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Éric Lanthier, M. Éd.

Une radio alternative serait bienvenue à Montréal

Il serait temps que Montréal dispose d’une station de radio alternative. Grâce à une voie dissidente du soi-disant consensus québécois, la région de la capitale nationale a pu élire des représentants de l’opposition bleue marin. C’est ce qu’on appelle un acte d’influence démocratique; ce qui ne fut pas le cas pour Montréal.   Le rapport Payette, publié récemment, condamnait, en gros, l’existence d’émissions de radio qui ne faisaient pas la promotion de ce prétendu consensus québécois. Son rapport favorisait, ni plus, ni moins, le musellement des voies conservatrices. Or, en démocratie, il est important que toutes les voies soient exprimées car c’est du choc des idées que surgit la lumière. C’est ce qui garde la société alerte, avisée et concernée. À défaut, le bon peuple se laisse endormir et devient cynique. Ce cynisme s’exprime par un désintérêt de la chose publique; résultat : l’État s’ingère de plus en plus dans la vie des citoyens.    Pour garder active cette tension, entre le prétendu consensus québécois et les intérêts réels des citoyens, il s’avère important de mettre sur pied une radio alternative. Mais, à quoi ressemblerait cette radio ? Elle serait animée par des gens passionnés qui croient ce qu’ils disent et qui disent ce qu’ils croient. Ces animateurs n’auraient pas peur d’être confrontés par la population et par leurs invités. Ainsi, ces animateurs seraient unifiés par un discours commun : la réduction de l’ingérence de l’État, la responsabilisation du citoyen et le principe de subsidiarité. Ce principe vise à ce que la hiérarchie supérieure ne puisse pas prendre en charge ce qu’un niveau inférieur est en mesure d’accomplir efficacement. Ainsi, le pouvoir est plus près du citoyen et génère de meilleurs résultats.   Sans une station alternative, porteuse de ce discours, les auditeurs sont cantonnés à entendre une voix qui ne parle...

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La langue française : fierté nationale ou sujet comme les autres ?

Les résultats des épreuves en français à la fin du secondaire sont à la baisse, on se demande si notre langue nationale n’est pas devenue un sujet comme les autres, comme si la note de passage était suffisante pour plusieurs élèves.    Effectivement, le Journal de Montréal nous apprenait que les résultats aux examens de français ont passé d’une moyenne de 72,8 % en 2010 à 69,1 % en 2014. Ce qui est le plus effarant, c’est que sont principalement les élèves francophones qui ont moins bien réussi l’examen.    Par ailleurs, ce n’est pas étonnant puisque les Québécois sont en-dessous de la moyenne canadienne. Selon Alain Dubuc, tout près de 1 200 000 Québécois sont désavantagés par le manque de maîtrise de la lecture. Un autre 2,2 millions n’arrive pas à obtenir un niveau suffisant de lecture pour se développer pleinement. Or, la lecture est essentielle à l’apprentissage et la maîtrise de la langue. Elle nourrit le vocabulaire et consolide les structures grammaticales. Bref, elle améliore les capacités de rédaction.    Malgré les avancements technologiques et l’accès aux ouvrages en ligne, les jeunes Québécois sont moins en moins habiles à maîtriser la langue de Molière. Si les résultats ne sont pas liés aux ressources en milieu scolaire, qu’en est-il des méthodes et de la motivation. En ce qui concerne les méthodes, il est clair que les périodes de lecture, les dictées, les conjugaisons et les analyses grammaticales contribuent à l’amélioration du français. Pourtant, malgré les propositions émient par le Comité d’experts sur l’apprentissage de l’écriture, publié en 2008, les résultats en français ne se sont guère améliorés.    Pourquoi n’écrit-on pas aussi bien ? Parce qu’on n’en fait pas une priorité. Le français est une matière au même titre que les mathématiques et le reste du curriculum. Malgré que...

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La légalisation du cannabis ne règle pas le problème : il en crée d’autres

L’exemple du Colorado et le rapport de l’ONU nous montrent que la légalisation de la marijuana ne règle pas tous les problèmes; au contraire, elle en génère de nouveaux.   En légalisant le cannabis, Justin Trudeau croit régler le problème. Cependant, l’exemple du Colorado démontre tout le contraire. Effectivement, le site sudouest.fr nous révèle que de nombreux incidents liés à la consommation y sont répertoriés. On y remarque notamment que la légalisation a eu une incidence directe sur le nombre d’hospitalisations d’enfants; ce qui n’est pas négligeable. Par ailleurs, même le ministre des finances du Québec considère que le Colorado ne doit pas être cité en exemple. Selon ses informations, les banques n’acceptent même pas les dépôts des commerçants qui vendent de la marijuana. Cela en dit long sur le sérieux des transactions effectuées autour du commerce du cannabis.   Ce n’est pas seulement l’industrie du cannabis qui n’est pas prise au sérieux; la substance elle-même n’est plus crainte par la population. On le compare à tort, à l’alcool. Or, selon le National Institute on Drug Abuse, la consommation de la marijuana diminue le Quotient Intellectuel des adolescents. De plus, elle cause des dommages permanents à leur cerveau.   En 2014, l’Organisation des Nations Unis a publié récemment un rapport mondial sur la question des drogues. Cette étude démontre que beaucoup de gens perçoivent la marijuana comme étant la drogue illicite la moins dangereuse. Pourtant, depuis 10 ans, on retrouve en Amérique, en Océanie et en Europe, un nombre grandissant d’individus qui ont reçu des traitements pour des troubles liés à l’usage de cette substance. Par conséquent, cette même étude démontre que dès que le sentiment de risque associé à la marijuana diminue, la consommation de cette substance augmente. Malgré que le cannabis soit vue comme inoffensif, l’étude de...

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L’identité québécoise menacée par des intégristes, lesquels ?

Il est faux de prétendre que les musulmans sont une menace à l’identité québécoise; non, ce sont les intégristes laïcistes qui veulent nous détacher de notre patrimoine, de notre culture et de nos traditions qui le sont !    On tente de nous faire croire que les musulmans sont une menace pour les Québécois. Dans la vie d’une collectivité, il y a deux façons de protéger notre culture : valoriser notre patrimoine, notre folklore, nos symboles et notre langue ou réprimer tout ce qu’on n’aime pas. En 2015, une pression énorme s’exerce sur la population. Effectivement, on veut qu’elle voit les musulmans comme étant une menace à notre culture. Or, ce subterfuge n’est qu’un écran de fumée pour nous faire oublier que la plus grande menace à notre patrimoine provient de l’idéologie intransigeante des intégristes laïques.    Les intégristes laïques sont plus à craindre que ceux qui jeunent lors du Ramadan; c’est du moins ce qui nous a été révélée dans le contenu de la Charte des valeurs. Cette Charte était soit disant promue pour réduire l’influence des musulmans au Québec. Cependant, le vrai motif de cette Charte était de donner au gouvernement tous les leviers juridiques pour assujettir les groupes religieux à son idéologie[1].    De leur côté, les musulmans n’ont pas été une menace à notre patrimoine. Aucun groupe musulman n’a contesté l’obligation de respecter les congés de Noël, de Pâques et de l’Action de grâce dans les écoles privées. Aucun musulman ne milite en faveur de ce qu’on ne souhaite plus « Joyeux Noël » dans l’espace public. Aucun musulman ne s’est opposé à ce qu’on chante des cantiques traditionnels de Noël dans les écoles publiques. Je n’ai jamais entendu un groupe de musulmans exiger qu’on enlève une crèche sur le perron d’un édifice municipal. Pouvez-vous me citer le...

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Le niqab : voiler la liberté de conscience ou question de bon sens

Le port du Niqab polarise les politiciens du pays : d’un côté on clame la liberté de religion et de l’autre celui que le droit civil soit identifiable publiquement; il y a donc une polarisation entre la conscience des uns et le bon sens des autres. Du point de vue du maire Coderre, le port du Niqab n’est pas un symbole religieux, il est, à son avis, un symbole culturel. Pour sa part, le maire Labeaume va plus loin. Il voit ce vêtement comme un signe d’asservissement. D’un côté, je suis d’avis qu’un tel vêtement ne devrait pas être imposé à une femme; on ne le fait pas pour les hommes, ni même pour un animal, alors pourquoi l’imposer à une femme. D’un autre côté, je crois à la liberté de religion, de conscience et d’expression. Comment une société peut-elle respecter ces libertés si elle s’oppose majoritairement à ce type de vêtement ? telle est la question. Le dilemme se situe entre la conscience et le bon sens. Dans mon esprit la réponse est claire puisque les deux sont réconciliables mais, pour les politiciens, c’est une autre paire de manche; n’oublions pas, il y a des votes en jeu…    Le port du niqab devrait être toléré dans les lieux publics que dans la mesure où la sécurité des gens est assurée. Ne vous y trompez pas, je suis pour une liberté de religion maximale, tant pour les croyants de foi athéiste que pour les théistes.  Par contre, dans les lieux publics, pour des raisons de sécurité et d’identité, les autorités civiles devraient être en mesure d’exiger le dévoilement du visage de ceux qui se cachent sous un niqab.  Il serait désolant que des malfaiteurs utilisent le niqab comme déguisement pour exercer des actes de violence.  En société, la...

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