car la plupart des Canadiens ne savent même pas quelles sont les associations qui défendent les propriétaires d’armes à feu. Le 3 juillet dernier, le maire de Québec n’a même pas été capable de le ou plutôt les nommer.  Il s’est senti obligé de nommer la NRA, le seul lobby qu’il connaît comme la plupart des Canadiens. La raison pour laquelle tous connaissent la NRA est que ce groupe défend sans compromis les droits des Américains à posséder des armes à feu. Plusieurs connaissent le groupe d’opposition au registre québécois « tous contre un registre québécois des armes à feu », mais cet OSBL n’est même pas un lobby à proprement dit, mais bien un groupe d’opposition à un seul enjeu. Après trois tentatives de demande de sursis afin que la loi 64 n’entre pas en vigueur, la contestation de la loi 64 par la National Firearms Association, via leur avocat Guy Lavergne, le 5 et 6 septembre devant le juge Lukasz Granosik, va de l’avant à la Cour supérieur du Québec. Dans ce contexte, je jugeais opportun de faire un portrait du lobby canadien des armes à feu. Premièrement, avant de commencer, j’aimerais remercier Blair Hagen, V-P de la NFA et Tracey Wilson de la CCFR d’avoir répondu soit entièrement ou partiellement à mes questions. 1- La « National Rifle Association ». (association canadienne pour les armes à feu) La NFA compte 70 000 membres à travers le Canada, emploi un lobbyiste, Fred Delorey de Delorey & Associés, un ancien organisateur du Parti conservateur et conseiller du premier ministre Stephen Harper. Cette organisation est née à Ottawa en 1978 pour lutter contre le projet de loi C-51 du gouvernement de Pierre-Elliot Trudeau. C-51 est le projet de loi...

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Philippe le fermier et ses épouvantails

Il était une fois un fermier appelé Philippe. Philippe, grand descendant de la famille libérale, se devait de cultiver le vote de façon périodique à tous les 4 ou 5 ans. Cependant, Philippe avait un grave problème.  Son épouvantail nommé souveraineté ne fonctionnait plus, car le principal ennemi de ses récoltes, le Péquiste Bleu, avait décidé de changer ses mœurs et ignorer l’épouvantail, du moins, pour la première récolte qu’il volerait au fermier Philippe. Une nouvelle vermine était aussi en train de faire de grands ravages à ses champs; L’autruche Caquetteuse. L’autruche caquetteuse était un animal qui suivait les grands vents et ces vents avait amené le voilier sur sa terre. Et oui, l’autruche caquetteuse risquait grandement de faire en sorte que le fermier ne puisse ramasser plus de la moitié de ses 125 champs, nombre nécessaire afin de pouvoir payer son hypothèque. De plus, le fermier a vu sur une quarantaine de ses terres, lors de ses deux dernières récoltes, un spécimen d’Avem conservatus. L’Avem Conservatus avait disparu des terres de la famille libérale québécoise depuis 1935. Cependant, tous ses voisins, autant à l’Est qu’à l’Ouest, ses cousins libéraux, se faisaient souvent « scrapper » leurs récoltes par ce spécimen courant, sauf en ses terres. Sachant cela, il n’y avait pas de chance à prendre, ça prend un nouvel épouvantail qui pourrait aussi faire fuir cet oiseau de ses terres. En faisant ses recherches, Philippe le fermier trouva un épouvantail qui semblait parfait afin de sauvegarder ses récoltes : l’épouvantail de l’extrême droite. Peut coûteux, courant présent ailleurs dans le monde, cet épouvantail a aussi un dangereux parasite qui se colle à lui; l’Antifa. L’Antifa avait détruit sa récolte de 2012 en se faisant aussi appeler « carré rouge ». Cependant, avec cet épouvantail, l’antifa avait de quoi se nourrir, ne détruirait aucunement...

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