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Claude Roy

Claude Roy est un homme politique québécois. En 2007, il devient le député de la circonscription de Montmagny-L'Islet sous la bannière de l'Action démocratique du Québec. Il devient porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et de parcs nationaux le 19 avril 2007, membre du Bureau de l'Assemblée nationale le 15 mai 2007 et membre de la Commission des affaires sociales le 23 mai 2007.

Le choc des générations

Suis-je trop vieux pour comprendre, trop fermé sur moi-même pour écouter ou trop borné pour ne pas voir l’inévitable. À entendre la jeune génération, nous sommes les responsables de leur situation actuelle. Les baby-boomers ont vécu au crochet du gouvernement et leurs plans de retraite sont faussement évalués. Même si nous sommes nés dans les mêmes années, nous ne sommes pas tous pareils et il est aussi faux de généraliser d’un côté comme de l’autre. Les salaires étaient beaucoup plus bas qu’aujourd’hui et les grandes batailles syndicales ont profité à ceux et celles qui étaient syndiqués. Nous ne parlions pas de travail famille, nous n’étions pas dans une société de loisirs et nous travaillions de longues heures, car il n’y avait pas de réglementations ou de lois à cet effet. Pour plusieurs, la retraite a sonné à 55 ans, mais une bonne partie de cette population travaille encore pour joindre les deux bouts. Les Baby-Boomers ne sont pas tous gâtés et les jeunes ne sont pas tous idiots. Si quelqu’un est impatient, c’est toujours les Baby-boomers, jamais un jeune à casquette qui te pousse au derrière avec sa Honda Civic. Si nous sommes lents au comptoir bancaire, c’est que plusieurs n’ont pas compris la technologie et cela déprime les jeunes qui bougonnent contre notre lenteur. Nous n’avons jamais eu de transport scolaire’’, du moins pour ceux qui habitaient en ville’’, même les enfants marchaient à l’école. Nous n’étions pas super aseptisés, donc nous n’avons pas connu les épisodes d’allergies que subissent nos jeunes. Nous n’avions aucune restriction de boîte à lunch, aucune contrainte aux jeux. Nous cassions nos lunettes, nous avions des bleus et des ecchymoses, car nous jouions dehors et rarement nos parents nous grondaient pour ces actions. La punition était de ne pas pouvoir aller jouer dehors...

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Affronter le Canada

Nous avons tous été surpris par la proposition de Philippe Couillard de vouloir faire ouvrir la constitution afin que le Québec soit reconnu comme société distincte. Sans préavis, sans consultation avec les autres provinces, sans un seul allié de son côté, notre bon premier ministre espère un miracle. Quelle province s’occupe de nous? Qui se soucie de ce que nous pensons ou espérons en tant que peuple? Ce n’est pas de la désinvolture de la part des autres provinces, c’est de l’éceurantite absolue. Nous semblons toujours détester les anglais, nous leurs reprochons le constat de Meech et les frasques de Trudeau père. Nous avons du mal à accepter nos voisins qui réussissent mieux que nous et nous regardons notre nombril en se frottant la bedaine de la péréquation canadienne. Si nous étions plus ouvert au bilinguisme, si nous insistions pour que notre population devienne plus bilingue afin d’affronter les marchés anglophones, nous comprendrions peut-être enfin la nécessité de la fédération canadienne. Nous avons le Bloc Québécois, cette farce monumentale et malhonnête qui était supposément le chien de garde du Québec. Le chef Duceppe a craché maintes fois sur le reste du Canada, mais a accepté volontiers le chèque de pension que lui verse l’ensemble des Canadiens. Même s’ils ne sourient pas souvent, les anglophones ne sont pas stupides. Ils voient clair dans notre jeu de grands frustrés toujours à la recherche de plus d’argent des autres, car nous sommes incapables de bien gérer nos finances. Le Canada nous avait fait un cadeau de taxe et la soif du gouvernement du Québec l’a récupéré afin d’étouffer encore plus sa population qui peine à boucler son budget. Le projet de séparation bat de l’aile, il ne trouve plus d’écho donc, détournons le débat de corruption et d’intrigues vers un dossier aussi...

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Les idées qui tuent – Claude Roy

Avoir une opinion, ouvrir son esprit et exprimer sa pensée peut avoir des conséquences. Nous ne sommes plus au temps des débats d’idées, nous sommes dans l’ère des abrutis. Nous avons abandonné nos traditions, car nous les jugions dépassées, mais ceux qui sont comme moi encore traditionalistes se retrouvent étiquetés comme des personnes refusant l’évolution. Moi si j’aime encore la dinde à Noël, cela ne veut pas dire que je n’ai pas évolué face à ceux et celles qui désormais mangent des sushis et des tartares. Le snobisme intellectuel des uns n’est pas l’apanage de toute une population, mais leur arrogance ridiculise la vie d’autrefois. Il y a un conflit générationnel et religieux et désormais, les exceptions deviennent la règle au détriment de l’ensemble de la population. Nous avons dû accepter l’homosexualité, l’avortement, l’éducation mixte, le corps professoral féminin. L’abandon des valeurs religieuses pour faire plaisir à une minorité. Nous parlons aujourd’hui d’athéisme et ceux qui croient encore doivent se cacher de peur de faire rire d’eux. La peau est de plus en plus tatouée, mais les cerveaux également. Les personnes n’aiment plus leur corps, ils changent de sexe afin de vivre en paix avec eux même et nous ouvrons un autre débat sur l’acceptation et le partage des toilettes. Toutes les religions avaient une place au sein de notre communauté autrefois, mais désormais, c’est le débat islamique qui retient l’attention. Nous ne pouvons plus parler, nous n’avons plus le droit d’émettre de commentaires sans passer pour un raciste. Nous sommes dans un malheureux carcan multiculturaliste qui brime nos droits, nos valeurs, nos traditions, notre démocratie, et notre morale. Nous baissons les yeux en courbant le dos en acceptant la flagellation. La gauche veut le pouvoir afin d’assouvir sa soif de communisme, sa rage contre les riches et son...

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Réunir la droite, pas évident!

Comme il y a des partis qui existent depuis quelques années, les instigateurs aimeraient bien voir toutes les personnes se réunir sous une même bannière, sous une même idéologie, sous un même goût de changement. Au dire de la population, la création de différentes cellules de droite ne pourra qu’aider les partis en place à reprendre le pouvoir, ce qui est totalement faux. Si la population arrête de voter supposément stratégique pour avoir le pouvoir dans leur comté, nous n’arriverons effectivement jamais à éradiquer la mauvaise herbe qui pousse au jardin. Les idées et idéologies de la droite sont nombreuses, elles sont également sensées et souvent rassembleuses, mais des divergences profondes limitent les regroupements. Je ne crois pas que ce soit par jalousie ou par le désir d’assouvir un égo trop fort.  Je crois que c’est simplement sur le fond des idées. Certains sont plus radicaux sur certains points et indescriptible auprès de la population et d’autres idées sont trop lourdes pour être présentées comme idée rassembleuse. La gauche regarde la droite comme un chat se courbe le dos face à un chien, alors que nous savons tous que dans une maison, l’harmonie règne souvent entre les deux sous un même toit. Je ne crois pas qu’il y ait uniquement des mauvaises choses dans les deux camps. La gauche est très socialiste, multiculturaliste, très étatique et revendicatrice d’une classe de la population. La droite est plus rationnelle, moins de gouvernance maternelle et plus ouverte à l’initiative personnelle. Nous arrivons vers le mur du non-retour ou la gauche comprendra que les licornes ne sont plus de ce monde et que les arbres à argent ne poussent plus depuis longtemps. Elle comprendra enfin que la protection des citoyens, qui ont été le fondement de notre société actuelle, passe par le respect...

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Une démocratie bien élastique

Il faut désormais se demander ce qu’est une démocratie car nos élus nous prouvent que nous n’en avons plus. Je ne voudrais pas que l’on nous consulte pour tout ou rien, mais dans plusieurs situations, je voudrais qu’un comité puisse donner son avis sur ce qui est pertinent et ce qui ne l’est pas. Un comité constitué de personnes venant de différents milieux qui veilleraient au respect de la démocratie. Même si nous donnons au gouvernement la charge de prendre des décisions par processus électoral, nous vivons aujourd’hui des situations plutôt loufoques et irréfléchies. Une démocratie c’est de poser des gestes qui plaisent ou rassemblent le plus de citoyens sous une même idée. Une démocratie c’est d’écouter les craintes des personnes consultées, c’est de prendre acte de ce qui déplaît et rectifier le tir lors d’une prise de décision conflictuelle. Une démocratie c’est la représentation majoritaire d’une population votante dans un but de faire respecter la prise de décision de la majorité. Nous n’avons aucunement voté pour que nos ainés soient mal alimentés, et laissés sans soins, nous n’avons jamais voté pour nous faire escroquer par des compagnies de constructions qui ont abusé du système. Nous n’avons jamais autorisé Hydro Québec à nous voler par l’entremise d’une régie à la solde du gouvernement. Nous n’avons jamais voté pour que des dirigeants d’entreprises se servent de notre argent pour se payer des salaires faramineux. Nous n’avons jamais voté pour que le Québec paie pour un service d’autobus au lieu de l’amélioration des routes. Elle est où la démocratie ? Elles sont où les lois pour protéger le citoyen des irrégularités parlementaires. On nous demande un vote aux quatre ans afin de donner le pouvoir à des personnes qui devraient défendre nos intérêts, pas pour nous voler le peu qu’il nous...

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