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Andrea Bacon-Therrien

Ancienne réserviste fantassin, préposée aux bénéficiaires, étudiante au BAC en Sciences Politiques à l'UQAM, activiste environnementale, bénévole à Greenpeace, marraine à Plan International

Le Royaume-Uni post-COP23 – Partie 3 : L’énergie nucléaire comme solution facile

Suite à mes deux derniers articles, nous pouvons continuer notre réflexion encore plus loin, et ce, en étant légèrement moins pessimiste. En effet, un certain optimisme se dégage de la décision relative au charbon suite à la COP23, en particulier car « Le réchauffement climatique peut ainsi être interprété comme le résultat d’un système économique entièrement bâti sur la combustion de charbon, de pétrole et de gaz, dont il ne suffit pas de minimiser l’impact environnemental après coup dès lors que ses fondements mêmes ne sont pas soutenables [1]» Ainsi, le fait que plusieurs pays s’entendent pour éradiquer le charbon comme source d’énergie traditionnelle est un pas dans une direction importante, prouvant un certain changement économique fixé sur l’exploitation des ressources non renouvelables vers un système peut-être moins avantageux économiquement mais potentiellement plus avantageux à long terme, en autre au niveau de l’autonomie énergétique. C’est en partie pourquoi l’OCDE, dans son rapport de 2017, presse le Royaume-Uni de développer un plan fiscal solide pour contrecarrer l’impact économique du brexit en déterminant d’avance, c’est-à-dire avant 2019, un plan de productivity-enhancing fiscal initiatives on investment et aussi en se focussant notamment sur un support de la demande à court terme. Maintenant, évaluons en quoi cette décision peut être réellement bénéfique ou non pour le Royaume-Uni. Premièrement, il est a mentionné qu’en 2010, « Les réserves charbonnières étant très abondantes sur la terre (environ 150 ans de consommation au rythme actuel) et relativement bon marché, la part du charbon dans la production d’électricité est en forte progression dans le monde, en Asie bien sûr mais aussi aux États-Unis et en Europe[2] » D’or et déjà, nous pouvons dire que la décision de retirer le charbon traditionnel comme source d’énergie n’est pas nécessairement lié à la disponibilité du charbon mais revient bien plus à une décision écoresponsable....

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Le Royaume-Uni post-COP23 – Partie 2 : Est-ce vraiment viable?

Quelle est la situation du charbon au Royaume-Uni, exactement? Est-ce que la décision de l’arrêt du charbon traditionnel à la COP23 représente vraiment un changement important pour le Royaume-Uni? Et comme mentionné dans mon article précédent, est-ce qu’il s’agit d’une décision réaliste ou bien s’agit-il d’une autre promesse qui risque de s’envoler avec le temps par faute de réalisme? Pour cela, il faut comprendre que le Royaume-Uni dépend encore du charbon traditionnel pour produire une partie de son électricité, mais la tendance vers la fin de cette dépendance au charbon semble s’être entamée depuis plusieurs années déjà. Pour nous donner une idée, regardons cela d’un peu plus prêt. Premièrement, le charbon était encore utilisé pour 20% de l’électricité en 2013, comparativement à 31% en 1990. D’un autre côté, les énergies renouvelables ont connu une croissance d’uniquement 4% entre 1990 et 2013, étant passé de 1% à 5% seulement. Si nous regardons la quantité de charbon transformé, en milliers de tonnes, nous pouvons voir une forte diminution depuis les années 1990. En effet, la transformation de charbon pour générer de l’électricité était à l’ordre de 48 588 milliers de tonnes en 1998; ce chiffre était de 47 741 en 2002; de l’ordre de 39 681 en 2009; de 38 234 en 2014[1]. Ainsi, le fait qu’une diminution relativement minime dans les années 90 aurait impacté de 20% les émissions du pays prouvent que la pente qu’a choisi le Royaume-Uni de continuer de diminuer son utilisation de charbon semble donner de bons résultats. En 2015, ce chiffre est passé à 29 330, et à 12 058 en 2016.[2] Donc, il y a réellement une diminution importante de la transformation du charbon comme source traditionnelle d’énergie, bien qu’il ne s’agisse pas d’un arrêt total de la production comme prévu préalablement en 2015. Dans le rapport de 2015, l’OCDE...

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Le Royaume-Uni post-COP23 – Partie 1: Arrêter le charbon pour un meilleur avenir

Le 11 octobre dernier à Londres, Claire Perry et Michael Gove rencontraient Catherine Mckenna pour une rencontre entre le Canada et le Royaume-Uni concernant les politiques environnementales des deux pays. Durant cette réunion dédiée aux moyens possibles pour le Royaume-Uni et le Canada d’agir au niveau international pour la lutte contre les changements climatiques, ils ont abordé le choix du Royaume-Uni d’éliminer progressivement l’utilisation de charbon à des fins de production d’électricité d’ici 2025. Dans le résumé de la rencontre, il n’est pas précisé si cela compte aussi les mines et l’exportation de charbon, ce qui peut être perçu comme une faille dans le plan du Royaume-Uni, surtout considérant le fait que le Royaume-Uni avait déjà l’intention en 2015 d’éliminer son utilisation de charbon. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle politique environnementale du Royaume-Uni, mais plutôt une ratification d’un de ses anciens objectifs qui peut être une preuve de son engagement post-brexit au niveau environnemental. De plus, le fait que cette réunion a pris place avant la COP 23, qui s’est terminée en mi-novembre, prouve une certaine collaboration internationale entre les deux pays dans le but de trouver des moyens d’application pour l’Accord de Paris. Certes, la conférence de Brunn a la critique de n’avoir avancé que de très peu l’application de l’Accord de Paris[1], mais nous pouvons avancer le fait que la collaboration entre le Canada et le Royaume-Uni relève d’une tentative de leadership, peut-être, pour redorer l’image qu’avait le Royaume-Uni comme leader environnemental lorsqu’il faisait partie intégrante de l’UE (le retrait officiel n’étant appliqué qu’en 2019). Un des points forts qui ressort de cette conférence est l’alliance entre plusieurs pays contre l’utilisation traditionnelle du charbon, décision qui peut être mis en lien avec la réunion du 11 octobre entre le Royaume-Uni et le Canada : « Plus de...

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Le discours du président Trump à l’ONU : Le Venezuela et Cuba

La dernière partie du discours de Donald Trump vise davantage les conditions inhumaines dans certains pays. Il condamne ainsi l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, et souhaite une résolution aux problèmes présents en Syrie. Concernant le sujet des réfugiés, il remercie certains collaborateurs d’avoir permis d’aider les réfugiés syriens à trouver domicile, en espérant qu’ils pourront revenir dans leur pays d’origine pour pouvoir le reconstruire en insistant sur le fait qu’ils peuvent aider plus de réfugiés dans leur pays d’origine. 1 pour 10, voilà ce qu’il dit; pour 1 réfugié qu’ils accueillent aux États-Unis, ils pourraient aider 10 réfugiés dans leur pays d’origine, à condition que la situation se soit améliorée. C’est pour cette raison également qu’il explique qu’un meilleur contrôle des migrations permettrait d’aider les pays dans le besoin en pointant le fait que les Nations Unis travaillent sur les « raisons du pourquoi », c’est-à-dire qu’ils tentent de résoudre les problèmes à la base afin d’éviter que les citoyens se sentent dans la nécessité de quitter leur pays. Une de ses recommandations? Réformer les Nations Unies afin que l’organisation puisse mieux intervenir au niveau de la pauvreté, de la sécurité et de la prospérité. Il critique le fait que l’organisation se base principalement sur la bureaucratie, au lieu de se baser sur les résultats. C’est un commentaire qui a fait le tour des articles, encore une fois sous un sens péjoratif. Mais à mon sens, il a bien raison. Combien de fois l’ONU s’est vue impuissante face à des atrocités humanitaires? Par exemple, il explique que c’est un embarras, aux Nations Unies, que dans le Conseil des Droits civils puisse siéger des gouvernements ayant des résultats médiocres au niveau des droits civils. Il aborde alors indirectement la question du Venezuela, mais il y revient un peu plus tard lorsqu’il pointe...

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Trump à la 72e session de l’Assemblée générale de L’ONU : la Corée du Nord et l’Iran

La polémique entourant les intentions du président Trump concernant la Corée du Nord est parfois ambiguë, autant par ses propos contradictoires à différentes occasions ou bien en raison de la manière dont les médias abordent le sujet. Suivant mon premier article en lien avec le discours de Donald Trump à la 72e session de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre dernier, nous allons poursuivre l’analyse en tentant de démystifier la position de Trump au sujet de la Corée du Nord, mais également de l’Iran. La représentation médiatique de cette position est la suivante : Trump menace ouvertement de « détruire complètement » la Corée du Nord. Or, ses propos sont beaucoup plus nuancés, et les menaces dont les médias font mention à plusieurs reprises ne sont, dans le discours, qu’une description réaliste des faits qui se sont produits. Pour prouver cela, regardons de plus près la suite du discours. Suite à son introduction, qui ne vise aucune nation en particulier, il enchaîne rapidement sur la Corée du Nord, sujet sensible à l’heure actuelle en lien avec les essais nucléaires. Voici comment Trump expose la situation : En raison de la manière dont la Corée du Nord traite ses citoyens ainsi que son entêtement à poursuivre son programme nucléaire, elle brise plusieurs lois internationales qui ont été établies afin de préserver la paix. S’il se voit contraint d’utiliser les armes pour se défendre ou défendre ses alliés il devra se réduire à détruire complètement la Corée du Nord. Là se trouve les mots qui ont créé un énorme tumulte médiatique. Mais que veut-il dire exactement? Dans le choix de ses mots, nous pouvons clairement distinguer que la Corée du Nord enfreint des lois internationales, et que pour cette raison Trump est prêt à « détruire » la Corée du Nord, mais ce ne serait pas sa...

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