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Éric Lanthier

Commentateur médiatique sur les ondes du 92.7FM\Ottawa; 760AM\Champlain-Montréal et sur le 96.9\Lévis

Les états généraux sur la santé attendus de pied ferme

Le premier parti politique qui proposera l’établissement d’états généraux sur la santé montrera aux Québécois que la santé est une valeur fondamentale de notre société.   Récemment, des infirmières témoignaient qu’elles étaient à bout de souffle. En même temps, le gouvernement est sur le point de concocter une entente avec les médecins spécialistes du Québec, susceptible de dépasser les 5 milliards de dollars. Ainsi, des personnes âgées souffrent de maltraitance, des infirmières sont à bout de souffle, des malades doivent se rendre à Cuba pour se faire soigner, sans compter qu’à l’hôpital de Hull, pour ne citer que cet exemple, les patients doivent attendre trois années pour enfin être suivis par un médecin spécialiste en apnée du sommeil. En fait, cela n’est que la pointe de l’iceberg. Comme le disait feu Jean-Guy Moreau : « Notre système de santé est malade ». Pour le remettre sur pied et lui permettre de reprendre de la vélocité sans avoir recours à une chaise roulante, nous avons besoin d’un gouvernement qui établira des états généraux. Les états généraux étaient, avant la Révolution française, en 1789, des rassemblements d’intérêt public qui impliquaient des représentants du clergé, de la noblesse et du tiers état, celui-ci étant composé de paysans, d’ouvriers et de bourgeois. Ils étaient des contribuables du régime qui avait précédé la Révolution. La monarchie consultait ces trois groupes dans le seul but de faire bonne figure. Elle voulait faire montre d’une légitimité d’esprit apparente lorsque venait le temps de prendre des décisions. Évidemment, même si, technologiquement, les sociétés occidentales ont évolué depuis 1789, nous sommes à même de constater que plus ça change, plus c’est pareil. Aujourd’hui, le concept d’états généraux fait référence à des consultations qui visent l’intérêt public vis-à-vis une sphère d’activités ou un service. Au Québec, nous en avons eu sur l’éducation,...

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Oser rêver le préscolaire du futur

Je vais vous faire part d’une vision audacieuse de l’avenir du préscolaire québécois. La voici : former des parents à donner le goût d’apprendre à leur enfant de quatre ans.   Tous ne sont-ils pas pour la vertu ? Bon nombre d’entre nous souhaitons offrir à la génération qui nous suit une société meilleure que la nôtre. Pour y parvenir, la Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite universaliser la maternelle à 4 ans et qu’elle soit accessible pour tous sans la rendre obligatoire pour tous. La Fédération autonome des enseignants (FAE), pour sa part, veut uniformiser le système de prématernelle et maximiser les services dans celles à mi-temps ainsi que dans celles à temps plein. Je propose, pour ma part, que l’État forme les parents à préparer leur enfant à l’apprentissage, à développer chez lui le goût d’apprendre et à découvrir les trésors du savoir. De son côté, le Parti conservateur du Québec (PCQ) désire que l’État redonne aux parents le choix du type d’encadrement qui convient le mieux, selon eux, à leur progéniture, un centre de la petite enfance, une garderie privée ou une garderie familiale. Former à préparer l’enfant Si l’État investissait dans la formation des parents pour qu’ils soient en mesure de préparer leur enfant à aimer apprendre, le décrochage scolaire diminuerait énormément. Qui d’autres que les parents sont mieux placés pour stimuler la curiosité et le désir d’apprendre chez leur enfant? Grâce aux spécialistes dont nous disposons aujourd’hui, aux outils pédagogiques et aux moyens technologiques, il devient facile de former les parents à distance. Tout ce qu’il manque, c’est la volonté de l’État. Le temps et le lieu ne sont plus des obstacles à la formation des parents. Données en ligne, ces formations pourraient être suivies au moment qu’il convient à chaque parent concerné. Ces formations...

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Enseigner la galanterie et valoriser le respect

Si elle était à la fois enseignée comme une marque de virilité masculine et de respect envers le sexe féminin, la galanterie changerait les rapports hommes-femmes.   D’abord apparue au 12e siècle, la galanterie s’est manifestée sous différentes formes. En France, au 17e siècle, elle a été popularisée, et par la suite, on l’a chargée de diverses connotations. Parfois pratiquée pour la forme, souvent pour la séduction, elle était, néanmoins, une façon de mettre en valeur la personne qui en était l’objet. La galanterie a été instituée, originalement, pour les chevaliers en herbe afin qu’ils se démarquent des paysans. On voulait qu’ils apprennent à idéaliser une seule femme et à lui montrer du respect. Le but de cet exercice ne visait pas directement la déférence envers la femme, mais plutôt l’amélioration du service du chevalier auprès de son maître. D’ailleurs, un fait intéressant ressort de cette nouvelle éthique chevaleresque, c’est que le respect à l’égard de sa prétendante produisait chez le chevalier plus de maîtrise de soi. Dans la foulée du vaste mouvement de dénonciation de la part des femmes que nous connaissons ces derniers temps, n’est-ce pas ce que ces dames attendent de la part de leurs gentilshommes? Le respect? Virilité et respect C’est pourquoi, au 21e siècle, pour que chacun en ait pour son compte, la galanterie devrait connoter une qualité propre à chacun des deux intervenants. À l’initiateur, on attacherait à sa conduite la virilité et à la réceptrice, la dignité, la valeur de sa personne. Ainsi, chacun recevrait sa récompense qui viendrait avec le geste. Enfin, si la virilité masculine passait par la galanterie, on verrait inévitablement un grand respect de la femme découler du retour de cette éthique, que l’on adapterait, bien sûr, au contexte de nos sociétés contemporaines. Arts et éducation Pour parvenir...

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Élection Québec 2018 : victoire d’un parti ou celle de la démocratie

Il est possible que la Coalition Avenir Québec (CAQ) forme le prochain gouvernement du Québec. Sera-ce la victoire de la démocratie ou du parti ? C’est là tout l’enjeu politique. Le problème au Québec, c’est que nous devons continuellement choisir le parti le moins pire, pour se rendre compte qu’une fois élu, il n’offre pas ce à quoi nous nous attendions. S’il veut sortir de cette boucle interminablement décevante, le Québec doit voir se lever des mouvements citoyens de plus en plus nombreux qui réclameront auprès des gouvernements ce qu’ils désirent et ce qu’ils ont besoin. Même si les derniers sondages se sont révélés en faveur de la CAQ, les Québécois ne veulent pas nécessairement de ce parti. Ce qu’ils veulent, c’est de se débarrasser des libéraux sans pour autant devoir élire le Parti québécois. En réalité, un grand nombre de citoyens ont envie de changer l’air du salon bleu. Comme le disait Mario Dumont à Chicoutimi en 1998 : « Il est temps qu’on change l’air de l’Assemblée nationale, qu’on ouvre les fenêtres pour aérer le salon bleu afin qu’il s’ouvre à un vent de fraîcheur. » Il faisait référence aux vieux partis et à l’alternance du pouvoir entre le Parti québécois et le Parti libéral. Maintenant, est-ce que les Québécois veulent changer pour changer ou croient-ils véritablement que le programme de la CAQ est ce qu’il y a de mieux pour le Québec ? François Legault est un fin renard, il sait quoi dire et quoi taire pour tirer son épingle du jeu. Plus il sera vague sur les enjeux épineux, moins il risquera de déraper. Sa stratégie sera simple : nous marteler le cerveau par les grands axes de son programme, la modernisation de l’État, la Charte des contribuables, la réduction de l’attente en santé et la laïcité de l’État....

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Réinventer le concept de commissions scolaires, un beau cadeau de Noël

Si le gouvernement actuel avait le courage de limiter le nombre de commissions scolaires à 25 et d’abolir le concept de taxes scolaires, les Québécois se mettraient à croire au père Noël. Puisque saint Nicolas n’existe plus et que le père Noël n’est qu’un personnage imaginaire, l’abolition de la taxe scolaire et la réduction massive des commissions scolaires ne figurent pas dans le radar du gouvernement. Tout ce qu’il nous reste, c’est le droit de rêver à ce qu’un jour, l’argent des contribuables serve à former une relève de qualité. Ce serait beau de voir une génération de jeunes stimulée intellectuellement, devenue socialement responsable et équipée pour améliorer la qualité de vie de l’ensemble des Québécois. Un concept obsolète Le faible taux de participation des Québécois aux élections scolaires prouve que le concept de commissions scolaires est dépassé. La démocratie a parlé, ce modèle du siècle dernier ne lui dit plus rien. Là où la démocratie doit s’exprimer, c’est sur le terrain. Là où les parents ont besoin de se mobiliser, c’est dans l’école et non au sein d’une structure administrative éloignée de la réalité. Plutôt que de se contenter qu’une faible minorité élise des commissaires, l’ensemble de la population devrait s’investir dans les écoles. Chaque communauté regorge de talents et de ressources. Il serait tellement plus judicieux que ces richesses concourent au développement de la nouvelle génération. Réduire pour réussir Pour que ce rêve s’accomplisse, nous avons besoin d’un véhicule souple et surtout efficient. Subséquemment, il est impensable d’améliorer notre système scolaire sans passer par des changements significatifs. L’abolition des taxes scolaires et la réduction massive des commissions scolaires permettraient au gouvernement de faire un ménage au ministère de l’Éducation. L’État n’aurait pas d’autre choix que de couper dans les structures et dans les dépenses administratives pour concentrer...

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