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Éric Lanthier, M. Éd.

Les protecteurs de la bienséance contemporaine nuisent à la liberté d’expression

Au Québec on réclame le droit de pouvoir rire de tout, mais dès qu’on aborde les sujets interdits, on est mis à l’index par la clique des protecteurs de la bienséance contemporaine; cette clique se donne le mandat d’autoriser ce qui est acceptable et de répudier ce qui ne l’est pas.   Au Québec, il est plus aisé de rire d’un handicapé, d’un croyant de foi théiste que de parler de sujets tabous.  En milieu scolaire, parler de masturbation à un enfant du primaire, ça passe assez bien pour les protecteurs de la bienséance contemporaine.  Par contre, discuter de la valeur de la virginité est devenu, pour eux, un sujet grossier.  Il y a de ces sujets que la clique des protecteurs de la bienséance contemporaine nous interdit de parler sur la place publique. Tout le monde en parle Tout le monde en parle (TLMEP) est une émission de propagande qui plaît énormément, entre autres, aux protecteurs de la bienséance contemporaine.  Ce qui est passablement intéressant c’est que cette émission est animée par deux humoristes.  Cela en dit long sur le sérieux qu’on doit accorder au contenu de TLMEP.  Or, le drame dans tout ça, c’est qu’un bon nombre de téléspectateurs qui visionnent assidûment cette émission prennent drôlement au sérieux ce qui se dit sur ce plateau.  Pour eux, il n’y a pas de nuances à apporter, c’est une forme de prêt-à-penser qui résume ce que tout le monde devrait croire.  À ceci j’aimerais néanmoins ajouter un bémol.  Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y ait rien de sensé qui se dit à cette émission et que tous les auditeurs de TLMEP font partie de cette clique de protecteurs de la bienséance contemporaine.  Loin de là!  Ce que je dis c’est que cette émission a pour but d’approuver ce qui intéresse cette clique d’auto-proclamés. Advenant qu’un invité ose déroger du code de déontologie de cette clique, on sentira très rapidement que son opinion n’a pas sa place.  Cela est...

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Interdire l’affichage destiné aux enfants sur les produits alimentaires partie 2: une bonne façon de rater la cible

   Au lieu d’attaquer de front l’obésité, la sénatrice Greene-Raine attaque l’autorité parentale, la créativité et la libre entreprise.   Le projet de loi S-228, appelé : Loi modifiant la Loi sur les aliments et drogues (interdiction de faire de la publicité d’aliments et de boissons s’adressant aux enfants), devrait être adopté au Sénat avant la pause du Noël.  S-228 n’a rien de stratégique et ne contribue pas à dynamiser sainement la société civile.  Au lieu d’attaquer de front un problème préoccupant, l’honorable Nancy Greene-Raine se met à dos les parents et l’entreprise privée.  Stratégiquement, il aurait été plus payant de s’en faire des alliés.   Or, la sénatrice conservatrice préfère leur mener la vie dure et bien paraître devant certains «lobbies» qui la poussent à agir de la sorte. Réduire l’obésité Étant tous d’emblée pour la vertu, il est tout à fait normal que l’on veuille réduire le nombre de gens aux prises avec un surplus de poids.  C’est définitivement un fléau sur lequel nous devons nous attarder puisque le nombre de gens qui souffrent d’obésité et d’embonpoint est passé, selon Statistiques Canada [1], entre 2010 et 2014, de 13 099 396 à 14 222 521.  Ce chiffre représente, à peu près, deux fois la population de nos dix plus grandes villes au Canada, ce n’est pas rien. Poids économique Non seulement l’accroissement du nombre de cas d’obésité et d’embonpoint s’accroît, mais les frais de santé associés à cette augmentation pèsent dans la balance.  Effectivement, selon la chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval [2] le fardeau financier associé à ce phénomène était estimé à 4,3 milliards de dollars en 2001.  Selon les mêmes sources, l’inactivité physique coûte aux contribuables 5,3 milliards de dollars.  En 2006, l’Institut national de la santé publique du Québec (Inspq) [3] estimait qu’au Canada ce coût s’est élevé à 6 milliards de dollars.  Et...

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L’école québécoise doit demeurer diversifiée et compétitive

Par Éric Lanthier, ex-membre du Comité Protestant du conseil supérieur de l’éducation Le rapport du Conseil supérieur de l’éducation intitulé : Remettre le cap sur l’équité dénigre la diversité scolaire actuelle.  En voulant freiner la diversité des profils, l’école verra un nivellement s’accentuer vers le bas. Pour rendre les élèves plus instruits, plus cultivés et plus curieux, on doit leur donner le goût d’apprendre.  Or, en intégrant tout le monde dans une même classe, on démotive l’ensemble des élèves et on finit par décourager l’enseignant.  Ce n’est pas en intégrant tous les élèves d’un même quartier dans une même classe qu’on va rendre l’école plus stimulante.  Loin de là!  C’est en décloisonnant les structures et en donnant à chaque école une vocation particulière que les besoins réels de la clientèle scolaire québécoise seront répondus. La source du problème Le problème de l’école publique n’est pas la compétition que lui apporte l’école privée et le fait qu’elle écrème les meilleurs éléments.  Non, c’est le fait qu’on n’ait pas mis sur pied des écoles adaptées aux élèves en difficulté d’apprentissage.  Au contraire, on veut les intégrer dans les classes régulières.  Résultat: les élèves doués ne sont pas stimulés, les élèves réguliers ne voient pas la nécessité de faire des efforts et les élèves en difficulté tirent tout le jus des enseignants. Le panorama global En vérité, le Ministère de l’Éducation et le Conseil supérieur ont perdu de vue le panorama global, ce qu’on appelle communément en latin du Québec: «le big picture».  Si le gouvernement se lançait dans la formation de programmes et d’enseignants spécialisés dans une vision spécifique pour les élèves en difficulté, on verrait de meilleurs résultats.  Ce n’est pas que les ressources sont inexistantes.  Non, ce qu’il manque c’est une vision reliée à une philosophie décentralisée de l’éducation. Une intégration judicieuse En voulant intégrer les élèves en difficulté dans les classes régulières et en forçant les écoles...

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Radicalisation, violence, terrorisme ou islam : à quelle racine s’attaquer

Dans leur lutte à la radicalisation, le PQ et la CAQ ciblent à mots couverts l’islam. Or, est-ce vraiment la bonne cible à atteindre? La réponse est non; les autorités gouvernementales doivent s’attarder au terrorisme sous toutes ses formes et non à la pratique de l’islam. Sans contredit, les diverses fusillades et les nombreux attentats à travers le monde nous bouleversent. Ce sont des crimes gratuits, insoupçonnés qui sont commis contre des victimes sans défense. Le problème, c’est qu’on accuse l’islam d’être la racine de tous ces maux. Or, les faits nous démontrent que ce n’est pas tout à fait exact. Certes, des attentats sont indéniablement revendiqués par des terroristes identifiés à l’islam, personne ne peut le nier. Cependant, nous ne pouvons pas restreindre la liberté religieuse de l’ensemble de la population sous prétexte que des terroristes sont issus de l’islam.   Prenons par exemple la tuerie qui eut lieu en Norvège en 2011, était-elle un attentat d’origine islamique? Non, bien au contraire, Anders Behring Breivik, un homme de 32 ans, non islamique a cruellement ouvert le feu sur des jeunes inscrits à un camp d’été sur l’île d’Utøya. Aussi horrible que c’était, il ne s’agissait pas d’un attentat terroriste revendiqué par l’islam. Plus près de nous, prenons l’exemple de l’attentat qui eut lieu en Floride la semaine dernière. Le journal Le Devoir nous apprenait que la piste terroriste était écartée[1].   Que dire de la tuerie au Japon, encore une fois, il ne s’agissait pas d’un islamiste radical mais bel et bien d’une personne hors de sens qui a tué des handicapés. Qu’est-ce qui le motivait, la religion? Non, la haine des handicapés. Statistiquement, à travers le monde, on parle de moins de 50 attentats[2] revendiqués par des islamiques extrémistes en 2015. Sans contredit, c’est énorme. Par contre, au...

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La fermeture du BLRC : un signal d’incohérence

En fermant le Bureau de la liberté de religion du Canada (BLRC), le gouvernement Trudeau ferait preuve d’incohérence : d’un côté, il défend le port du niqab à l’intérieur de ses frontières et d’un autre côté, il ne reconnaît pas la liberté de religion à l’extérieur de ses frontières. Le Canada ne peut se permettre cette inconsistance sur la scène internationale.   Selon l’organisme Portes ouvertes, la persécution à l’égard des chrétiens dans le monde a augmenté de 11%, en 2014.  Pour sa part, le journal Le Figaro, évalue qu’entre 150 000 à 200 000 chrétiens ont été persécutés, dans le monde, en 2014. Le Bureau de la liberté de religion du Canada peut faire la différence dans ces pays. En agissant comme un ambassadeur du Canada, il défendait les droits de tous ceux qui désiraient vivre librement dans la foi de leur choix.   La foi est un élément fondamental de tout individu : homme ou femme, de toute ethnie, de toute nationalité et de toute contrée. Qu’il soit de foi théiste ou de foi athéiste, chaque être humain a le droit au respect et à la dignité. Tous et chacun devraient être en mesure d’exprimer librement ses idées, ses opinions, ses valeurs et ses croyances.   Chaque individu, qu’il soit un citoyen ou un nouvel arrivant, devrait être en mesure de se rassembler pacifiquement pour exprimer en public ses convictions, sa foi et ses croyances.   Ceci étant dit, le BLRC est un outil indispensable pour défendre les Canadiens au travers le monde qui militent pour leur foi en sol étranger et pour la liberté de religion. Sans ce bureau, ce sont des centaines de milliers de personnes qui ne disposeront pas d’une aide ciblée.   Stéphane Dion fait donc fausse route en voulant intégrer le BLRC à un bureau des droits de l’homme. Fermer...

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