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Claude Roy

Claude Roy est un homme politique québécois. En 2007, il devient le député de la circonscription de Montmagny-L'Islet sous la bannière de l'Action démocratique du Québec. Il devient porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et de parcs nationaux le 19 avril 2007, membre du Bureau de l'Assemblée nationale le 15 mai 2007 et membre de la Commission des affaires sociales le 23 mai 2007.

Le mensonge permissif

Nous vivons des moments difficiles avec le dévoilement de scandales, de dénonciations et de complots qui n’ont qu’un dénominateur commun, le mensonge. Nos journées commencent avec un mensonge. Comment s’est passée votre nuit? Bien de répondre l’autre, mais est-ce la vérité? En arrivant au bureau, les collègues demanderont si vous allez bien. Encore une fois, vous mentirez sur vos états d’âmes de peur de déranger ou de susciter un questionnement. Votre patron vous demandera des comptes sur votre travail. Vous lui mentirez, car tout le travail n’est pas terminé faute d’intérêt pour le dossier ou par manque de compétence. Vous vous mentez à vous même sur votre savoir faire, sur vos relations sociales, sur votre comportement. Les gouvernements nous mentent tout le temps afin de nous garder dans l’ignorance crasse et dans le but défini de garder le pouvoir. Un pouvoir de vie et de mort sur notre vie tout entière, un pouvoir de décision bâtie sur des mensonges et des promesses. Nous mentons à l’impôt de peur de voir nos revenus s’affaiblir. Nous mentons au médecin de peur de voir sa réaction. Nous mentons sur nos sorties, nos rencontres ou nos désirs de peur d’être jugé. Le mensonge est devenu l’ennemi public numéro un. Il faut mentir pour faire sa place, mentir pour se bâtir une carrière, mentir pour avoir ce que l’on souhaite. La franchise n’a plus sa place dans la vie de tous les jours. Dire à quelqu’un qu’il dégage de mauvaises odeurs est impoli, mais l’endurer est plus socialement acceptable. Nous mentons sur le parfum trop utilisé et désagréable d’une collègue. Nous mentons sur tout afin de conserver le peu de confiance qu’il nous reste. Il ne faut pas s’étonner de voir des journaux à potins nous rapporter la vie trépidante de certaines vedettes pour...

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Le danger de l’indifférence

Les résultats de la dernière campagne électorale sont sans équivoque, la population en a marre de la politique. Les politiciens ont couru après ce je-m’en-foutisme collectif. Ils jouent avec nos humeurs, notre morale, nos valeurs et leur manque de respect. Les politiciens sont des menteurs compulsifs qui s’accrochent au pouvoir et à l’ivresse de ces moments de gloire. Une fois élu, leurs seuls soucis sont de montrer leurs dents sur des photos de cadeaux empoisonnés promis durant leur campagne respective. Ce jeu de coulisses, ce mépris de la population, leur inertie à entreprendre des changements sont la cause de notre désintéressement collectif. Le maire de Québec a beau faire la gorge chaude, il n’a obtenu que 55% d’un vote anémique de moins de 50% de l’ensemble de l’électorat. Pour la mairie de Montréal ou l’égo du maire sortant en a pris pour son rhume, même constat désolant de la participation des citoyens. Pourquoi sortir voter? Pourquoi perdre notre temps, cela ne changera rien se disent les citoyens désabusés par ces narcissiques personnages. Donc, nous pouvons enlever le droit de vote à ceux et celles qui ont dit non à la démocratie. Dorénavant, nous pouvons choisir des grands électeurs (électrices) pour nous diriger. J’entends les hurlements de la population qui crie à la perte de ses droits démocratique de prise de décision. Mais quand nous pensons à lui enlever ses droits, elle crie à l’injustice et au mépris de la population. La démocratie donne le pouvoir aux gens de choisir leurs dirigeants, mais, ici, nous parlons d’une démocratie déficiente malmenée par l’ignorance et le mépris de l’institution démocratique qu’est le droit de vote. Nous crions notre volonté de liberté de choix, nous descendons dans la rue quand nous nous sentons menacé de perdre certains droits, mais pour le droit de...

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Mauvais temps, mauvais rêve

Je regarde par la fenêtre et les nuages passent à une vitesse folle, les arbres se vident des feuilles encore restantes et la grisaille d’automne s’installe plus que jamais. Petit préambule à la tempête politique si se transformera en tornade ou en bourrasque. Je suis assis dans mon salon en tentant de comprendre tout le discours politico policier qui se déroule devant mes yeux et je dois dire que je demande plus de précisions avant de me faire une idée. J’ai bien connu Guy Ouellette pour avoir siégé avec lui sur différents dossiers. Je connais l’homme, mais je ne connais pas l’enjeu. Le discours déroutant que nous propose la classe politique actuellement nous laisse perplexe sur nos intentions de vouloir participer à ce cirque sans animaux. Dénonciations, allégations, malversations, des mots de plus en plus populaires dans le milieu politique ou le contrôle du pouvoir se veut très hermétique. Nous, les pauvres citoyens, devons faire confiance à ceux et celles qui nous dirigent. Nous avons placé notre confiance sur des personnes qui ont des agendas cachés et des rêves d’avenir confortable. Nous sommes tout autant muselé par notre difficulté à comprendre un langage confus truffé de mots parfois incompréhensibles. Je ne suis pas un ignare, j’écoute, j’apprends, mais j’ai tout de même de la difficulté à comprendre le raisonnement derrière ces évènements. En tant qu’électeurs, nous nous attendons à voir des élus prenant la défense des plus pauvres. Nous espérons que les décisions prisent par les élus soient rationnelles et réfléchis. Nous avons suffisamment de problèmes personnels et nous ne souhaitons pas nous retrouver au milieu d’une confrontation de pouvoir. Pourtant, c’est le psychodrame que nous vivons présentement. Les piliers du temple ont été ébranlés la semaine dernière par les révélations des affaires Rozon, Salvail et cie. Cette fois-ci,...

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Au diable les priorités

Cette semaine avait lieu l’élection d’un nouveau membre du parlement d’Ottawa dans le comté de Lac-St-Jean, autrefois Roberval. Nous connaissons aujourd’hui l’issue du vote avec la victoire libérale du candidat local. Ne pourrions-nous pas exiger que les chefs se tiennent à l’écart des scrutins? Ils faussent les résultats et influencent le vote. Je sais, vous me direz qu’ils veulent un nouveau député afin d’appuyer leur force au parlement, mais que reste-il de la valeur des candidats en campagne? Notre premier ministre, qui est en plein cœur d’un débat sur l’ALÉNA, les problématiques de Bombardier et Boeing et sur le chaud dossier de la gestion de l’offre, s’est permis une escapade aux pays des bleuets. Il faut choisir ses combats, mais pourquoi expliquer ses priorités quand tu es premier ministre. Monsieur Selfie s’est mêlé aux adorateurs de licorne pour rencontrer en personne le phénomène. Les autres chefs ont bien tenté de faire la même chose, mais un homme avec un turban et un chef qui baragouine son français ne feront jamais le poids face à la rock star qu’est Justin Trudeau, surtout pas dans un comté aussi ciblé. Nous assistons également au débat sur la loi 62 et le visage découvert. Nous ne faisons jamais de loi sur la dignité à offrir aux aînés, sur les programmes aux victimes d’actes de violence, ou sur le manque de ressources pour des enfants en attente. Notre débat depuis dix ans porte sur la charte des valeurs, la laïcité, le décrochage du crucifix à l’Assemblée nationale mais rien sur la population qui souffre. Si nous étions des redresseurs financiers et que nous nous occupions du peuple, il y aurait une colonne : sacrifices à faire. Dans le cas des personnes en campagne électorale dans une ville multiehnique comme Montréal, il est populiste de démolir...

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Prendre un homme et en faire un Dieu

Bien sûr, l’expression s’applique aux femmes, mais je vais contenter de vous dire que dans ce texte, je constate ce fait dans les deux sexes. Si à l’époque mythologique, les Dieux avaient créés les hommes pour qu’ils les vénèrent, certains individus croient qu’encore aujourd’hui c’est le cas. La politique a eu et a toujours son lot de Dieux mythologiques, narcissiques et surhumains. Parmi ces nouveaux Dieu, il y a Trudeau Fils qui a atteint le nirvana et les plus hauts sommets de la popularité, mais dont l’étoile tend à perdre de sa brillance. Les hommes bien que crédules à l’extrême commencent à voir l’ombre qui voile la couronne qui couvre leur tête. Même dans le jardin d’Éden, les pommes commencent à pourrir et l’herbe à jaunir. La vérité et la désillusion commencent à faire leur œuvre et la licorne multiculturaliste rentrera dans les écuries d’Augias. Le Québec n’est pas en reste des Dieux qui ont marqué le dernier siècle. Je ne citerai que les noms des plus narcissiques parmi ces derniers. Le plus célèbre et non le moindre est celui de Charest qui derrière sa chevelure boucle et ses sourires complices a su manipuler l’opinion publique à son avantage. Il a menti, comploté, manigancé des scénarios, et finalement a soutenu le mensonge permanent d’une vie nouvelle que la population attend toujours. Il a laissé derrière lui l’héritage d’un sauveur formé sur son image. La fontaine de jouvence nous a fait miroiter un sauveur moderne et courtois. Un médecin qui fouille les cerveaux en recherche de maladie ou de trauma qui saura percer le mystère dans la tête des Québécois. Le bon docteur Couillard avait la solution à tous nos malheurs. Un discours posé, l’allure fière et la rhétorique facile, il a endormi sa population en se servant des somnifères...

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