Fil de presse
EN
Pages Menu

Éric Lanthier, M. Éd.

Pour une démocratie directe : un référendum sur les valeurs québécoises…

Au lieu d’imposer des valeurs aux Québécois, consultons la population pour connaître les valeurs qu’elle chérit. Le Parti Québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ) veulent imposer leurs valeurs au Québécois. À l’heure actuelle, les partis d’opposition n’ont rien de rassembleur à proposer, sinon un projet qui suscite la confrontation. C’est pourquoi j’opte pour un référendum sur le choix des valeurs québécoises. Le Québec est à la croisée des chemins, il a besoin de se définir et mettre des mots sur son identité. Nous ne sommes pas un département français, nous ne sommes pas un état américain, nous sommes une nation francophone nord-américaine qui se distinguera non seulement par une langue et par une culture mais surtout par des valeurs communes. Nous sommes donc parvenus à un rendez-vous historique. Ce rendez-vous n’est pas l’accession à l’indépendance parce que les Québécois ne veulent pas d’un Québec plus restrictif, plus contrôlant et éloigné de ses valeurs fondamentales. Nous sommes arrivés au point où nous avons besoin de nous définir. Ainsi, plus nos valeurs communes seront claires, plus nous attirerons des gens qui aspirent à ce que nous prônons.   Je suis convaincu qu’un référendum sur les valeurs québécoises nous permettrait de faire le point sur les cinq valeurs qui sont les plus largement partagées par la base de cette nation. Sur ces valeurs, nous bâtirons une nation rassembleuse, inspirante, culturellement distincte et ouverte à tous ceux qui veulent y contribuer. De cette façon, le « nous » sera inclusif. À défaut, dans dix ans d’ici les Québécois de toutes origines sentiront qu’ils font partie d’une culture internationalement commune de langue française. Pour ma part, je crois fermement qu’on peut être originaire de l’extérieur et se sentir québécois. Le problème c’est que les Québécois ne savent pas ce que c’est que d’être...

Read More

Montrez-moi l’Acte Constitutionnel du Québec avant que je dise : OUI

Avant de voter pour faire du Québec un pays, j’aimerais savoir : à quoi ce pays ressemblera-t-il ? Avec un Acte Constitutionnel du Québec, les Québécois pourraient savoir à quoi va ressembler un Québec souverain. Ils seront capables de voter en faveur ou non de ce pays et ce, en toute connaissance de cause. Sans cet Acte Constitutionnel, à quoi bon se donner un pays ? On ne sait même pas s’il va nous plaire ou non. Avant de me marier, j’ai fréquenté mon épouse. Je voulais savoir si nous étions faits l’un pour l’autre. Avant d’acheter un véhicule, j’ai pris connaissance du produit, je l’ai fait inspecter. J’ai fini par l’acheter en toute connaissance de cause. Pour leur part, les hérauts souverainistes voudraient qu’on leur signe un chèque en blanc et qu’on assume après coup ce qui adviendra. Veulent-ils qu’on les suive par la foi ? Or, tout bon chrétien sait que la foi repose sur des dogmes et non sur des suppositions. Pour ma part, depuis décembre 1997, j’ai perdu la foi souverainiste. J’ai vite compris qu’un Québec indépendant sera, en matière de liberté d’expression, de conscience et de valeurs, beaucoup plus restrictif que le Canada. Nous avons juste à voir comment le Parti québécois a géré la déconfessionnalisation du système scolaire, ça en dit long sur leur philosophie. Pour eux la fin justifiait les moyens, même si la vérité doit être réinterprétée selon les besoins. Si je me fie à la Charte de la laïcité et à la motion des souverainistes pour restreindre l’expression et la conscience de ses concitoyens, le Québec n’aspire pas à plus mais à moins de liberté. Or, un peuple qui veut s’émanciper et bâtir son propre pays aspire normalement à plus de liberté et non à moins. N’était-ce pas le cri...

Read More

ECR : La Cour suprême crée un précédent en faveur des riches

La victoire de l’École secondaire Loyola contre le Procureur général du Québec devant la Cour suprême avantage les parents riches. Le 19 mars dernier, la Cour suprême donnait raison à l’École secondaire Loyola d’enseigner le cours d’Éthique et Culture Religieuse (ECR) dans une perspective Catholique et dans le respect des autres confessions. Ce qui est déplorable dans ce jugement, c’est que la majorité des parents n’ont pas les moyens de se payer cette liberté. Effectivement, seules les familles pouvant s’offrir l’école privée jouiront de ce privilège confessionnel. Sans contredit, les écoles publiques devraient bénéficier de cette latitude accordée aux écoles privées par la Cour suprême. Jadis, on reprochait à l’Église Catholique son ingérence dans toutes les sphères de la vie du citoyen. Maintenant, c’est l’État qui joue ce rôle. L’État se veut donc omniprésent dans toutes les sphères de la société. De plus, en dictant sa vision des phénomènes religieux dans les écoles primaires et secondaires du Québec, l’État est devenu omniscient. Il présume être le dépositaire de ce qui est acceptable de croire. Il se permettait de jouer à Dieu parce qu’il se croyait omnipotent et immuable. Heureusement que cette prétendue déité a été remise à sa place par la Cour suprême ! Dans un monde idéal, le caractère confessionnel d’une école devrait avoir l’approbation des parents. Le 1ier juin 2005, Pauline Marois reconnaissait aux Amérindiens le droit d’avoir une école confessionnelle correspondant à leur croyance, un cours confessionnel de leur choix et de choisir l’enseignant qui allait dispenser ce cours. De manière à être juste pour tout le monde, laissons aux parents le droit de choisir le statut confessionnel de l’école et des cours confessionnels qui y seront enseignés. Il me semble que si c’est bon pour les Amérindiens du Québec c’est bon pour les Québécois du...

Read More

Le port du niqab : plus qu’un enjeu électoral

Le port du niqab devient un prétexte pour séduire l’électorat canadien divisé entre leur sécurité et leurs droits. Le Niqab est ce voile que certaines musulmanes portent pour se couvrir toute la tête, à l’exception des yeux. Justin Trudeau est de ceux qui croient qu’il peut être porté en tout temps. Pour celui-ci, la cérémonie d’assermentation pour obtenir la citoyenneté canadienne n’en fait pas exception. De son côté, Stephen Harper s’y oppose. Il croit que le port du niqab est le produit d’une culture « anti-femmes », ce qui, selon lui, s’avère inacceptable et contraire aux valeurs canadiennes. Chacun tire ses ficelles du jeu pour gagner la sympathie du plus grand nombre. Stephen Harper se montre comme étant le défenseur des valeurs traditionnellement canadiennes tandis que Justin Trudeau se veut l’homme de l’ouverture. D’une part, en étant ouvert à une pleine liberté d’expression de la foi, Justin Trudeau dévoile son incohérence. Effectivement, il refuse d’avoir dans son équipe des candidats ouvertement Pro-vie et se dit en même temps le défenseur des libertés individuelles, trouvez l’erreur ? D’autre part, Stephen Harper dénonce les valeurs anti-femmes reliées au port du niqab. La grande question reste à savoir où nos politiciens devraient-ils tracer la ligne ? En matière de voile, l’identité et la sécurité doivent être judicieusement considérées. Tant que la sécurité des gens n’est pas menacée, chacun a le droit de pratiquer publiquement sa religion et ce, dans le plus grand respect de sa liberté de conscience. Certes, il y a des limites à la liberté absolue. Quiconque revendique « la liberté » ne doit pas exclure ses responsabilités, sinon on parle d’anarchie. Qu’un individu porte une croix, un croissant ou un symbole maçonnique au cou dans l’exercice de son travail, cela relève son choix individuel. Par contre, qu’on ne reconnaisse...

Read More

Un autre leader souverainiste contre la liberté de conscience

Après François Legault de la Coalition Avenir Québec et de Stéphane Bédard du Parti Québécois, c’est au tour de Gilles Duceppe de s’attaquer publiquement à la liberté de conscience. En février, le souverainiste-caquiste François Legault affirmait que les organismes religieux qui s’opposent à sa vision des relations homosexuelles et de l’égalité homme-femme devraient perdre leur accréditation, leur certificat d’occupation et les exemptions fiscales auxquels ils auraient normalement droit. Pour sa part, le souverainiste-péquiste Stéphane Bédard a déposé à l’Assemblée nationale du Québec une motion visant à qualifier d’intégriste religieux ceux et celles qui n’adopteraient pas sa vision des relations homosexuelles et de l’égalité homme-femme. Maintenant, c’est au tour de Gilles Duceppe, souverainiste-bloquiste de s’attaquer à la liberté de conscience. Tout comme ses deux coreligionnaires souverainistes, l’ex-chef du Bloc Québécois n’y va pas avec le dos de la pelle à neige [1]. Effectivement, dès le début du mois de mars, Gilles Duceppe lance toute une bombe sur les pages du Journal de Montréal. Il dénonce le fait que Thomas Mulcair se joint à Justin Trudeau pour permettre aux musulmanes de demeurer couvertes lors de la cérémonie d’assermentation des nouveaux citoyens canadiens. Selon lui : « Il n’y a qu’une façon de régler cette situation absurde et c’est d’affirmer clairement qu’aucune règle religieuse ou culturelle ne devrait avoir préséance sur les règles de notre société »[2]. Par ces propos, l’ex-chef bloquiste vise une seule chose : réduire la liberté des gens. Je l’aurais appuyé s’il s’était limité au retrait du couvre-chef pour des raisons d’identité et de sécurité. Mais ici, ce qu’il veut, c’est de limiter les pratiques religieuses à la Charte de Bernard Drainville et à sa vision réductionniste du vivre-ensemble. Dans le cas qui nous concerne, ses propos vont beaucoup trop loin ! Il est prêt à assujettir des Québécoises en leur imposant un principe...

Read More
Page 4 of 7« First...23456...Last »