Fil de presse
EN
Pages Menu

Éric Lanthier, M. Éd.

L’agenda caché de la charte

Le projet de loi 60, appelé « Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement », est un piège pour les Québécois. Il est temps de dénoncer l’agenda caché de cette charte avant qu’il ne soit trop tard. Malheureusement, les instigateurs du projet de loi 60 n’ont pas tout dit au sujet de La Charte. Les Québécois ne réalisent pas qu’elle dispose d’une clause perverse. Cette clause confère à l’État un pouvoir d’assujettissement absolu. Ne croyez pas que La Charte ait pour but de freiner les écarts des extrémistes islamiques. Non, son objectif ultime est de museler toutes expressions religieuses au sein la société civile. C’est pour cette raison que l’approbation de cette charte doit recevoir l’appui de la majorité des Québécois avant qu’elle soit votée à l’Assemblée Nationale. Effectivement, La Charte donne au gouvernement le loisir d’assujettir toute activité religieuse à son humeur du jour. C’est exactement ce qu’affirme l’article 37 : « 37. Le gouvernement peut assujettir un organisme, un établissement ou une fonction à caractère public, ou une catégorie de ceux-ci, à l’application d’une ou de plusieurs des dispositions de la présente Charte. Il peut également fixer des conditions ou des modalités ». Le mot « assujettir » met en relief les intentions de Bernard Drainville. Pour bien comprendre l’ampleur et la portée de ce mot, allons voir comment les linguistes du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRT) le définissent. Selon le CNRT, le mot « assujettir » veut dire ceci : Imposer quelque chose soit en obligeant ou en contraignant, soit simplement en assurant l’immobilité et la stabilité de l’objet. Avec soumission aliénante, le plus souvent pénible. Assujettir un peuple à un autre, à une influence… Assujettir...

Read More

Un référendum sur le choix constitutionnel des Québécois

En 2015, le Québec n’a pas besoin d’un Référendum sur l’indépendance. Certes non, ce dont il a besoin c’est d’une affirmation claire. J’opte donc pour un Référendum sur le choix constitutionnel des Québécois. Je propose que le gouvernement en place demande aux citoyens quelle sera la position que le Québec devra défendre auprès du gouvernement fédéral. Fini la partisanerie constitutionnelle. Défendre une position constitutionnelle ne serait plus une démarche partisane, elle serait l’affirmation du peuple. Les citoyens pourraient donner à Québec un mandat clair de négocier avec le Fédéral. Ainsi, les Québécois pourraient proposer, par exemple : • l’autonomie des provinces dans un système confédéral; • le rapatriement des champs de compétences des provinces; • la séparation du Québec (en vue d’être reconnu à l’ONU au même titre que le Canada et les États-Unis); • le statut de département français; • le statut d’état américain; • le partenariat économique avec le Canada; • le système confédéral semblable à l’Union Européenne; • l’Accord du Lac Meech; • la société distincte; • le statu quo. Avec cette approche, le gouvernement fédéral ne pourra plus taxer l’Assemblée Nationale de défendre des intérêts partisans. Le Fédéral ferait donc face à la volonté des Québécois et non à la volonté d’un parti. Tous les partis politiques fédéraux auront comme obligation de prouver qu’ils peuvent offrir un bon gouvernement aux Québécois. Ils devront tous démontrer qu’ils considèrent les vrais intérêts des Québécois. En étant clair sur nos demandes, nous allons être en mesure de recevoir des réponses claires. Pour sa part, le gouvernement de l’Assemblée Nationale n’aura pas le choix, lui aussi, de défendre les intérêts des Québécois et ce, qu’il soit « Caquiste », Libéral, « Solidariste », Péquiste ou autre. Ce recentrage permettrait aux partis politiques, à leurs leaders ainsi qu’à leurs stratèges de se pencher sur...

Read More

Pourquoi les résolutions du nouvel an ne durent pas ?

Si on analyse les deux derniers gouvernements du Québec, force est de constater que leurs principales promesses ne se sont pas réalisées. Ainsi, en matière de résolutions, le bon peuple ne s’en tire guère mieux. Dans les deux cas on n’a pas les moyens de tenir ses promesses. Ce phénomène s’expliquerait-il par le fait que beaucoup de Québécois n’ont pas une propension intrinsèque à l’engagement ? C’est possible ! Mais pour ma part, je crois que le problème se situe indubitablement à un endroit bien précis : dans le cœur. Ainsi, une méconnaissance de mon intériorité risque de me disqualifier de tous vœux pieux. Si je cherche à combler un besoin, je détiens une plus grande motivation à poursuivre un changement significatif. À défaut, j’ajoute ou j’enlève; ce qui rencontre de manière malsaine, un besoin. Le besoin. Détenant plusieurs vides, mon cœur a besoin d’être vu, entendu, écouté, compris, isolé ou aimé. Il est incontestablement une machine à besoins. Par conséquent, la question la plus pertinente à se poser est la suivante : quel est mon besoin le plus criant ? C’est cette réponse qui dictera essentiellement ma démarche. Quoiqu’il soit possible que j’aie besoin d’un interlocuteur pour y parvenir, il n’en demeure pas moins que c’est bien là qu’est le nerf de la guerre.Le moyen. Après avoir découvert mon besoin le plus criant, je me pose une autre question : comment le combler ? Si mon besoin est de m’exprimer, je peux le satisfaire en m’ouvrant une page Facebook, en participant à un cercle de lecture pour exprimer mes opinions aux membres de ce groupe, etc. Si le moyen est trop lourd à gérer en termes de temps et d’énergie, je dois me demander si j’ai des activités qui nuisent à l’atteinte de cet objectif ou si je...

Read More

Le ministre Bolduc rate la cible

À moins d’un revirement spectaculaire, le ministre Bolduc ne détiendra certainement plus le portefeuille de l’éducation en 2015. Selon le Journal de Québec, Yves Bolduc s’enligne pour augmenter le nombre d’élèves dans les salles de classe. S’appuyant sur certaines statistiques, le ministre Bolduc est prêt à démotiver le personnel enseignant pour sauver de l’argent. Encore une fois il cible le mauvais moyen pour atteindre un objectif louable. En 2011, on parlait de 20% des enseignants qui quittaient la profession après 5 ans. En 2013, on parle de 31%. Le problème n’est pas de savoir si économiquement et si techniquement on peut arriver à un aussi bon résultat avec plus d’élèves. Non, le problème est que le ministre vient de démotiver ses troupes. Le ministre Bolduc rate vraisemblablement la cible. Pour réduire les dépenses, le ministre Bolduc a besoin de couper dans les structures, dans les comités inefficaces et dans les dédoublements administratifs. Pour que notre système soit plus efficient, les Commissions Scolaires devraient s’inspirer de la Fédération des Établissements d’Enseignement Privé (FEEP). La FEEP regroupe 190 écoles fonctionnant avec un maximum d’autonomie. De plus, la FEEP ne dispose d’aucun Commissaire élu aux frais des contribuables. De leur côté, les Commissions Scolaires regroupent en moyenne 35 à 40 écoles. La FEEP est en mesure de soutenir pratiquement 5 fois plus d’écoles dans leur mission éducative. On parle ici d’un modèle inspirant. En ne ciblant pas le bon secteur de coupures, le ministre Bolduc a démotivé plusieurs enseignants. Il aurait intérêt à démotiver les administrateurs qui n’ont qu’un seul but : maintenir un système sacré et dépassé. À défaut, Yves Bolduc sera relégué au ministère du tourisme, voire peut-être à devenir un excellent député de comté. Quoiqu’en décide le premier ministre Couillard, nous avons définitivement besoin d’un enseignant breveté à la...

Read More

Non à la majoration ! Oui à la redistribution ! Une question de justice et d’équité

Tout récemment, Francine Charbonneau, la ministre de la famille confirmait une rumeur qui circulait dans les corridors de l’Assemblée Nationale du Québec. Effectivement, les tarifs pour les services de garde seront majorés en fonction du revenu des familles concernées. Encore une fois, le gouvernement Couillard oriente mal ses réformes. Au lieu de se servir de cette période historique pour opérer une réingénierie de l’État efficiente, le gouvernement renvoie la facture aux contribuables. Cette majoration, en fonction du revenu familial, coûterait jusqu’à 2000$ par année de plus pour des familles bien nanties. Certains seront ravis de voir que les foyers les plus à l’aise vont contribuer davantage. Or, en réalité, les familles les plus prospères payent déjà plus d’impôt sur leurs revenus pour contribuer à leur juste part des frais encourus par ce service onéreux. En vérité, la solution ne se trouve pas dans la majoration mais dans la redistribution. Si on regarde de près les dépenses du gouvernement en matière de services de garde et qu’on les divise par le nombre d’utilisateurs, il en coûte à l’État tout près de 11 000$ par enfant par année pour conserver notre système de garde en vie. Il serait plus juste et plus équitable de remettre cette somme aux parents et de les laisser eux-mêmes décider ce qu’ils veulent en faire. Prenons par exemple une famille qui a 2 enfants, celle-ci recevrait directement, dans leur compte de banque, 22 000 $. Ce montant représente plus de 400$ par semaine. Avec un tel montant, chaque famille pourrait décider si leurs enfants seront gardés par un des parents, par la grand-maman, par une voisine ou par la garderie du quartier. Plusieurs Québécois croient, tout comme moi, que ce n’est pas à l’État de mettre sur pied un service lourd, coûteux et restrictif. Non, le...

Read More
Page 5 of 7« First...34567